Loeb - "On n'est à l'abri de rien"

À nouveau leader du classement général après sa victoire dans la huitième étape, Sébastien Loeb sait que la route est encore longue avant son premier succès sur le Dakar.

Mardi matin, Loeb et son équipier Daniel Elena occupaient la deuxième position du classement général, pointant à moins de deux minutes de l'autre Peugeot 3008 DKR de leurs équipiers, Stéphane Peterhansel associé à Jean-Paul Cottret, alors que les concurrents concluaient la première partie de l'étape marathon, sans bénéficier de leur assistance camion au bivouac d'Uyuni.

Comme on pouvait s'y attendre, Peterhansel, qui ouvrait la route en raison de sa victoire de spéciale la veille, a perdu du terrain lors de la huitième étape entre Uyuni et Salta, et Loeb n'a pas tardé à rattraper son retard, puis prendre virtuellement la tête du classement général.

Après avoir porté son avance sur la spéciale à plus de cinq minutes sur "Peter", Loeb a perdu du temps en fin de parcours en raison d'une crevaison qui lui a coûté quelques minutes. Mais le pilote alsacien n'en décrochait pas moins sa troisième victoire de spéciale, et reprenait la tête du classement général qu'il avait perdue au soir de la cinquième journée.

Le voici nanti d'une avance de 1'38, alors que trois spéciales seulement restent à disputer, suite à l'annulation de la neuvième étape mercredi en raison des conditions climatiques et d'importants glissements de terrain dans la région.

"Hier soir [lundi], nous avons un peu mécaniqué au bivouac d’Uyuni", expliquait Loeb mardi soir à Salta. "J’ai aidé Daniel jusqu’à 23 heures à peu près et puis je suis allé me coucher. Ça s’est bien passé dans la première spéciale ce matin [hier]. La voiture fonctionnait parfaitement. Les conditions n’étaient pas évidentes, il y avait des flaques de six cents mètres."

"Stéphane était un peu plus rapide que nous dans les hors-piste, au début. Ensuite, nous avons pris un peu le dessus sur les pistes. Nous souhaitions creuser l’écart, mais à 80 km de l’arrivée, pas de chance, nous avons crevé dans le passage d’un gué ! Il y avait une pierre au fond de l’eau."

"Nous remportons la spéciale avec un bon temps et on prend la tête du rallye", se réjouit-il. "Nous ouvrirons l’étape d’après-demain, qui nous paraît au moins aussi difficile en navigation. Nous sommes toujours dans le match, c’est ce qui compte !"

Annulation de "Super Belén", une aubaine pour Loeb ?

Sébastien Loeb et Daniel Elena pouvaient craindre de perdre à nouveau le commandement mercredi soir à l'issue de l'étape prévue entre Salta et Chilecito, en Argentine, et de la spéciale de 406 km surnommée "Super Belén", qui s'annonçait décisive pour la victoire finale. L'annulation pure et simple de cette journée peut paraître jouer en la faveur du duo Loeb-Elena face aux expérimentés Peterhansel-Cottret, mais le leader sait à quel point sa position demeure précaire, alors que trois étapes restent à disputer.

"C’est serré avec Stéphane : il roule très vite et ne fait pas de fautes. Globalement, Daniel a maintenant ses repères sur l’annonce des notes, même en hors-pistes. Ça se passe bien pour nous mais on n’est à l’abri de rien."

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Séries Dakar
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Pilotes Sébastien Loeb
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Type d'article Réactions
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