Aston Martin joue la carte de la transparence avec Alonso

L'histoire a montré que Fernando Alonso n'était pas toujours le pilote le plus simple à gérer au sein d'une écurie. Chez Aston Martin, la confiance passe par l'ouverture, la transparence et la latitude laissée au pilote pour guider les siens. Et pour l'instant, ça fonctionne.

Fernando Alonso, Aston Martin Racing AMR23

Une relation transparente et sans ménagement, c'est ce que prône Mike Krack à la tête d'Aston Martin pour entretenir la confiance mutuelle entre l'écurie et Fernando Alonso. Avec un double Champion du monde réputé pour savoir étendre son influence dans les structures où il évolue, le management d'Aston Martin a pour le moment trouvé la recette permettant de travailler en parfaite harmonie. Les excellents résultats de la première partie de saison ont forcément contribué à la bonne ambiance générale, mais pas seulement si l'on en croit le directeur de l'écurie de Silverstone.

"Je ne pense pas que nous ayons besoin de nous gérer l'un l'autre, parce que c'est un membre de l'écurie, comme nous le sommes tous", confie Mike Krack à Motorsport.com. "Il est évident que c'est lui le plus exposé et le plus en vue, donc on écoute et on s'intéresse à ce qu'il dit. Mais il sait que l'on veut le faire ensemble."

"Nous sommes également humbles et honnêtes si nous ne parvenons pas à atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés ou qu'il attend de nous. Je pense donc que la clé, à ce stade, est vraiment d'avoir une relation aussi ouverte et transparente que possible. On doit travailler ensemble, les yeux dans les yeux, sans dire qui est le manager. Et ça a très bien fonctionné jusqu'à présent."

Fernando Alonso et Mike Krack.

Fernando Alonso et Mike Krack.

À mi-saison, Aston Martin occupe la troisième place du championnat constructeurs et doit beaucoup à un Fernando Alonso qui a su exploiter l'AMR23 pour la conduire à six reprises sur le podium. Dans une certaine mesure, et compte tenu de l'immense expérience de son pilote, l'écurie estime aussi qu'elle ne peut que lui faire confiance pour la guider dans la bonne direction. 

"La collaboration a été fantastique, en permanence", assure Mike Krack. "Et je pense que ce qui est très important, c'est qu'il connaît les faiblesses de la voiture, et nous les examinons ensemble. Nous savons donc à quoi nous attendre en amont et nous décidons beaucoup de choses ensemble. C'est la clé, car si tu as quelqu'un comme lui, avec cette expérience, avec cette intelligence, avec ce désir, tu dois l'impliquer. Si tu le fais, tu ne peux qu'en tirer profit."

"C'est la voie que l'on essaie de suivre", conclut le patron d'équipe. "On ne dit pas : 'Tu n'es que le pilote'. On essaie vraiment de tout exploiter, tout comme la positivité qu'il peut apporter. Et je pense que ça nous aide énormément."

Propos recueillis par Jonathan Noble

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