Albon : "Chanceux de ne pas avoir vu un gros accident "

Alexander Albon est revenu sur la "situation excessivement dangereuse" de la séance de qualifications du Grand Prix de Turquie.

Albon : "Chanceux de ne pas avoir vu un gros accident "
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Sous pression chez Red Bull Racing, où il doit convaincre pour conserver son baquet la saison prochaine, Alexander Albon a bien réagi lors des qualifications du Grand Prix de Turquie. Dans une séance qui a tourné à la loterie, avec des conditions de piste rendues précaires par l'état de l'asphalte et par la pluie, le Thaïlandais s'est montré au rendez-vous, signant le quatrième temps. Dépassant son cas personnel, il décrit néanmoins un après-midi stressant, qui aurait pu se terminer tout autrement selon lui. Tout en comprenant l'intérêt sportif suscité par cette situation inhabituelle, il souligne que le danger était omniprésent en piste.

"Je peux comprendre pourquoi les gens aiment ça", explique-t-il. "J'apprécierais si je ne pilotais pas. Je peux vous dire que ce n'est pas aussi amusant dans la voiture qu'à la télévision. Quand on passe le sixième rapport, ou même le septième sur le mouillé et qu'il y a du patinage, avec de l'aquaplaning, ce n'est pas très drôle. C'est plus dangereux qu'autre chose. Je crois que nous sommes chanceux de ne pas avoir vu un gros accident aujourd'hui. Il y a eu des accidents évités de justesse à l'entrée du virage 3. J'aime les conditions difficiles, la météo délicate, j'aime quand c'est comme ça au lieu d'un week-end normal. Mais en même temps, c'est très probablement un pas vers une situation excessivement dangereuse, vraiment."

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La sécurité de cette séance a fait l'objet d'interrogations allant au-delà des conditions de piste, lorsque la Q2 a été lancée alors qu'une zone du circuit était toujours sous drapeau jaune, en présence d'une grue chargée d'évacuer la Williams accidentée de Nicholas Latifi.

"Ce n'était pas très bien", déplore Albon. "J'ai imaginé que l'on essayait de devancer le coucher du soleil. Et tout a été précipité. Mais c'était stupide. Et je suis certain que nous aurions pu attendre cinq minutes de plus, que la grue soit évacuée. Je pense qu'il a dû y avoir une erreur de jugement, car il est impossible qu'ils aient fait ça intentionnellement. C'était dur de comprendre d'où venait la décision, car la grue était toujours sur la piste en train de soulever [la Williams de] Latifi, et nous avons eu l'ordre d'aller en piste puis d'attendre à la sortie de la voie des stands. Je m'attendais à un signal de cinq minutes, mais il n'y a eu qu'une minute avant que ça passe au vert. Je me suis dit qu'ils avaient dû retirer la grue assez rapidement. Mais évidemment, il n'y avait pas eu suffisamment de temps."

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