VW aurait conçu plusieurs versions de son logiciel de tricherie

Le scandale du ‘dieselgate’ de Volkswagen n’en fini plus d’étonner les automobilistes et les experts de l’industrie.

Des sources proches de cette affaire et cités par l’agence de presse Reuters apportent un éclairage intéressant sur ce dispositif sensé falsifier les résultats des tests d’émissions polluantes des moteurs diesel.

Durant sept années consécutives, Volkswagen a utilisé ce logiciel de tricherie sur ses moteurs 1.2 TDI, 1.6 TDI et 2.0 TDI afin d’altérer les résultats des tests, et il semble maintenant acquis que certains responsables ont passé beaucoup de temps à sophistiquer ce logiciel.

Trois sources proches de ce dossier ont confié à Reuters qu’ils avaient élaboré plus d’une version du logiciel. Puisque quatre moteurs différents ont semble-t-il été affectés par le logiciel piraté, cela démontre que la tromperie est beaucoup plus complexe que ce que VW a bien voulu admettre jusqu’ici.

Selon des experts de l’industrie automobile, ce ne sont pas quelques ingénieurs seulement qui ont participé au stratagème illégal, car plusieurs versions du logiciel ont été requises, ce qui a nécessairement requis beaucoup d’efforts.

Fait intéressant, Arndt Ellinghorst, analyste de la firme de consultants en activités bancaires Evercore ISI, affirme que le montant des amendes que devra payer VW dépendra justement du nombre d’employés impliqués dans le scandale. Il en sera aussi de même avec les changements requis à la haute direction de l’entreprise et dans les décisions que prendront les investisseurs.

Volkswagen a déjà perdu 25% de sa valeur en bourse et selon ce que révèle le Crédit Suisse, le scandale du ‘dieselgate’ coûtera entre 23 et 28 milliards d'euros à VW.

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