Berger attristé par la perte des teams britanniques

Ancien président de la Commission Monoplace de la FIA, Gerhard Berger se déclare attristé par la perte de la majorité des écuries britanniques en F3 Europe.

L'ancien pilote de Formule 1 est considéré comme l'architecte du championnat actuel, qui s'est annexé à la F3 Euro Series et à la British F3 en 2012 avant de remplacer l'Euro Series en 2013.

Quand l'Autrichien a quitté la présidence de la Commission à l'issue de la saison 2014, remplacé par Stefano Domenicali, la F3 Europe était en excellente santé, avec 35 monoplaces au rendez-vous de la première manche en 2015.

Mais en 2017, le peloton pourrait peiner à dépasser 18-20 voitures, puisque la présence de cinq équipes seulement est assurée.

Sur les cinq écuries britanniques qui concouraient en 2015, Fortec Motorsport, Team West-Tec et Double R Racing ont quitté la discipline en 2016, tandis que T-Sport peine à trouver des pilotes pour cette saison, malgré une quatrième place au Grand Prix de Macao.

"Je ne vois pas pourquoi le championnat serait plus faible", déclare Gerhard Berger pour Autosport. "Je ne comprends pas pourquoi il a perdu tant de voitures et d'équipes."

"J'ai toujours été très sensible aux besoins du côté britannique, même si j'ai parfois donné une impression différente parce que j'étais contre les championnats nationaux, qui n'étaient pas suffisamment soutenus. Mais le cœur, ce sont les équipes britanniques : c'est de là que vient le sport monoplace, et on dirait qu'ils ont tous changé [de championnat] à part Carlin."

"J'ai toujours dit que je les voulais et que j'avais besoin d'eux dans le championnat, et je suis très déçu qu'ils ne soient plus là, qu'ils aient été perdus. Quand je commence à en parler, je suis toujours ému et j'ai toujours envie d'aider, mais ça prend trop de temps et j'ai trop de choses à faire."

Berger ajoute qu'il est difficile de déceler la raison pour laquelle le plateau de F3 Europe s'est tant réduit ces deux dernières années.

"On a vu un plateau de très grande envergure se réduire en très peu de temps", souligne l'ancien pilote McLaren et Ferrari, "donc quelque chose ne va pas. Mais bien que ma nature soit avec le sport auto, il faut que je me concentre sur d'autres choses, donc je ne suis pas la situation d'assez près pour faire un commentaire solide ; c'est difficile de dire comment ils [la FIA] ont perdu le contrôle de la situation."

Interview exclusive - Callum Ilott

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