Les pilotes Toyota pointent du doigt le règlement

Alors que plusieurs changements visaient globalement à réduire l'écart en faveur des 4x4 par rapport aux buggys, Nasser Al-Attiyah et Giniel de Villiers ont expliqué leurs problèmes de mardi par un règlement pneumatiques "inéquitable".

Les pilotes Toyota pointent du doigt le règlement
#301 Toyota Gazoo Racing Toyota Hilux: Nasser Al-Attiyah, Matthieu Baumel
#301 Toyota Gazoo Racing Toyota Hilux: Nasser Al-Attiyah, Mathieu Baumel
#301 Toyota Gazoo Racing Toyota: Nasser Al-Attiyah, Mathieu Baumel
#301 Toyota Gazoo Racing Toyota Hilux: Nasser Al-Attiyah, Matthieu Baumel
Nasser Al-Attiyah, Toyota Gazoo Racing
#304 Toyota Gazoo Racing Toyota: Giniel de Villiers, Dirk von Zitzewitz
#304 Toyota Gazoo Racing Toyota Hilux: Giniel de Villiers, Dirk von Zitzewitz
Giniel de Villiers, Toyota Gazoo Racing
#304 Toyota Gazoo Racing Toyota: Giniel de Villiers, Dirk von Zitzewitz

Une puissance augmentée et un meilleur débattement pour le pick-up Hilux, notamment, par rapport aux voitures à deux roues motrices emmenées par les Peugeot, n'ont pas suffi pour permettre à Toyota de rivaliser avec l'équipe française si l'on en croit Nasser Al-Attiyah et Giniel de Villiers. Le Qatari, remonté à la troisième place du général la veille en s'imposant devant les quatre Peugeot et réduisant au passage son retard quasiment de moitié, a perdu près d'une heure mardi au terme d'une étape très "galère".

En cause, pour les deux pilotes des voitures préparées et alignées par l'équipe belge Overdrive, le système embarqué de gonflage et dégonflage des pneus dont ils ne disposent pas, contrairement à leurs adversaires en deux roues motrices.

"C'était très, très difficile dès le début car nous avions besoin d'avoir des pressions de pneus un peu plus basses pour les dunes, et quand on arrive sur les secteurs plus cassants dans ces conditions, on a très facilement des crevaisons", a expliqué Al-Attiyah, qui n'a perdu qu'une place au général mais se retrouvait à 58 minutes du leader, Séphane Peterhansel. "Nous avons eu deux pneus à plat. Nous avons essayé de garder une pression très élevée dans le pneu, mais ça n'a pas vraiment fonctionné dans les dunes. C'était très, très difficile. Nous sommes restés plantés deux fois et avons perdu beaucoup de temps."

"Pour les buggys, c'est [le système embarqué] le plus gros avantage. Regardez aujourd'hui [mardi], il y en a quatre devant. […] Notre voiture est très bonne, mais le règlement n'est pas équitable."

Même son de cloche du côté de De Villiers, autre ancien vainqueur du Dakar qui se retrouvait quant à lui à 1h21 au départ de la cinquième étape, ce mercredi matin.

"Nous avons eu deux crevaisons car évidemment, nous avions des pressions un peu plus basses du fait que nous ne pouvons gonfler et dégonfler les pneus de l'intérieur de la voiture comme ils le font chez Peugeot", a renchéri le Sud-Africain. "La voiture allait bien, mais il est dommage que nous n'ayons pas le système embarqué de gonflage et dégonflage car il y avait beaucoup de pierres dès le début. J'ai besoin de pressions plus élevées. Mais comme, on le sait, le sable est mou et il y a beaucoup de dunes, et avec les pressions basses on a beaucoup de crevaisons. C'est là que les problèmes commencent."

Pas une première...

Les mauvais esprits feront remarquer que le règlement est souvent mis en cause par les principaux adversaires de Peugeot pour expliquer la domination de l'équipe française, même si cela peut être fait à juste titre. On se souvient que Toyota avait déjà renoncé au dernier moment à participer au Silk Way Rally l'été dernier, car le nouveau règlement technique décidé pour 2018 n'avait pas été adopté par les organisateurs.

Avec Andrew van Leuuwen et Gerald Dirnbeck

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