Allison - La même force chez Vettel et Schumacher

partages
commentaires
Allison - La même force chez Vettel et Schumacher
Par : Basile Davoine
12 déc. 2015 à 11:02

Directeur technique de la Scuderia Ferrari, James Allison dresse un bilan élogieux de sa première année de collaboration avec Sebastian Vettel. 

James Allison, Directeur Technique Châssis Ferrari
Sebastian Vettel, Ferrari SF15-T
Sebastian Vettel, Ferrari SF15-T
Sebastian Vettel, Ferrari SF15-T
Sebastian Vettel, Scuderia Ferrari
Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 Team, Sebastian Vettel, Scuderia Ferrari et Kimi Raikkonen, Scuderia Ferrari
Sebastian Vettel, Ferrari avec Britta Roeske, Responsable Presse Ferrari
Sebastian Vettel, Ferrari SF15-T
Sebastian Vettel, Ferrari avec les médias

En arrivant chez Ferrari après avoir tout gagné avec Red Bull entre 2010 et 2013, Sebastian Vettel s’est lancé un défi qui n’avait rien d’évident, même si aujourd’hui le choix de l’Allemand sonne comme une réussite parfois attendue. Troisième du championnat derrière des Mercedes intouchables, capable d’aller décrocher trois victoires incontestables malgré une monoplace qui, bien qu’ayant évolué de manière spectaculaire, n’était pas au niveau des Flèches d’Argent, il a rapidement fédéré la Scuderia autour de lui. 

"C’est facile d’en parler en repensant à Bahreïn, la moins bonne course de l’année, où il a fait une ou deux erreurs", se souvient James Allison, interrogé sur la BBC. "Nous n’avons pas une voiture aussi bonne que la Mercedes, c’est évident, et nous avons quand même gagné trois courses. Sebastian les a gagnées toutes les trois. Et la raison pour laquelle il a gagné ces trois courses et fait autant de podiums, c’est que nous lui avons demandé de faire des miracles pour mettre cette voiture dans une position compétitive, car la voiture n’est pas encore assez bonne pour être une voiture qui gagne. Il a réalisé ces miracles tour après tour, course après course, week-end après week-end." 

"Après, occasionnellement, une ou deux fois dans l’année sur des milliers de tours, on voit évidemment que ce n’est pas une machine, c’est un humain. Et cela montre la magnificence de ce qu’il a accompli sur toutes les autres courses."

La valeur collective

Si le comparatif entre le travail fourni par Michael Schumacher durant son ère de domination avec Ferrari et les qualités de Vettel aujourd’hui a souvent été évoqué, Allison en parle avec humilité. Mais le Britannique ne peut que confirmer ce sentiment, ayant découvert un pilote avec l’étoffe d’un quadruple Champion du Monde tout en raisonnant collectivement. Bien que cela serve évidemment ses intérêts personnels pour atteindre ses objectifs à terme, la différence fut visiblement notable avec bien d’autres pilotes. 

"Avec les pilotes, la première chose que l’on veut c’est qu’ils soient rapides et ne fassent pas d’erreurs", explique Allison. "Assez souvent, le type de personnalité nécessaire pour être rapide et ne pas faire d’erreur n’est pas le personnage le plus sympathique." 

"Sebastian est l’un de ces caractères inhabituels, très direct et très décontracté. L’ego est une mauvaise chose, mais son ego est fait pour intégrer le groupe et l’équipe. C’est un plaisir et cela augmente incroyablement la puissance du groupe quand la personne qui doit délivrer des résultats le dimanche veut faire partie de l’équipe."

"J’ai travaillé avec deux gars qui comprennent vraiment, vraiment la valeur d’être dans une équipe, et l’un était Michael, l’autre est Sebastian. Ce n’est pas pour dénigrer les autres, mais c’est une force particulière chez Sebastian, et c’était une force particulière chez Michael."

Prochain article Formule 1
Ricciardo - Mercedes est "trop loin" pour être rattrapé

Article précédent

Ricciardo - Mercedes est "trop loin" pour être rattrapé

Article suivant

Mercedes - Une crainte permanente de Ferrari

Mercedes - Une crainte permanente de Ferrari

À propos de cet article

Séries Formule 1
Pilotes Sebastian Vettel Boutique
Équipes Ferrari Boutique
Auteur Basile Davoine
Type d'article Actualités