Jenson Button, L'incompris

1 victoire pour 113GP disputés, quelques pôles positions, beaucoup de podiums, voici le palmarès de Jenson Button

1 victoire pour 113GP disputés, quelques pôles positions, beaucoup de podiums, voici le palmarès de Jenson Button. Malgré sa première victoire lors du magnifique Grand Prix de Hongrie, il reste mal-aimé et critiqué. Itinéraire d’un pilote incompris.

Tout d’abord, soulignons que s’il n’y avait pas eu Jenson Button, il n’y aurait pas eu Fernando Alonso et Kimi Raïkkönen. Mais l’Anglais a lancé la mode du baby boom en Formule 1 au début des années 2000, à son insu. Car au départ, il n’était qu’un deuxième choix pour l’équipe Williams en vue du remplacement de Alex Zanardi. À l’arrivée, cher payer ($6m en 1999 et 2000) pour 0 point inscrit au championnat du monde. Le premier pilote sur la liste de Franck Williams a été Juan Pablo Montoya, le nouveau champion CART en 1999, mais que l’équipe Chip Ganassi voulait à tout prix garder pour 2000. Pourtant, un échange avec Zanardi était prévu à l’époque. De plus, une somme a été allouée au Colombien par Williams à cette époque pour garder le contact et avoir une option lorsque l’équipe anglaise désirerait le recruter. Mais une clause de résultat autorisait également l’équipe américaine à continuer l’aventure avec le natif de Bogota.

En fait, si le contrat avec Juan Pablo Montoya n’avait pas existé, Jenson Button aurait peut-être été le plus jeune vainqueur de la F1 en 2001, à 21 ans. Mais il n’en fut rien. Le jeune Anglais préférant jouer la carte Playboy que ces deux agents ont crée de toute pièce. À cette époque, son nom a une valeur globale de $8m. C’est le pilote qui a rapporté le plus durant sa première année en Grand Prix.

En 2001 et 2002, l’équipe Renault le paye $6m brut par an, soit plus que David Coulthard chez Mclaren et Juan Pablo Montoya chez Williams. Et même plus que Rubens Barrichello chez Ferrari.
Pourtant, la Benetton de 2001 était médiocre et lui a entre autres démonté l’épaule et a rendu la saison de l’anglais fort compromise.
La R22 de l’année 2002 était beaucoup plus compétitive. Mais l’équipe était plus concentrée sur Jarno Trulli, que sur lui. Il réalisa néanmoins de très bonnes performances.

Puis l’avènement de Fernando Alonso chez Renault le pousse chez BAR, où il y côtoie Jacques Villeneuve. Il est payé $3m en 2003 et $7m en 2004, mais toujours pas de victoire à l’horizon.

En 2004, l’affaire du contrat Williams lui donne une réputation de « retourneur de veste », mais avec le recul, a-t-il eu tort de le faire ? De toute manière, avec le contrat de $36m sur 4 ans qu’il avait signé en 2004 pour l’équipe anglaise et voyant les difficultés financières de cette même équipe en 2006, il ne serait certainement pas resté.
Franck Williams décida alors de vendre le contrat à son futur ex-pilote pour $30m. Dans le même temps, Honda rachète l’équipe BAR et propose un contrat de $100m sur 5 ans à son pilote fétiche. Ce contrat court sur 3 ans où Button touche $10m de salaire et $10m qu’il cède a Williams pour racheter son contrat. Puis deux années en option avec $20m par an à la clé.

En fait, ce pilote reste incompris. La presse qui - et il existe des preuves écrites - avait mis à nu le jeune Anglais en début de sa carrière, critique ces mêmes années glorieuses aujourd’hui. Button est vainqueur en Grand Prix, mais personne ne voit en lui un futur champion du monde, excepté Jackie Stewart. En même temps, personne ne le voyait remporter une course. C’était il y a tout juste un an… Donc.

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