Loeb toujours leader malgré une étape "compliquée" mercredi

Malgré quelques errements de navigation lors de la troisième étape, Sébastien Loeb (Peugeot) demeure en tête du classement général provisoire pour 42 secondes devant son équipier Carlos Sainz.

Après avoir entamé son Dakar 2017 sans forcer, Sébastien Loeb avait haussé le ton au volant de son Peugeot 3008 DKR lors de la deuxième journée, signant le meilleur chrono de la spéciale du mardi, et s'emparant du même coup de la première place du classement général au détriment de la Toyota de Nasser Al-Attiyah.

Mercredi, lors de la troisième étape entre San Miguel de Tucuman et San Salvador de Jujuy, en Argentine, le pilote tricolore a quelque peu subi la loi de son équipier Stéphane Peterhansel, mais surtout de la Toyota de Nasser Al-Attiyah, avant que ce dernier ne parte à la faute en fin de parcours en heurtant un rocher. Une mésaventure qui permettait à Loeb de demeurer aux commandes de l'épreuve pour la deuxième journée consécutive.

"C'était une spéciale compliquée", commentait Loeb à l'issue de la journée du mercredi. "Toute la première partie, les 100 premiers kilomètres au niveau de la navigation, c'était compliqué. On s'est perdus car on a suivi la trace des motos, qui n'était pas bonne. Donc on s'est retrouvés un peu en galère, Nasser nous est passé devant. Ensuite, on est restés derrière lui pendant le reste de la spéciale. Il a crevé, on est repassés devant".

"Sur les pistes rapides, glissantes, il était un peu plus rapide, donc je l'ai laissé repasser", poursuivait Loeb. "J'ai perdu du temps en le laissant repasser, et dans la 2 [la deuxième partie de cette spéciale interrompue par une liaison], j'ai crevé. Quelques petites aventures, mais au final, c'est quand même le troisième temps, on reste en tête du rallye. Ce n'est pas si mal, c'était une journée difficile, il y avait moyen de perdre beaucoup plus. Pour l'instant, je ne me plains pas".

Sous la pression des Toyota, principalement celle de Nasser Al-Attiyah lors des deux premières journées, Loeb se voit ainsi débarrassé de son adversaire le plus sérieux, une voie royale s'ouvrant devant les pilotes Peugeot.

"De toute façon, je n'ai pas besoin de ça pour être motivé", continue Loeb. "Après, il est clair que Nasser principalement était quand même très rapide. Aujourd'hui [mercredi], j'ai essayé de m'accrocher derrière sur les pistes sinueuses avec beaucoup de gravette et là, on voyait bien que les deux roues motrices, ce n'était pas notre fort, leur voiture marche bien dans ces conditions. Mais on ne perdait pas tant que ça, je suis plutôt resté au contact, c'était plutôt bon signe quand même".

"C'est une étape où il y avait beaucoup à perdre. Pour nous, c'était compliqué, il y avait des passages difficiles, donc ça ne m'étonne pas qu'il y ait eu du déchet dans cette spéciale-là".

La bonne affaire pour "Peter"

La meilleure opération de cette troisième journée est toutefois à mettre au crédit de Stéphane Peterhansel. Discret lors des deux premières étapes, le pilote Peugeot, vainqueur de l'édition 2016, a haussé le ton mercredi. Signant sa première victoire de spéciale sur ce Dakar 2017, ce dernier grimpait du même coup au troisième rang du général, à quatre minutes de Loeb, profitant également des déboires des Toyota.

"Il semble que nous ayons assuré un bon résultat pour le Team Peugeot Total", se réjouissait "Peter". "C'est sympa de gagner une spéciale mais ce n'est pas la chose importante si tôt dans le rallye. La vitesse de notre voiture était bonne et nous avons pu être réguliers sans nous arrêter une seule fois. Mon copilote [Jean-Paul Cottret] a aussi fait un boulot génial aujourd'hui avec la navigation".

Sainz en embuscade, Desprès suit de loin

Quant à Sainz, son deuxième meilleur chrono mercredi, à un peu moins d'une minute de Peterhansel, lui permet de revenir au contact de Loeb, qui ne le devance plus que de 42 petites secondes avant l'arrivée des concurrents en Bolivie.

"Nous avons attaqué à la limite aujourd'hui [mercredi] après avoir perdu un peu de temps dans la première partie de la spéciale", explique le pilote espagnol. "Nous avons atteint notre meilleur rythme dans la seconde partie et avons pu reprendre le plus gros du temps perdu. La journée d'aujourd'hui nous a montré une fois de plus que tout peut arriver sur le Dakar, sur n'importe quelle spéciale". 

Cyril Despres, enfin, suit les débats d'un peu plus loin au volant du quatrième Peugeot 3008 DKR, le vainqueur du dernier Silk Way Rally ayant connu une petite mésaventure avec… un malheureux  "habitant" local. "On a eu un oiseau dans le radiateur, ce qui nous a causé quelques problèmes dans la première partie de la spéciale. On a réussi à effectuer quelques réparations durant la neutralisation [entre les deux secteurs chronométrés du jour] et on a pu continuer sans perdre trop de temps".

Cinquième de l'étape, Desprès occupait ainsi le septième rang du général à un quart d'heure de Loeb avant la quatrième étape de jeudi.

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