Al-Attiyah "content de se rapprocher de l'arrivée"

Nasser Al-Attiyah donne le sentiment de maîtriser son sujet en tête du Dakar 2022, mais le pilote Toyota ne cache pas son impatience désormais de rallier l'arrivée.

Al-Attiyah "content de se rapprocher de l'arrivée"
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Chaque journée qui passe sur le Dakar 2022 est un pas de plus vers une quatrième victoire finale pour Nasser Al-Attiyah. Patron quasi imperturbable de cette édition, le Qatari a vite oublié ses pépins techniques de la veille pour gérer une fois de plus son avance. Troisième de la neuvième étape, relativement courte par rapport à la normale, il s'est même payé le luxe de reprendre une minute à Sébastien Loeb. Autrement dit, tous les voyants sont au vert.

"Hormis hier où on a eu un problème avec une pièce neuve changée à la journée de repos, on a fait une bonne étape encore aujourd’hui", résume le pilote Toyota. "On finit troisième de l’étape et on possède une bonne avance sur Sébastien Loeb. On est content que la Toyota marche bien, et les pneus BF Goodrich étaient vraiment très, très bons aujourd'hui car c'était un mélange de cailloux, de terre et de sable. On est plutôt heureux que ça se passe bien chaque jour, ce n'est pas facile mais on est content de se rapprocher de l'arrivée à Djeddah."

Loeb n'a pas de calcul à faire

Sébastien Loeb, lui, refuse de se faire une raison car tout peut encore arriver d'ici vendredi. Néanmoins, le Français est conscient de ne sans doute pas pouvoir réduire suffisamment l'écart à la régulière, alors qu'il ne reste désormais plus que 885 km de spéciale sur ce Dakar.

"De toute façon, on ne peut pas y faire grand-chose", insiste-t-il. "On peut juste continuer de faire de belles spéciales, continuer à attaquer, et puis on verra bien. Il n'y a rien à calculer, de toute manière on n'est pas dans une position pour faire des calculs. On a quand même pas mal de retard sur Nasser. Il faut juste prendre les journées les unes après les autres, essayer de faire une belle spéciale à chaque fois, et puis on verra à la fin."

Cette journée de mardi a été bonne, même si l'Alsacien estime qu'une crevaison l'a sans doute privé du meilleur temps. Cependant, le parcours autour de Wadi Ad Dawasir n'avait pas le profil pour changer la donne : "Cette spéciale-là ne se prêtait pas spécialement à faire de gros écarts je pense. On a bien roulé mais c'est très rapide, donc il n'y a pas grand-chose de plus à faire."

De Villiers se refait une santé

Sur ce terrain sans dunes, c'est finalement Giniel de Villiers qui a brillé, le Sud-Africain retrouvant enfin le sourire après des jours décidément très compliqués sur cette édition. Du même coup, le voici revenu à la cinquième place du classement général, avec la perspective réaliste de viser au moins la quatrième.

"On a fait une spéciale propre", souligne-t-il. "Les mécaniciens ont travaillé très dur cette nuit. Nous avions des soucis de suspension depuis deux ou trois jours. La voiture marchait incroyablement bien aujourd’hui, on a pu attaquer sereinement. On a eu une crevaison lente de la roue avant gauche 50 km avant l’arrivée, mais elle a tenu sans que l’on ait besoin de s’arrêter. Je suis très content pour l’équipe et je tiens à remercier les mécaniciens pour ce qu’ils ont réalisé cette nuit."

"Il reste trois spéciales, tout peut arriver encore même si on souffre de l’heure que l’on a perdu en début de course. Je semble être meilleur à chaque jour qui passe, ce serait peut-être bien que le rallye dure trois semaines !"

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