Alan Jones, l'autre Champion du Monde venu d'Australie

partages
commentaires
Alan Jones, l'autre Champion du Monde venu d'Australie
Par : Fabien Gaillard
2 nov. 2015 à 19:45

Aujourd'hui, une figure de la Formule 1 australienne fête ses 69 ans. Il s'agit du Champion du Monde 1980, Alan Jones. Retour en image sur une carrière riche en discipline reine.

Diapo
Liste

Une statue d'Alan Jones dans l'Albert Park, à Melbourne

Une statue d'Alan Jones dans l'Albert Park, à Melbourne
1/21

Photo de: XPB Images

Parmi les Champions du Monde les moins connus de la discipline, Alan Jones a pourtant été une figure de la Formule 1 de la fin des années 1970 et du début des années 1980, offrant notamment à Williams ses premiers titres.

La Embassy Hill de 1975 lors d'une démonstration en 1994

La Embassy Hill de 1975 lors d'une démonstration en 1994
2/21

Photo de: John Francis

La carrière d’Alan Jones en F1 débute en avril 1975 au sein de la petite équipe Stiller et au volant d’une Hesketh 308 noire. Rapidement, la structure renonce à la F1 et il rejoint l’écurie de Graham Hill, Embassy Hill. Il y disputera quatre courses de la seconde partie de saison 1975 – inscrivant ses 2 premiers points au Nürburgring – avant de quitter l’équipe, en raison de différends avec son fondateur.

Alan Jones au volant de la Surtees TS 19 lors d'une démonstration en 2007

Alan Jones au volant de la Surtees TS 19 lors d'une démonstration en 2007
3/21

Photo de: Pedro Arroyo

Pour la saison 1976, l’Australien trouve refuge dans une autre écurie tenue par un ancien Champion du Monde, la Team Surtees où il pilote la TS 19. Il y démontre des qualités intéressantes et manque même le podium de peu lors du célèbre GP du Japon 1976.

La Shadow DN8 lors des Dijon FIA Masters 2015

La Shadow DN8 lors des Dijon FIA Masters 2015
4/21

Étonnamment, l’Australien se retrouve sans volant pour 1977. Mais, lors du GP d’Afrique du Sud, le Gallois Tom Pryce est tué dans un horrible accident et Jones est appelé pour le remplacer dès la manche suivante. Il signera son premier succès en F1 lors du pluvieux GP d’Autriche. Il terminera 7ème du Championnat, après en avoir pourtant manqué les trois premières épreuves.

Frank Williams avec Alan Jones

Frank Williams avec Alan Jones
5/21

Photo de: Williams F1

En 1978, Alan Jones, 31 ans, est embauché par Frank Williams, dont l’écurie obtient son premier gros financement par le biais d’un accord avec une compagnie aérienne d’Arabie Saoudite. L’Australien sympathise immédiatement avec son patron et le jeune ingénieur Patrick Head.

Alan Jones lors du GP d'Argentine 1978

Alan Jones lors du GP d'Argentine 1978
6/21

Photo de: Williams F1

Cependant, la saison 1978 n’est pas très bonne pour Williams. Jones, unique pilote de l’équipe, parvient tout de même à signer un podium lors du GP des Etats-Unis Est à Watkins Glen.

Alan Jones et Clay Regazzoni, à Monaco en 1979

Alan Jones et Clay Regazzoni, à Monaco en 1979
7/21

Photo de: Grand Prix Photo / xpb.cc

En 1979, il doit faire équipe avec le vétéran Clay Regazzoni, alors âgé de 39 ans. Et le Suisse fait mieux que se défendre : il remporte d’ailleurs le tout premier succès de l’écurie Williams à l’occasion du GP de Grande-Bretagne à Silverstone où Jones avant pourtant signé la première pole de l’écurie.

Alan Jones remporte le GP d'Allemagne 1979

Alan Jones remporte le GP d'Allemagne 1979
8/21

Photo de: Williams F1

Alan Jones va alors répliquer en enchaînant trois succès consécutifs en Allemagne, en Autriche et aux Pays-Bas.

Podium du GP des Pays-Bas 1979

Podium du GP des Pays-Bas 1979
9/21

Photo de: Williams F1

Il revient à 10 points du leader du Championnat Jody Scheckter (ici à gauche). Le Sud-africain réussira malgré tout à assurer son titre et celui de la Scuderia Ferrari dès la manche suivante, en l’emportant à Monza.

Gilles Villeneuve et Alan Jones lors du GP des Pays-Bas 1979

Gilles Villeneuve et Alan Jones lors du GP des Pays-Bas 1979
10/21

Photo de: David Phipps

Alan Jones remportera une quatrième course en cette saison, lors du Grand Prix du Canada, après une lutte de tous les instants avec l’enfant du pays, Gilles Villeneuve.

Alan Jones et Nelson Piquet lors du GP de Monaco 1980

Alan Jones et Nelson Piquet lors du GP de Monaco 1980
11/21

Photo de: Jean-Philippe Legrand

Après une saison 1979 prometteuse, Williams semble en mesure de jouer le titre. Et dès la première course, Jones l’emporte en Argentine. Rapidement, la saison tournera à un mano-à-mano entre Nelson Piquet (Brabham) et lui.

Podium du GP de France 1980

Podium du GP de France 1980
12/21

Photo de: Williams F1

Malgré deux nouveaux succès estivaux, en France (photo) et en Grande-Bretagne, le Brésilien, plus régulier, prend pour la première fois la tête du Championnat à deux courses de la fin de saison, au soir du GP d’Italie.

Tour d'honneur pour Alan Jones à Silverstone

Tour d'honneur pour Alan Jones à Silverstone
13/21

Photo de: Jean-Philippe Legrand

Mais Jones ne se manquera dans le "money time" de la saison et l’Australien remportera les deux derniers GP, au Canada et aux Etats-Unis Est, pour s’adjuger le titre. Williams remporte aussi son premier titre constructeurs.

Alan Jones lors du GP des Etats-Unis Ouest 1981

Alan Jones lors du GP des Etats-Unis Ouest 1981
14/21

Photo de: Williams F1

La défense du titre commence bien pour Alan Jones qui s’impose dès la première épreuve du calendrier 1981, à Long Beach, y signant au passage son 11ème succès en F1, devant son équipier.

Alan Jones et Carlos Reutemann, au Brésil en 1981

Alan Jones et Carlos Reutemann, au Brésil en 1981
15/21

Photo de: Williams F1

Mais l’orage gronde chez Williams, après avoir assuré un rôle de lieutenant en 1980, Carlos Reutemann n’entend pas jouer les seconds couteaux une nouvelle fois. Dès la seconde manche de la saison, alors que Frank Williams lui demande expressément de laisser passer Jones en fin de course, il ne s’écarte pas et l’emporte.

Alan Jones, Patrick Head et Carlos Reutemann, en Espagne en 1981

Alan Jones, Patrick Head et Carlos Reutemann, en Espagne en 1981
16/21

Photo de: Williams F1

L’Argentin prend seul les commandes du Championnat dès la troisième course, à domicile puis gagne à nouveau en Belgique. Au soir du GP de Grande-Bretagne, il compte 17 points d’avance sur la concurrence (quand la victoire en valait 9). Il reste 6 épreuves. Surtout, le fossé entre les deux pilotes Williams se creuse plus encore et Frank Williams agit comme si Reutemann était toujours un porteur d’eau.

Podium du GP de Las Vegas 1981

Podium du GP de Las Vegas 1981
17/21

Photo de: Williams F1

La seconde partie de saison sera très difficile pour Reutemann. Piquet revient comme un boulet de canon et, à la veille de la dernière course, l’Argentin n’a qu’une unité d’avance sur le pilote Brabham. A Las Vegas, Jones l’emporte alors que son équipier coule, offrant le titre à Piquet pour 1 point. Chez Williams, malgré la perte du titre pilotes, c’est la joie et Jones prend sa retraite sur ce dernier succès.

Alan Jones lors de la Course des Champions 1983

Alan Jones lors de la Course des Champions 1983
18/21

Photo de: Jean-Philippe Legrand

Sa retraite? Pas tout à fait. En 1983, l’Australien fera un passage éclair chez Arrows. Bedonnant et boitillant, Jones est au centre d’un coup médiatique de la part de l'équipe pour attirer des sponsors. Il ne courra qu’une seule course officielle, à Long Beach, avant de monter sur le podium lors de la Course des Champions - hors championnat - disputée à Brands Hatch. Mais, comme aucun sponsor ne se manifeste, il rompt l’engagement avec Arrows et retourne dans sa paisible ferme australienne.

Alan Jones lors du GP d'Europe 1985

Alan Jones lors du GP d'Europe 1985
19/21

Photo de: Jean-Philippe Legrand

Mais Jones n’en finit plus de faire son retour. En 1985, il accepte de rejoindre l’aventure Lola-Haas. Cependant, là encore, malgré toute l’expérience de Teddy Mayer, ancien directeur de McLaren, et le talent d’un tout jeune ingénieur, Adrian Newey, le projet s’essouffle en raison de moyens financiers déclinant et finalement, le Champion du Monde 1980 prendra sa vraie retraite sportive en fin de saison 1986, non sans avoir apporté à la Team Haas son meilleur résultat avec une 4ème place en Autriche.

Sir Jack Brabham, Mark Webber et Alan Jones lors du GP d'Australie 2011

Sir Jack Brabham, Mark Webber et Alan Jones lors du GP d'Australie 2011
20/21

Photo de: XPB Images

Alan Jones figure parmi les Champions du Monde les moins connus de l’Histoire de la Formule 1 alors que son palmarès est notable avec un total de 12 victoires en 116 GP. Surtout, il a succédé à une légende du sport automobile australien en la personne de Jack Brabham, triple Champion du Monde en 1959, 1960 et 1966.

Daniel Ricciardo et Alan Jones sur le podium du GP d'Australie 2014

Daniel Ricciardo et Alan Jones sur le podium du GP d'Australie 2014
21/21

Photo de: XPB Images

Après lui, seuls deux pilotes venus d’Australie ont remporté des courses en F1, à commencer par Mark Webber et ses 9 succès mais aussi Daniel Ricciardo qui a ouvert son compteur en 2014. Avec le décès de Brabham l'an passé, il est le dernier Champion du Monde de F1 australien encore en vie. Il est parfois présent dans le paddock en tant que commissaire-pilote de la FIA.

Prochain article Formule 1
Horner - L'avenir de Kvyat chez Red Bull est assuré "à 100%"

Article précédent

Horner - L'avenir de Kvyat chez Red Bull est assuré "à 100%"

Article suivant

Pérez – Une stratégie gâchée par la voiture de sécurité

Pérez – Une stratégie gâchée par la voiture de sécurité

À propos de cet article

Séries Formule 1
Pilotes Alan Jones
Auteur Fabien Gaillard
Type d'article Contenu spécial