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Ils ont secouru Grosjean : Roberts et Van der Merwe racontent

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Ils ont secouru Grosjean : Roberts et Van der Merwe racontent
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Le pilote de la voiture médicale et le médecin qui y prend place ont narré leur vécu de l'accident de Romain Grosjean.

Le docteur Ian Roberts (au centre sur la photo) et Alan van der Merwe jouent habituellement un rôle de l'ombre sur les Grands Prix. Un rôle pourtant crucial, qui s'est retrouvé sous le feu des projecteurs ce dimanche à Bahreïn, lorsque Romain Grosjean a subi un terrible accident consécutif à un contact avec Daniil Kvyat. Sa monoplace a transpercé le rail à 221 km/h, s'est coupée en deux sous le choc et s'est immédiatement embrasée ; il a fallu une trentaine de secondes à Grosjean pour sortir des flammes, mais le Français s'en est tiré avec des "brûlures mineures" aux mains et aux chevilles.

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Au moment de s'extirper du brasier, Grosjean a été aidé par Alan van der Merwe, pilote de la voiture médicale depuis 2009 et le médecin Ian Roberts, coordinateur des secours sur les Grands Prix depuis 2013. Tous deux ont narré leur expérience du jour sur Sky Sports F1 et F1 TV.

"Au premier tour, nous suivions [le peloton] comme d'habitude", relate Roberts. "Il y avait d'énormes flammes et nous sommes arrivés sur une scène très étrange avec une demi-voiture tournée dans le mauvais sens, et de l'autre côté du rail, une masse de chaleur. Lorsque nous nous sommes arrêtés, j'ai regardé à ma droite et j'ai vu Romain qui essayait de se lever. Il fallait trouver le moyen de le rejoindre, donc nous avons fait venir le commissaire avec l'extincteur, et cela a tout juste suffi à repousser les flammes alors que Romain se levait suffisamment pour que je puisse l'atteindre et le faire passer par-dessus le rail." Il ajoute : "J'ai le visage qui a roussi, j'ai un peu bronzé !"

Qu'a dit Roberts à Grosjean à ce moment-là ? "Je crois que je lui ai dit de s'asseoir", répond-il. "Il avait forcément du mal à tenir debout, et sa visière était complètement opaque et avait même fondu. Je suis parvenu à lui enlever son casque pour vérifier que tout le reste allait bien. Il a mal au pied et aux mains, donc de ce côté-là, nous savions pouvoir le déplacer dans la voiture en toute sécurité afin de le protéger et d'appliquer du gel sur ses brûlures, avant de l'installer dans l'ambulance pour l'envoyer au centre médical."

Romain Grosjean, Haas F1, est assisté par l'équipe médicale

Cette intervention efficace est le fruit du travail réalisé en amont de chaque course par les deux hommes, qui bénéficient de surcroît de leurs automatismes, leur collaboration durant depuis huit ans déjà. "Au début de chaque journée, nous passons en revue une série de scénarios, des choses qui pourraient ne même pas se produire. Les incendies en font partie", souligne Roberts.

"Je n'ai pas vu de tel incendie depuis que je suis pilote de la voiture médicale", renchérit van der Merwe. "Nous étions en terre inconnue, c'était fou. Franchement, quand on arrive là et qu'on voit la moitié de la voiture à un endroit, qu'on ne voit pas l'autre moitié, et qu'il y a une énorme boule de feu, on n'a littéralement que quelques secondes pour réfléchir. La préparation ne peut pas tout faire, l'instinct et la réflexion rapide prennent le relais."

Le Sud-Africain de 40 ans conclut : "C'est du travail d'équipe : parfois, Ian doit s'appuyer sur moi, et aujourd'hui, chacun a joué son rôle. Même Romain en a fait beaucoup – le fait qu'il ait pu commencer à sortir tout seul, et le fait qu'il ait perdu sa chaussure… Si l'un de ces petits facteurs avait changé, le résultat aurait pu être bien différent. Tout le travail d'équipe et la préparation réalisés valaient le coup, aujourd'hui."

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Séries Formule 1
Événement GP de Bahreïn
Pilotes Romain Grosjean
Équipes Haas F1 Team
Auteur Benjamin Vinel