Les pays d'Amérique du Sud veulent s'allier pour conserver le Dakar

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Les pays d'Amérique du Sud veulent s'allier pour conserver le Dakar
Par : Jean-Philippe Vennin
11 janv. 2016 à 12:58

En dépit des rumeurs, l'Argentine et la Bolivie maintiennent leur soutien à l'épreuve et souhaitent partager l'événement avec d'autres pays de la région.

Une route en Argentine
Sébastien Loeb, Peugeot Sport
Sébastien Loeb, Peugeot Sport avec le Président de la Bolivie, Evo Morales
#307 Toyota : Vladimir Vasilyev, Konstantin Zhiltsov
Un jeune fan bolivien
Des fans boliviens
L'atmosphère bolivienne
Des fans boliviens
Contrôle à la frontière entre l'Argentine et la Bolivie
L'atmosphère argentine

Avec L.R., Salta - La rumeur court dans le bivouac en Argentine et en Bolivie. Elle dit que le Dakar pourrait rejoindre l'Amérique du Nord dès l'édition 2017 et même que celle-ci pourrait se dérouler aux États-Unis et au Mexique. “On a entendu dire que ce serait la dernière fois, alors on est venus,” a-t-on entendu dire une spectatrice bolivienne attendant les concurrents à Uyuni en Bolivie, le 7 janvier.

Les deux pays ne sont pas décidés à laisser filer la course sans rien dire et proposent même de la partager avec d'autres pays. Le Chili pourrait faire son retour et le Paraguay fait figure de possible destination – comme Étienne Lavigne, le Directeur du Dakar, l'avait dévoilé à Motorsport.com en décembre.

L'union fait la force

Le ministre du Tourisme argentin, Gustavo Santos, a expliqué vouloir “maintenir le lien qui existe entre le pays et un événement de cette importance.”

Nous devons être capables de penser en termes de synergie. J'imagine de partager le Dakar, tout comme d'autres événements, avec d'autres pays. Nous devons faire tout ce qu'il faut pour intégrer l'Amérique du Sud.”

On l'a dit, outre le Paraguay, le Chili pourrait ainsi faire donc son retour après avoir passé son tour cette année en raison des désastres météorologiques ayant frappé le pays. Le gouvernement pourrait contribuer à l'organisation de la course à hauteur de deux millions de dollars, alors que le Pérou ne cache pas non plus son intérêt.

En Bolivie, le Président Evo Morales a assisté personnellement à l'arrivée des concurrents jeudi et vendredi. Comme lui, le ministre des Sports, Tito Montano, a exprimé son souhait de conserver le Dakar et d'en étendre le terrain d'action.

Je pense que ce serait bénéfique d'incorporer des spéciales dans d'autres régions, et par là même de “booster“ ces régions,” dit-il. “Uyuni change beaucoup grâce au Dakar. Normalement, ici, il y a une forte présence de touristes étrangers, mais quand le Dakar est de passage, tout le pays se rend à Uyuni.”

Gare à la sécurité

Cela n'est d'ailleurs pas sans poser de problèmes de sécurité, comme on a pu le voir samedi avec la mort d'un spectateur fauché par une voiture. Problèmes que les responsables de l'épreuve et les pays qui l'accueillent se doivent absolument de résoudre, sans quoi le reste ne pourra pas suivre.

Les bénéfices dus au passage du Dakar sont nombreux,” poursuit en effet le ministre. “Par exemple, il a de multiples effets sur l'image du pays actuellement, car tout cela stimule l'économie et aide l'aspect sportif.”

Pour l'instant, l'Argentine et la Bolivie semblent avoir confiance dans le maintien de l'épreuve, et le Chili pourrait être leur allié avec un retour possible dans les dunes de l'Atacama.

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Type d'article Actualités