Accord moteur - Équilibre difficile entre sport et business

Mercedes, Ferrari, Renault et Honda doivent trouver un accord global sur la motorisation en F1 d'ici le 30 avril prochain.

Accord moteur - Équilibre difficile entre sport et business
Daniil Kvyat, Red Bull Racing RB12
Nico Rosberg, Mercedes AMG F1 W07
Kevin Magnussen, Renault Sport F1 Team R.S.16
Felipe Nasr, Sauber C34
Cyril Abiteboul, Directeur Général Renault Sport Racing
Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 Team W07
Kimi Raikkonen, Ferrari SF16-H
Rio Haryanto, Manor Racing MRT05
Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 Team W07
Cyril Abiteboul, Directeur Général Renault Sport Racing avec Gérard Lopez

Si l’on a énormément parlé du nouveau format de qualifications, on a presque oublié que la FIA a également évoqué les progrès effectués concernant les discussions autour des unités de puissance, sur fond de menace de l’introduction du moteur standard.

Il faut se rappeler que les quatre motoristes actuellement impliqués en F1 se sont engagés en fin d’année dernière à régler les problèmes majeurs qui concernent la fourniture moteur, que ce soit au sujet des coûts comme au sujet des performances ou de l’amélioration de la sonorité des V6. 

Des discussions sont en cours depuis des mois, et elles ne sont pas encore terminées. En effet, la FIA a indiqué il y a une dizaine de jours qu’"un groupe de travail constitué de représentant de la FIA, du détenteur des droits commerciaux, des motoristes et des équipes clientes travaillera avec l’objectif d’atteindre un accord quant à un plan qui réunit les exigences d’ici le 30 avril 2016". Le processus se poursuit donc. 

Trouver une solution qui a du sens

Ce n’est pas être trop simpliste que de dire que ce processus a lieu parce que Jean Todt, président de la FIA, était enclin à voir les prix de fourniture moteur baisser afin d’aider les plus petites équipes. Pendant ce temps, Bernie Ecclestone était motivé par le désir d’éviter les situations dans lesquelles les motoristes pourraient refuser de fournir des rivaux, notamment après la frustration qui a suivi l’échec des négociations entre Red Bull et Mercedes ou Ferrari pour la saison 2016. 

Pour une fois, Ecclestone et Todt sont en phase sur cette question, même si c’est pour des intérêts différents. Ecclestone veut absolument réduire le pouvoir politique que détiennent les motoristes, plus particulièrement Mercedes et Ferrari. Les unités de puissance sont devenues la clé, sur la piste comme en dehors. 

On sait déjà que, parmi les plan en cours de discussions, il y aura la disparition des jetons de développement à partir de 2017. Les motoristes seront ainsi libres de développer leurs unités de puissance comme ils le souhaitent, en dépensant autant qu’ils le veulent. Compte tenu du fait que les prix seront fixés, en théorie ils ne seront pas en mesure de répercuter des coûts supplémentaires aux frais de leurs équipes clientes.

Néanmoins, les détails sont encore en cours de discussion, ce qui reflète à quel point cela peut être compliqué quand les règles sportives viennent interférer dans le domaine commercial. L’idée d’être forcé de fournir une équipe en particulier, qui plus est à un coût moindre, est une notion difficile à accepter pour les motoristes. 

"C’est un système complexe, tout est lié aux circonstances ou à la manière dont la relation entre client et fournisseur fonctionne", a expliqué Cyril Abiteboul, directeur général de Renault Sport, à Motorsport.com. "Nous comprenons ce que la FIA et le détenteur des droits commerciaux veulent protéger, ils veulent garantir la stabilité de la grille, et cela passe par le fait que toutes les équipes aient un moteur, peu importe leur identité. Et il faut s’assurer aussi que c’est viable commercialement."

"En même temps, il y a un certain nombre de règles, particulièrement des règles pour la compétition, auxquelles nous devons adhérer. Nous devons donc être extrêmement prudents, et la marge est extrêmement mince. Nous allons faire quelque chose de sensible. Il y a quelques semaines encore pour arriver à quelque chose qui a du sens."

Avec Adam Cooper

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