Sainz : "Une des phases cruciales de la course" ce week-end

Carlos Sainz considère que la double étape marathon disputée samedi et dimanche est une des phases les plus importantes de la course, avec d'autres difficultés par rapport à la première semaine.

Vainqueur de la sixième étape du Dakar jeudi, avant la journée de repos – sur un parcours différent des précédents puisque les dunes avaient laissé la place à des pistes plus roulantes –, Carlos Sainz s'est élancé en tête ce samedi dans la première des deux spéciales disputées ce week-end en Bolivie dans le cadre d'une étape marathon, c'est-à-dire sans assistance entre les deux. Une difficulté de plus sur une épreuve qui n'en a pas manqué jusque-là, mais d'une nature encore un peu différente.

"Le fait que ce soit une étape marathon implique d'avoir des spéciales aussi propres que possible et de prendre soin de la voiture, car il n'y aura pas de mécaniciens à Uyuni [samedi soir]", expliquait le pilote espagnol de Peugeot avant le départ. "Ce sera une spéciale très longue et très difficile aussi."

"Nous faisons face à une des phases cruciales de cette course, avec deux des journées les plus longues de tout le rallye. L'approche doit être de bien naviguer sans aucun problème d'aucune sorte et de faire au mieux attention à tout."

Deuxième au terme de la première semaine de course, à 27 minutes de son équipier Stéphane Peterhansel, Sainz trouvera sans doute cette semaine un menu un peu plus favorable à l'ancien double Champion du monde WRC qu'il est. Mais les difficultés inhérentes aux rallyes-raids, et la navigation en particulier, n'en seront pas moins encore bien présentes.

"C'est le Dakar le plus difficile en Amérique du Sud. Les dunes ne sont pas notre terrain favori", poursuivait-il. "Si on enlève deux journées avec de la malchance et des problèmes de navigation, le reste s'est assez bien déroulé. Pour la suite du programme, il faudra survivre, arriver à la fin de chaque journée, car il y en a de dures avec du hors-piste, des dunes et des pièges. Nous devons essayer de ne pas faire la moindre erreur et de ne tomber dans aucun piège, ce que nous avons assez vu sur ce Dakar."

"Pour l'instant, cela a été un Dakar par élimination. Les spéciales ont été très très compliquées, mais il reste beaucoup à faire, beaucoup de navigation, des journées difficiles et du hors-piste... Sur ce Dakar, l'organisation a voulu faire quelque chose de spécial, et elle y est parvenu."

"Je pense que c'est la grandeur du Dakar d'avoir ces changements de terrain, de chaleur, de dunes, de boue – et de tout ce qui le rend différent de la version africaine, cette grande variété."

Peterhansel perd beaucoup !

Dernière minute : après 100 des 425 kilomètres chronométrés de ce samedi, Sainz pointait en quatrième position à 1'28 de Peterhansel, 22 secondes de Nasser Al-Attiyah et 14 secondes derrière Giniel de Villiers. Puis il a repassé les deux Toyota alors que son retard sur son équipier est passé à 2'50, mais celui-ci a dû s'arrêter avec une voiture endommagée et n'est pas reparti à l'heure où ces lignes sont écrites, c'est-à-dire 30 minutes plus tard... Saint est donc le nouveau leader virtuel du Dakar. 

L'arrivée est prévue dans la soirée, heure de Paris.

Propos recueillis par Sergio Lillo

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