Alonso aussi frustré que Ron Dennis par l'interdiction des essais

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Alonso aussi frustré que Ron Dennis par l'interdiction des essais
Jamie Klein
Par : Jamie Klein
1 août 2015 à 11:41

Fernando Alonso, McLaren MP4-30
Fernando Alonso, McLaren
Fernando Alonso, McLaren MP4-30
Fernando Alonso, McLaren Honda passe sous le drapeau à damiers
Fernando Alonso, McLaren Honda

L'équipe McLaren souffre depuis le début de la saison, trouvant encore ses repères avec son nouveau fournisseur d'unité de puissance, Honda.

Partenaire exclusif de McLaren cette saison, Honda a choisi de concentrer tous ses efforts sur le team anglais à la manière d'une équipe d'usine, selon la vision de Ron Dennis; mais le revers de la médaille fait que l'unité de puissance a toujours très peu de roulage par rapport à n'importe quel produit des motoristes rivaux, qui disposent de plus de voitures sur la grille pour collecter données et apporter des correctifs ou ajuster l'exploitation.

Le temps de réaction en termes de développement, par ailleurs en partie coordonné par le Japon, et de travail sur les ennuis grevant le package, inquiètent maintenant McLaren au point de faire se questionner les pilotes quant à ce dont sera faite la saison 2016.

L'un des grands motifs de frustration, pour un Fernando Alonso arrivant au terme de sa carrière, est de ne pouvoir accroitre son implication dans un projet qui pourrait aller de l'avant si les règles étaient différentes concernant les autorisations de tests privés. Au lieu de se donner plus pour faire avancer les choses, le Champion espagnol est réduit au rang d'observateur et regrette la passivité imposée aux équipes. McLaren ne dispose à la mi-saison que de 17 points de plus que Manor au Championnat du Monde.

"Je pense que Fernando partage ma frustration qui est de ne pas être en mesure de tester lorsque l'on n'est pas compétitif", regrette Ron Dennis. "C'est un tel handicap! Il est bien plus difficile de progresser sur le plan de la performance moteur et sur celui de la performance de l'auto [sans tests]".

 

Une vraie-fausse économie

L'argument des économies liées à la limitation des tests ne tient pas, selon Dennis.

"On n'a pas toujours bon, et lorsque c'est le cas, on gaspille de l'argent. Ce sont donc de fausses économies. Et en réalité, on n'économise pas d'argent car il faut apporter des développements en quantité sur les autos sans que les progrès soient prouvés [en piste]".

Le patron de McLaren estime donc que ces règles ne touchent que les grandes équipes, en ce sens que les petites n'ont de toute façon pas de plans de développement et n'utilisent même pas toujours les rares journées d'essais accordées.

"Ce n'est pas ça, la F1. La F1, c'est la compétition, pas du handicap. Et de manière perverse, le plus grand handicap en F1, ce ne sont pas les tests".

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Auteur Jamie Klein
Type d'article Actualités