Alonso a calmé les ardeurs de McLaren à la radio

Fernando Alonso a expliqué les raisons de son courroux entendu à la radio pendant le Grand Prix de France.

Contraint à l'abandon en toute fin de Grand Prix sur le Paul Ricard, Fernando Alonso a vécu une course anonyme, dans laquelle il n'a jamais pu prétendre à venir se battre pour les points. Le niveau de McLaren tout au long du week-end s'est trouvé loin des attentes du début de saison, avec notamment une élimination des deux monoplaces de Woking dès la première partie des qualifications.

Cette course a été marquée par un message radio dont Alonso a le secret. Alors que son ingénieur Will Joseph l'informait des écarts et de la perspective d'une remontée notamment en cas de pluie, le pilote espagnol a répondu sans prendre de pincettes : "Je n'ai pas de freins, je n'ai pas de pneus, je ne suis pas dans les points. Je vais essayer de faire ce que je peux, mais je me fiche un peu de Grosjean."

Interrogé sur cette réaction à l'issue du Grand Prix, le double Champion du monde s'est justifié en précisant qu'il trouvait son équipe trop enthousiaste et irréaliste à cet instant de la course, par rapport à ce qu'il pouvait faire en piste. 

"À la radio, l'équipe était vraiment surexcitée, en me donnant les écarts avec le cinquième, le sixième", explique Alonso. "J'étais dernier après l'intervention de la voiture de sécurité, et j'avais un problème de surchauffe des freins. J'avais un train de pneus pour toute la course car nous nous étions arrêtés au premier tour pour passer les gommes jaunes, donc c'était une course sur la défensive. Ce n'était pas de la frustration, mais nous savons que nous n'étions pas compétitifs ce week-end."

Alors que son seul espoir était de tirer profit d'éventuelles circonstances de course, Alonso a également regretté la mansuétude des commissaires envers les pilotes qui ont court-circuité le premier virage pour éviter les incidents, notamment celui survenu entre Sebastian Vettel et Valtteri Bottas : "Dès le départ, nous avons dû éviter beaucoup d'accidents devant nous. Certains semblaient court-circuiter le circuit et il n'y a rien eu. Nous sommes restés sur le circuit et nous nous sommes retrouvés dernier en faisant ça."

Quant au tête-à-queue peu après la relance de la course, Alonso en tient rigueur à Vettel, même s'il n'y a pas eu contact entre les deux hommes : "Ça a bien fonctionné pour lui cette fois-ci, mais ça ne sera pas le cas à chaque fois." 

Vandoorne impuissant

Cet abandon d'Alonso dans les derniers tours vient s'ajouter à une douzième place de Stoffel Vandoorne qui conclut bien mal le week-end de McLaren. Il s'agit tout simplement du plus mauvais résultat d'ensemble de l'équipe britannique depuis le début de la saison.

"Il nous aurait fallu un peu de chance pour terminer dans les points", estime le pilote belge. "Nous savions que si les autres voitures ne rencontraient pas de problèmes, les points seraient durs à atteindre pour nous, et ça a été le cas. Notre rythme était meilleur qu'en qualifications. Une fois que nous pourrons progresser sur notre rythme de qualifications, ça devrait nous aider pour nous retrouver mieux classés en course."

"J'ai fait une bonne course, j'ai doublé Ericsson et Fernando à la fin. Mais nous n'avons pas marqué de points pour l'équipe, c'est malheureux. Il n'y avait rien de particulièrement mauvais avec l'équilibre de la voiture, c'est juste que notre rythme n'est pas suffisant." 

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Séries Formule 1
Événement GP de France
Sous-évènement Course
Circuit Circuit Paul Ricard
Pilotes Fernando Alonso , Stoffel Vandoorne
Équipes McLaren
Type d'article Réactions
Tags castellet