Mini soupçonne que tout soit fait pour avantager Peugeot

Sven Quandt, le patron de l'équipe X-Raid qui engage les Mini sur le Dakar, considère que les organisateurs de l'épreuve jouent la carte du constructeur français.

Avec L.R., Belén - Il y a avait un peu de grogne, dans les rangs des concurrents du Dakar, mardi soir au terme de la neuvième étape... Qui n'est d'ailleurs pas allée à son terme. D'où le premier sujet de contestation chez certains concurrents. Outre des motards, que la décision de raccourcir la spéciale visait à protéger en réalité, des concurrents auto ont eux aussi fait entendre leur voix.

Je suis déçu, car je ne sais pas ce qu'il s'est passé ni pourquoi ils ont arrêté la spéciale,” a ainsi déclaré Giniel de Villiers, classé 4e de l'étape sur sa Toyota. “Les officiels nous ont arrêtés au kilomètre 178. On commençait à s'amuser sur la route, mais on n'a pas eu plus d'informations.”

Même si Lucas Cruz, vainqueur de la spéciale aux côtés de Carlos Sainz, a dit que la température avait dépassé les 50 degrés dans l'habitacle de la Peugeot 2008 désormais en tête de l'épreuve, le vainqueur 2004 du Dakar considère que c'était supportable et que si le défi était en effet relevé physiquement, il ne l'était pas autant que lorsque l'épreuve se déroulait en Afrique.

Il faisait chaud, oui, mais nous avons l'air conditionné, donc pas de problème,” a ajouté le Sud-africain. “De plus, nous nous sommes préparés pour ces conditions. Ceux qui ne le font pas sont imprudents.”

L'altitude ne nous arrête pas mais la chaleur, si, c'est drôle. Je ne sais pas quoi dire.

Sven Quandt, team manager de X-Raid/Mini

Même son de cloche du côté de Sven Quandt, le patron de l'équipe X-Raid engageant les Mini, qui ne comprenait pas la décision de la Direction de course.

Nous avons couru à des altitudes supérieures à 4000 mètres en Bolivie, ce qui est dangereux car les gens perdent leur réactivité, et maintenant on arrête parce que les températures sont très élevées,” s'est-il étonné. “L'altitude ne nous arrête pas mais la chaleur, si, c'est drôle. Je ne sais pas quoi dire.”

Son pilote de pointe, Nasser Al-Attiyah, ayant dû s'arrêter pour refroidir quelque peu sa Mini puis ayant heurté un talus assez violemment (croyant même un temps s'être blessé au bras sur cette action) et n'ayant finalement pas repris de temps aux Peugeot sur lesquelles il avait auparavant fait le trou dans la spéciale, peut-être y avait-il un peu de dépit dans les propos de Quandt - qui a par ailleurs fait appel de la décision par la Direction de course de ne pas pénaliser Stéphane Peterhansel. Mais le responsable allemand va plus loin, laissant entendre que l'organisation a pu faire en sorte qu'une Peugeot remporte cette édition du Dakar.

Un parcours sur mesure?

Le parcours de la première semaine, notamment, fait de spéciales très typées “rallye” qui ont bien réussi aux buggys 2008 DKR que l'on attendait moins à leur avantage avec leurs deux roues motrices, fait l'objet de ses critiques.

Normalement il y a davantage de courbes, de passages plus compliqués, mais ces premiers jours n'étaient que lignes droites et nous n'avons pas la même puissance que Peugeot [la 2008 est annoncée à 350 chevaux contre 320 pour la Mini],” a-t-il souligné. “Nous sommes meilleurs sur les routes ouvertes et les sauts.”

Mauvais perdant, Quandt? Toujours est-il que pour lui, il y a bien une volonté de voir une autre marque s'imposer “après que nous l'ayons fait quatre années de suite.”

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Séries Dakar
Événement Dakar
Pilotes Carlos Sainz , Giniel de Villiers , Nasser Al-Attiyah
Type d'article Actualités
Tags car, mini