Peterhansel : "Un bruit et un impact énormes"

S'il a finalement limité les dégâts et mis l'équipe Peugeot dans une position moins fragile qu'elle ne pouvait le craindre, car elle garde deux voitures aux avant-postes, l'ancien leader n'en est probablement pas moins le grand perdant de samedi.

Peterhansel : "Un bruit et un impact énormes"
#300 Peugeot Sport Peugeot 3008 DKR: Stéphane Peterhansel, Jean-Paul Cottret
#300 Peugeot Sport Peugeot 3008 DKR: Stéphane Peterhansel, Jean-Paul Cottret
Stéphane Peterhansel, Peugeot Sport
#300 Peugeot Sport Peugeot 3008 DKR: Stéphane Peterhansel, Jean-Paul Cottret
#300 Peugeot Sport Peugeot 3008 DKR: Stéphane Peterhansel, Jean-Paul Cottret
#300 Peugeot Sport Peugeot 3008 DKR: Stéphane Peterhansel, Jean-Paul Cottret
#300 Peugeot Sport Peugeot 3008 DKR: Stéphane Peterhansel, Jean-Paul Cottret
#303 Peugeot Sport Peugeot 3008 DKR: Carlos Sainz, Lucas Cruz
#303 Peugeot Sport Peugeot 3008 DKR: Carlos Sainz, Lucas Cruz
Carlos Sainz, Peugeot Sport
#303 Peugeot Sport Peugeot 3008 DKR: Carlos Sainz, Lucas Cruz
#303 Peugeot Sport Peugeot 3008 DKR: Carlos Sainz, Lucas Cruz
Carlos Sainz, Peugeot Sport
Nasser Al-Attiyah, Toyota Gazoo Racing
#304 Toyota Gazoo Racing Toyota: Giniel de Villiers, Dirk von Zitzewitz

Reparti le couteau entre les dents après être resté immobilisé entre une heure 45 et une heure 50, Stéphane Peterhansel a conservé un rythme équivalent à celui de Carlos Sainz pour terminer à... 1h47'56 précisément de l'Espagnol ! Ce dernier n'avait pourtant pas amusé le terrain, devant, remportant la spéciale avec 12'05 d'avance sur Giniel de Villiers et 14'19 sur Nasser Al-Attiyah.

Le pilote originaire de la Haute-Saône a finalement bien limité les dégâts, même s'il a perdu au moins une partie de ses chances de victoire, puisqu'il se retrouve troisième du général à une heure 20 de son équipier et entre les deux pilotes Toyota – neuf minutes derrière Al-Attiyah et... huit secondes devant De Villiers.

"Un motard était arrêté à moitié sur la route, perpendiculairement à nous", a expliqué Peterhansel une fois rentré au bivouac et au moment de raconter ses malheurs du km 186 (sur 425). "Je me suis décalé en pensant que ça passait sans lever le pied, et en fait, je n'ai même pas vu ce qui était probablement une pierre. Je n'ai pas lâché d'un millimètre la pédale d'accélérateur. Ça a fait un bruit et un impact énormes."

"En fait, on a arraché la roue, on a arraché l'arrière de la voiture. C'est-à-dire que les deux triangles, les suspensions, les freins, le radiateur d'eau du refroidissement moteur – que la roue a détruit en remontant vers le haut... La liste [de ce qui était cassé] était longue. Quand on s'est arrêtés, on était sur trois roues, déjà, et quand on a constaté les dégâts, on a vu que c'était sérieux."

Une 3008 "cannibalisée"

L'équipage aux sept victoires sur le Dakar doit son salut à celui composé de Cyril Despres et David Castera. Très retardés au classement général, les double vainqueurs du Silk Way Rally se savaient condamnés au rôle d'assistance rapide en cas de pépin pour une des deux 3008 DKR Maxi encore en course, et en tête qui plus est. Mais c'est la loi du Dakar et des rallyes-raids.

"On a commencé à démonter et on a attendu Cyril mais malheureusement, il avait eu un petit problème dans les premiers kilomètres et il a tardé un peu à arriver", a poursuivi Peterhansel. "On aurait peut-être pu être un peu plus efficaces s'il était arrivé plus tôt."

"On lui a cannibalisé sa voiture : les suspensions, les deux amortisseurs, les freins, les triangles, les porte-moyeux, enfin tout. Et ils ont fait un de ces boulots, avec David... "

Encore une longue attente

Sans assistance à Uyuni, et même en ayant terminé la spéciale sur un rythme élevé, Peterhansel et Cottret ne pouvaient guère plus travailler beaucoup eux-mêmes sur la voiture, mais au moins savaient-ils pouvoir repartir ce dimanche.

"Au niveau du refroidissement moteur, on n'a qu'un radiateur sur deux. Pour ce qui est des amortisseurs, normalement, ça a été remonté correctement", détaillait le pilote. "Il y a un peu de travail mais on ne va pas être capables de faire grand-chose puisqu'on n'a pas les pièces."

"Il faut espérer que notre camion d'assistance arrive jusqu'ici, il faut espérer que Cyril, lui, viendra jusqu'ici – on lui prendra son radiateur, et encore quelques pièces supplémentaires sur sa voiture."

"On a des fixations qui tiennent la roue de secours, et tout a été arraché, la roue tient avec des sangles", énumérait encore "Peter". "On ne peut pas ressouder, on n'a pas les pièces, on est un peu dans la m... quoi. Les freins ne sont pas terribles, on ne peut pas tirer dans le moteur parce qu'on n'a pas le refroidissement moteur complet, mais ça nous a amené jusqu'ici, donc théoriquement, on peut continuer. Ce n'était pas le bon jour, mais bon, on ne choisit pas. Et on a connu pire."

"Emmener Carlos jusqu'à l'arrivée"

Despres a finalement terminé la spéciale avec un chrono de tout juste deux heures supérieur à celui de l'ancien leader, et une nouvelle partie de mécanique s'est déroulée tard dans la nuit.

"Si on pouvait être sur le podium, en s'étant arrêté quasiment deux heures, ce serait déjà pas mal", concluait l'homme aux 13 victoires sur deux et quatre roues. "Et puis, aussi, être le plus près possible de Carlos, au cas où. Pour nous c'est un peu cuit mais lui est bien, donc on va essayer de l'emmener jusqu'à l'arrivée."

Avant cela, il faudra se sortir de la plus longue spéciale du rallye, ce dimanche, soit 498 kilomètres chronométrés (sur un total de 585 entre Uyuni et Tupiza).

Propos recueillis par Gerald Dirnbeck

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