Avant l'accident des EL1, Alonso prédisait un risque avec une Aston Martin imprévisible
Avant l'accident de la fin des Essais Libres 1 au GP de Monaco, Fernando Alonso avait expliqué craindre l'imprévisibilité du moteur et de la boîte de vitesses de son Aston Martin dans les rues de la Principauté.
Photo de : Alastair Staley / LAT Images via Getty Images
Du haut de ses 44 printemps, Fernando Alonso a suffisamment d'expérience pour sentir le vent du boulet avant même que le canon n'ait tiré. C'est ce qui s'est passé ce jeudi, à la veille de la première séance d'essais libres, lors de laquelle il a connu un accident.
L'Espagnol s'en est bien sorti puisque, subissant un gros décrochage au freinage de la chicane, il a été percuter le mur avec le museau de son Aston Martin avant que celle-ci ne finisse par se remettre en ligne pour éviter un crash plus violent et destructeur.
L'aileron avant de l'AMR26 a bien sûr été fortement abîmée, laissant suffisamment de débris dans la zone pour inciter la direction de course à interrompre la séance, mais le pire était évité.
Jeudi, devant la presse, Alonso prévenait déjà craindre un risque d'accident lié à un rétrogradage qu'il qualifiait lui-même d'"aléatoire" alors que son écurie, devenant la structure d'usine de Honda et s'appuyant sur des moteurs de la marque nippone, fabrique désormais sa propre boîte, ces deux éléments étant jusqu'à l'an passé fournis par Mercedes.
Or, sur le tracé urbain, étroit et sinueux de Monaco, Alonso ne cachait pas que ce contexte technique compliqué pouvait conduire à des problèmes.
Fernando Alonso, Aston Martin Racing
Photo by: Alex Bierens de Haan / LAT Images via Getty Images
"Il y a quelques points à améliorer sur la voiture, et ce sera un bon test ici à Monaco", déclarait Alonso avant tout roulage. "L'un d'entre eux sera, à coup sûr, la boîte de vitesses. Nous avons des problèmes avec la boîte depuis Miami."
"Et Monaco n'est pas l'endroit idéal pour un rétrogradage aléatoire, vous savez, qui peut entraîner un blocage des roues arrière ou un dérapage, car on finirait alors par percuter le mur, et le pilote passerait pour un idiot."
"Mais nous sommes parfois à la merci de la voiture quand on rétrograde d'un rapport et qu'il faut pousser le moteur, comme si on mettait les gaz à fond. C'est donc là-dessus qu'il faut s'assurer que nous avons fait un pas dans la bonne direction au Canada, et Monaco nous dira la vérité."
Une boîte de vitesses qui se désynchronise
Lance Stroll (Aston Martin)
Photo de: Sam Bagnall / Sutton Images via Getty Images
"C'était un peu mieux au Canada", estimait de son côté Lance Stroll. "Mais ensuite, chaque fois que nous descendons en dessous de 40 km/h, nous perdons la synchronisation sur quelques rapports. Nous devons donc resynchroniser les rapports."
"Comme ici par exemple, chaque fois que nous passons par l'épingle du Loews, nous perdons complètement la synchronisation des rapports. Nous devons alors les resynchroniser, ce qui nous fait perdre un temps considérable à chaque fois."
Avec Benjamin Vinel
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