Peterhansel - Être en tête du Dakar est "symbolique"

De nouveau leader du Dakar à l'issue de la cinquième étape, le pilote Peugeot sait que la route est encore longue et que des rebondissements sont possibles d'ici l'arrivée.

Vainqueur de la troisième étape, Stéphane Peterhansel était revenu dans la course mais avait perdu du temps jeudi en plantant son buggy Peugeot 3008 DKR dans une grosse ornière lors de la quatrième spéciale. Vendredi, le vainqueur de l'édition 2016 a connu une bonne journée sans problème notoire, et terminé troisième de la spéciale, dans le sillage de son coéquipier Sébastien Loeb et du pick-up Toyota de Nani Roma.

Surtout, “Peter” a repris la tête du classement général, avec une minute d'avance sur Loeb. Mais il sait par expérience que beaucoup de choses peuvent encore se passer d'ici l'arrivée à Buenos Aires, le samedi 14 janvier.

Nous sommes partis sous la pluie ce matin”, expliquait Peterhansel vendredi soir. “La spéciale était agréable, technique, avec peu de boue. Après, la navigation était compliquée et tout le monde semble s’être perdu. Nous-mêmes on a “tourné” avec Cyril [Despres] mais nos erreurs ne nous ont donc pas fait perdre beaucoup de temps. Rien de catastrophique, ça se resserre pas mal devant.”

“Nous n’en sommes qu’au cinquième jour de course, et il y a déjà eu quatre leaders différents avec, à chaque fois, peu d’écart. C’est symbolique d’être en tête du Dakar à ce stade de la compétition, cela ne signifie rien.”

Après, la Bolivie, on l'a eue sous la pluie il y a deux ans, sous le soleil l'année dernière, et là de nouveau sous la pluie. Et c'est vrai que comme on y reste pas mal de jours, je ne sais pas comment ça va se passer pour la suite. Parce que là, ça tourne à la catastrophe quand même.”

Pour Loeb, ce fut également une journée solide, même si le nonuple champion du monde des rallyes a perdu du temps suite à une erreur de navigation en fin de parcours qui lui a fait perdre de précieuses minutes, et probablement la première place du général.

Ce fut une étape vraiment pas facile”, commente Loeb. “Il y avait beaucoup de navigation. Nous avons fait un très bon début de spéciale. Sur le dernier tiers, comme les autres, nous avons fini par nous perdre et nous avons donc perdu une bonne partie de l’avance que nous avions creusée. Mais au final, on signe quand même le meilleur chrono à la fin, donc c’est plutôt bien. La voiture a parfaitement fonctionné tout le long.” 

"Pas plus grave que ça" pour Despres

Quant à Cyril Despres, sa position de premier pilote en piste vendredi – après avoir remporté la spéciale la veille, prenant du même coup la tête du classement général –, n'a guère été à son avantage, surtout en termes de navigation. Mais l'ancien vainqueur moto, qui demeure dans la course en troisième position du général avec cinq minutes de retard, reste confiant pour la suite des opérations.

Nous avions un bon rythme sur les pistes typées WRC”, déclarait-il vendredi soir. “C’est plutôt pas mal pour un pilote de moto. Après, ça s’est un peu gâté au niveau de la navigation. Nous n’avons pas trouvé un cap 70. Nous sommes repartis en même temps que Stéphane et avons perdu quelques minutes et la tête du rallye. Ce n’est pas plus grave que ça.”

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A propos de cet article
Séries Dakar
Événement Dakar 2017
Pilotes Sébastien Loeb , Stéphane Peterhansel , Cyril Despres
Type d'article Réactions
Tags car, peugeot