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Al-Attiyah sur trois roues, Loeb en galère : "Ça aurait pu être pire"

Sébastien Loeb a laissé filer une vingtaine de minutes sur la troisième étape du Dakar, que le tenant du titre Nasser Al-Attiyah a terminée sur trois roues.

Pour la deuxième fois en trois jours, les crevaisons ont occupé les esprits sur le Dakar. Avec au programme de la troisième étape plusieurs passages caillouteux, le mal était redouté par plusieurs concurrents et, comme trop souvent, le Prodrive Hunter a souffert dans ces conditions. Sébastien Loeb en a fait les frais, tandis que Nasser Al-Attiyah a payé un moins lourd tribut.

Pourtant le Qatari est arrivé sur trois roues à l'arrivée de la spéciale, mais son choix de ne pas réparer son pneu une fois la troisième crevaison survenue lui a visiblement permis de ne pas perdre trop de temps. Quatrième du jour à 1'33 du vainqueur Lucas Moraes, le tenant du titre a certes endommagé l'arrière de sa voiture mais il était en lice pour le scratch. 

"Aujourd'hui, c'était une bonne journée au début, et puis on a eu deux crevaisons", raconte-t-il. "On a décidé de ne pas vraiment attaquer dans les 100 derniers kilomètres, mais dans les 30 derniers, on a eu une troisième crevaison. On a choisi de continuer car on n'avait plus de roue de secours. Ça a provoqué beaucoup de dégâts [sur la voiture] mais ça va, on est à l'assistance et les mécaniciens vont pouvoir réparer, pas de problème."

Sébastien Loeb, lui, a fait le choix de réparer. Une décision également dictée par le fait de s'être retrouvé plus tôt à cours de roue de secours. "On a fini la spéciale, c'était l'essentiel encore aujourd'hui", résume-t-il. "On a perdu 25 minutes mais ça aurait pu être pire, on verra." Car la journée du Français et de son copilote Fabian Lurquin aura été faite de "beaucoup de galères"

Journée de galère pour Loeb et Lurquin.

Journée de galère pour Loeb et Lurquin.

"Beaucoup de pierres, beaucoup de crevaisons...", ajoute-t-il. "Que des crevaisons sur le sommet du pneu. Ce n'est même pas que l'on va s'appuyer sur les cailloux, ça vient d'un coup. Les trois fois je n'ai pas remarqué quand j'ai crevé en fait : d'un coup on voit l'alerte crevaison. C'est un peu frustrant parce qu'on essaie de faire bien, mais quand t'as pas de bol, t'as pas de bol." 

"C'était compliqué mais on n'a pas fait d'erreur dans la navigation. Globalement on a plutôt bien roulé, on s'en est bien sorti, c'était propre. C'est juste le problème des crevaisons, parce qu'à partir de la troisième il n'y a plus de roue de secours, donc il faut réparer dans la spéciale : percer le trou, mettre la mèche, regonfler, s'arrêter ensuite toutes les 20 bornes pour regonfler, et c'est là qu'on perd beaucoup."

Interrogé sur cette problématique des crevaisons, Sébastien Loeb se sent démuni et décrit un phénomène parfois irrationnel : "On roule déjà dans l'esprit de sauver les pneus au maximum, et malgré ça on crève. Parfois on va doucement et on crève, parfois on va vite et on ne crève pas... C'est très aléatoire. Les pneus ont été renforcés sur les flancs mais pas sur les sommets, et voilà, maintenant on crève au-dessus."

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