Billy Bolt, une star montante encadrée par la légende Alfie Cox

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Billy Bolt, une star montante encadrée par la légende Alfie Cox
Par : Tim Biesbrouck
Traduit par: Léna Buffa
11 déc. 2016 à 08:45

Sur les épreuves de Hard Enduro, tout le bivouac a un œil sur Billy Bolt, un jeune Britannique considéré comme l'une des futures stars de la discipline. Cette année, il est passé tout près du podium lors du Roof of Africa.

Billy Bolt
Billy Bolt
Billy Bolt
Un mécanicien de Billy Bolt
Billy Bolt
Graham Jarvis
Billy Bolt
Vue du Roof of Africa
Billy Bolt
Le Roof of Africa
De l'action en course

Bolt, 18 ans, a fait ses gammes en trial avant de débuter en enduro cette année. Au bout de six mois à peine, Alfie Cox lui demandait de rejoindre son équipe, un véritable honneur sachant que le Sud-Africain est une légende du motocross, vainqueur à neuf reprises du Roof of Africa.

"Je l'ai rencontré en Roumanie, en juillet, je lui ai demandé s'il aimerait nous rejoindre et il a répondu 'Bien sûr'. Nous l'avons intégré sous la bannière d'Alfie Cox Racing pour l'une des plus grandes courses au monde", a expliqué Cox à Motorsport.com. "Il a passé trois semaines avec nous à la maison. C'est un garçon charmant, qui vient d'une famille formidable."

Cox le reconnaît, le Roof of Africa était un immense défi pour un aussi jeune concurrent. "Il ne pilote de moto d'enduro que depuis janvier et ça n'est pas une course facile à réussir sans avoir d'expérience en navigation", a-t-il souligné. "C'est un pilote de trial. Comme on a pu le voir avec des gars comme Graham Jarvis (quatre fois vainqueur, ndlr), ils sont bons pour les choses techniques, mais il faut apprendre à aller vite et à naviguer. C'est ce qu'il fait en ce moment."

En dépit du fait qu'il s'agissait de la première course de Billy Bolt sur le terrain exigeant du Lesotho, Alfie Cox comptait fêter l'arrivée de son poulain au champagne. "J'espérais un podium, ce qui est un gros investissement pour quelqu'un comme ça, mais c'est un garçon merveilleux et il a énormément d'avenir. C'est important."

En bagarre pour le podium

Tandis que Graham Jarvis et Alfredo Gómez se battaient pour la victoire, cinq pilotes ont roulé ensemble le dernier jour. Face à quatre Sud-Africains, jeunes eux aussi pour la plupart, Bolt s'est battu pour la dernière marche du podium, un challenge d'autant plus compliqué qu'il lui avait fallu neuf heures pour boucler l'étape précédente, de 160 km.

"C'était [le deuxième jour] l'une des journées les plus difficiles que j'aie connues. À un certain moment, toutes les catégories se sont retrouvées ensemble et il y avait énormément de pilotes à passer, il fallait énormément attaquer et on s'en demandait beaucoup. Une fois que j'ai atteint le sommet, j'y suis vraiment allé prudemment et je me suis juste concentré sur le fait de rentrer", a expliqué Bolt, classé huitième de cette journée avant de terminer l'étape suivante en septième position, à Motorsport.com. "Heureusement, la dernière journée était beaucoup plus belle et le pilotage beaucoup plus agréable."

Venant du Royaume-Uni, Billy Bolt a dû faire face à des routes très éloignées de son environnement habituel. "Il est très difficile de se préparer, parce qu'en Angleterre, on n'a pas tellement d'endroits pour rouler et ils sont tous très petits. Il est presque impossible de parcourir une grande boucle de 100 km et les courses aussi sont courtes, et jamais avec GPS. Tout est nouveau ici, mais on apprend."

"Le Roof of Africa a été légèrement plus difficile que ce à quoi je m'attendais", a-t-il ajouté. "Les journées ont été beaucoup plus longues [que ce que je pensais] et le terrain est tellement impardonnable. Il faut être très concentré, tout le temps, parce qu'il y a énormément de petites pierres. C'est vraiment très exigeant."

Et pourtant, lorsque nous lui avons demandé s'il comptait revenir l'année prochaine, Billy Bolt a répondu sans hésiter : "Bien sûr."

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À propos de cet article

Séries Enduro
Événement Roof of Africa
Auteur Tim Biesbrouck
Type d'article Interview