Aston Martin et la F1, l'histoire impossible?

Si la décision finale semble avoir été reportée au mois prochain, la probabilité de voir Aston Martin se lier à Force India à partir de la saison prochaine semble désormais très faible.

Le PDG du constructeur britannique, Andy Palmer, a tenu un discours on ne peut plus clair sur les intentions de la marque à court et moyen terme. Et la Formule 1 est loin de figurer dans ses plans, si l’on s’en tient à ses propos. 

Il y a quelques semaines, le directeur du marketing et de la communication d’Aston Martin, Simon Sproule, avait déjà rappelé à quel point la vision de la marque pour son engagement sportif était globale et que la décision finale dépassait le simple cadre de la F1. Tout en confirmant cette politique, Palmer a clarifié les conditions nécessaires pour voir le constructeur s’impliquer en F1. Des conditions qu’il estime clairement ne pas être réunies à l’heure actuelle, alors que le lien entre la piste et la route est absolument primordial pour Aston Martin. 

Un lien piste-route sincère

Dans une interview accordée à Daily Sports Car, Palmer pose l’exigence suivante : "Si nous pouvons trouver une manière, quand nous aurons l’argent, qui démontrerait la technologie d’une manière liée à la partie cliente, en montrant que nous sommes en LMP1 ou en F1 car nous pouvons y montrer notre technologie avancée qui est transférée de la compétition vers vos voitures de route ; si nous pouvons faire ce lien sans manquer de sincérité, alors je dirais que la porte est ouverte."

Un "Si" qui est lourd de sens, puisque Palmer reconnaît que l’engagement d’Aston Martin d’une manière ou une autre en F1 n’est pas à l’ordre du jour, mais qu’il ne peut pas non plus se permettre de fermer une porte qui doit rester en permanence ouverte, en fonction des opportunités qui viendraient à se présenter. 

"Il s’agit là aussi d’être authentique", insiste-t-il. "C’est pour cela que j’ai continuellement dit qu’il est incertain que nous soyons en F1. C’est un mécanisme aussi, de laisser la porte ouverte plutôt que de dire jamais."

"Il y a des raisons marketing de le faire, mais la seule manière pour que cela fonctionne réellement est d’avoir une histoire sincère, telle que de dire ‘Nous travaillons avec cette équipe, ou nous nous établissons avec cette équipe pour telle et telle raison’, afin que cela soit lié au lancement d’une voiture de route, ou une forme quelconque de technologie, de la fibre de carbone, etc."

Un "rebranding" n'aurait pas de sens?

Autrement dit, si la porte reste ouverte, le moment où Aston Martin en franchira le seuil n’est pas pour tout de suite. Invité à se prononcer plus précisément sur la probabilité d’une implication en F1, Palmer semble d’ailleurs faire allusion directement aux négociations tenues avec Force India en les écartant de l’équation. 

"On ne peut jamais contrôler si les choses vont s’agencer correctement pour vous, mais ces liens solides devraient être mis en place pour que l’on commence à considérer ce type de décision. Quelqu’un qui dit ‘Vous pouvez avoir votre nom sur cette voiture’, ce n’est pas quelque chose vers quoi nous irions."

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A propos de cet article
Séries Formule 1
Équipes Aston Martin Racing , Force India
Type d'article Actualités
Tags engagement, implication