Alonso a troué un mur de colère après son abandon à Singapour

Fernando Alonso révèle avoir troué le mur de sa salle personnelle d'un coup de poing à Singapour, après son abandon au premier virage du Grand Prix.

McLaren avait des espoirs très élevés sur le circuit de Marina Bay, où le manque de puissance du moteur Honda se faisait moins ressentir qu'à l'accoutumée, comme en témoigne la présence des deux MCL32 en Q3.

Fernando Alonso a pris un envol canon et s'apprêtait à s'emparer de la troisième place au premier virage lorsqu'il a été percuté par la Ferrari de Kimi Räikkönen et la Red Bull de Max Verstappen, toutes deux en perdition après leur collision avec Sebastian Vettel. Victime des dégâts, Alonso a été contraint à l'abandon quelques tours plus tard, alors qu'il aurait pu s'emparer de la deuxième position après le retrait de Vettel. D'où cette très grande frustration.

Lorsque Motorsport.com évoque le trou dans le mur, Alonso répond : "Oui... Il y est encore ! C'était de la frustration."

"C'est quand j'ai vu le replay. Quand j'ai vu [Sebastian] Vettel partir en tête-à-queue au virage 3, nous étions juste derrière Lewis [Hamilton], et nous étions sur les bons pneus à ce moment-là. Nous pouvions même essayer de le dépasser si le moment venait. Puis nous aurions sûrement perdu une ou deux places, mais pas davantage, car c'est un circuit urbain, personne ne peut dépasser. Et ce podium aurait pu être l'un des plus grands événements de ma carrière, et nous l'avons manqué."

Vice-Champion des saisons 2010, 2012 et 2013, Alonso n'hésite pas à affirmer que monter sur le podium avec une telle monoplace aurait été sa "plus grande réussite des dix dernières années". Dix années lors desquelles il a signé 50 podiums, dont 13 victoires.

"C'était certainement un nouveau moment frustrant", poursuit le pilote McLaren. "Parfois nous sommes lents, nous ne sommes pas compétitifs et nous ne pouvons rien faire, comme à Spa et à Monza. Puis nous attendons ces quelques circuits où nous savons être compétitifs, et il y a eu la pluie, et nous étions deuxième ou troisième à ce moment-là. Je pense qu'un podium était garanti à Singapour, et un podium aurait probablement été ma plus grande réussite des dix dernières années."

"Nous avons manqué ça. Mais j'ai tendance à toujours voir le côté positif des choses, et s'il fallait que cela se produise cette année, c'est parce que c'était le destin, mais ce dernier prend soin de notre chance pour de meilleures opportunités."

Lorsqu'il lui est demandé s'il croit vraiment au destin, l'Ibère répond : "Je crois que les choses se produisent parce qu'elles doivent se produire. Je pense vraiment que toutes les choses qui se produisent lors d'une course, lors d'un championnat ou dans la vie, il y a peut-être une raison derrière elles. Et cette raison, c'est que des temps meilleurs sont à venir, et je préfère penser ainsi."

Propos recueillis par Jonathan Noble

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