Alonso manque de confiance et ne cherche pas d'excuse

Fernando Alonso estime être le seul responsable de sa contre-performance en qualifications à Imola, où il s'élancera 15e sur la grille de départ.

Alonso manque de confiance et ne cherche pas d'excuse
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C'est une séance de qualifications difficile qu'a vécu Fernando Alonso à Imola, samedi, lors du Grand Prix d'Émilie-Romagne. Pourtant neuvième de la dernière séance d'essais libres dans la matinée, le pilote espagnol a eu plus de mal à trouver le rythme et a été éliminé en Q2, lui qui avait déjà frôlé la correctionnelle en Q1.

Finalement 15e sur la grille de départ, derrière les deux Williams notamment, le double Champion du monde a concédé plus de trois dixièmes à son coéquipier Esteban Ocon, cet écart étant quasiment le même que celui le séparant d'un passage en Q3. S'il faut bien prendre en compte les deux années d'absence d'Alonso en Formule 1, c'est tout de même la première fois depuis le Grand Prix de Malaisie 2017 qu'il est battu par un coéquipier dans l'exercice du tour rapide. À Bahreïn il y a trois semaines, il avait accédé à la Q3 tandis qu'Ocon était resté coincé en Q1 à cause d'un drapeau jaune.

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Ne masquant pas sa déception à Imola, Alonso assume cependant une situation dont il endosse la responsabilité, et qui conforte selon lui les observations qu'il avait déjà formulées après le rendez-vous de Sakhir : il lui reste des points à améliorer sur le plan personnel dans le cadre de son retour dans la discipline.

"Je n'étais pas rapide", concède-t-il avec lucidité. "La voiture se comportait bien, l'équilibre était bon, et à chaque fois que je terminais un tour, j'étais plutôt content de mes sensations, mais c'était clairement trop lent pour être plus haut dans le classement. Ce sera une course difficile en partant de derrière. Imola n'est pas connu pour ses opportunités de dépassement, donc on sait que ce sera une course difficile."

Alonso précise qu'Alpine a procédé à quelques petits changements sur sa monoplace entre les derniers essais libres et les qualifications, mais pour lui ce n'est pas une explication qui peut justifier son résultat. Il met davantage en avant le manque de confiance contre lequel il lutte encore au volant de l'A521.

"Franchement, je ne pense pas que les changements ont eu une énorme incidence sur la performance", assure-t-il. "Si j'avais eu des sensations différentes dans la voiture en qualifications par rapport aux EL3, peut-être que j'aurais pu comprendre que nous avions fait quelque chose allant dans la mauvaise direction. Mais la voiture se comportait bien en qualifications et elle était identique aux EL3, donc je suppose que ça vient plus de moi."

"Quand on parle de deux ou trois dixièmes pour gagner cinq ou six places, c'est difficile d'en être certain à 100%, mais je suppose que je dois m'améliorer. J'ai besoin de comprendre où se situe la limite de la voiture, peut-être sur des circuits difficiles. Sur des circuits exigeants comme celui-ci, il faut avoir un certain niveau de confiance dans la voiture. Ces circuits old-school demandent de la confiance dans la voiture, et de la confiance pour attaquer à la limite lors des qualifications. Peut-être que je ne suis pas encore à ce niveau. J'essaierai de m'améliorer pour la prochaine fois."

Esteban Ocon ayant accédé à la Q3 pour s'élancer neuvième sur la grille de départ, ce sont à nouveau des qualifications mitigées pour Alpine, comme le souligne Marcin Budkowski.

"Nous savions que ce serait serré entre plusieurs concurrents après les EL3 et qu’une bataille intense s’annonçait pour placer nos deux monoplaces en Q3", rappelle le directeur exécutif de l'écurie. "Esteban a connu une très bonne séance en étant solide à chaque étape des qualifications. Sa neuvième place correspond probablement au rang actuel de la voiture. Fernando n’a pas réussi à tout mettre ensemble comme il l’aurait souhaité et nous analyserons cela pour voir comment nous pouvons progresser."

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