2013, la panne du GP2 ?

L'an prochain, il est fort probable qu'aucun pilote en provenance du GP2 ne parvienne à rejoindre la catégorie reine du sport automobile, et ce, pour la première fois depuis le lancement de la série, en 2005

L'an prochain, il est fort probable qu'aucun pilote en provenance du GP2 ne parvienne à rejoindre la catégorie reine du sport automobile, et ce, pour la première fois depuis le lancement de la série, en 2005.

Depuis le sacre de Nico Rosberg pour la saison inaugurale du Championnat, pas moins de 24 pilotes ayant fait leurs armes en GP2 sont montés de façon directe ou indirecte (Jules Bianchi est arrivé en Formule 1 après une saison de FR 3.5 suite à deux en GP2).

Un succès revendiqué par les organisateurs depuis plusieurs années, mais la donne a changé ces derniers temps avec la montée en puissance de la Formule Renault 3.5 qui a su se renouveler à l'aide d'une monoplace plus performante et équipée d'un DRS (système apparu en F1 en 2011 et également utilisé en DTM).

Face à la FR 3.5, qui nécessite un budget deux fois moins important que le GP2, Bruno Michel, promoteur de la série, cherche des solutions pour attirer les futures stars de demain. Pour réduire les budgets, il a été décidé que la GP2/11 effectuerait une deuxième cycle de trois saisons afin de permettre aux équipes d'amortir les coûts sur la durée. Certains teams se retrouvent en difficultés financières, et l'on a récemment vu iSport International -écurie qui a pourtant connu la gloire en GP2-, mettre la clé sous la porte.



En termes de résultats purs, le GP2 fait, ces dernières années, la part belle aux pilotes expérimentés. Depuis 2010, le Champion a trois à quatre saisons d'expérience dans la catégorie. Dans ce contexte, difficile pour un rookie de briller sous les yeux des grands décideurs de la F1. Le principal atout du GP2 était de se dérouler dans le cadre des Grand Prix de F1, mais gagner le championnat après plusieurs années passées à faire ses armes sans dominer les débats ne permet pas de se mettre en valeur; et encore moins de bien se positionner pour arriver en Formule 1. L'an dernier, Davide Valsecchi s'est imposé avec Dams avant de devenir le troisième pilote de l'écurie Lotus. Le pilote italien a ensuite connu le destin qu'on lui connait, lorsque Heikki Kovalainen lui fut préféré pour remplacer Kimi Räikkönen lors des deux derniers Grand Prix. Et que dire de Fabio Leimer suite à son sacre ? Le pilote suisse semble dans l'impasse et aucun rumeur ne le place en bonne position pour arriver dans la catégorie reine. A l'heure actuelle, seul Marcus Ericsson pourrait avoir sa chance chez Caterham, mais l'écurie anglo-malaise souhaite avant tout gagner en performance l'an prochain. Dans ce contexte, le GP2 doit se renouveler et prier pour que des pilotes tels que Stoffel Vandoorne ou Raffaele Marciello accèdent à la catégorie dans une bonne écurie en 2014. Le succès d'un rookie l'an prochain pourrait relancer la machine qui aura failli à sa tâche en 2013 : fournir la F1 en jeunes talents.

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Séries Formule 1
Pilotes Kimi Räikkönen , Nico Rosberg , Heikki Kovalainen , Davide Valsecchi , Bruno Michel , Fabio Leimer , Marcus Ericsson , Jules Bianchi , Raffaele Marciello , Stoffel Vandoorne
Type d'article Actualités