Jour J : l'audience de Haas devant la Cour d'Appel de la FIA

La Cour d'Appel de la FIA se prépare à statuer sur l'exclusion de Romain Grosjean du Grand Prix d'Italie ce jeudi. Une victoire en appel de Haas permettrait à l'équipe américaine de passer de 30 à 20 points de Renault au championnat du monde des constructeurs.

Jour J : l'audience de Haas devant la Cour d'Appel de la FIA
Romain Grosjean, Haas F1 Team VF-18
Romain Grosjean, Haas F1 Team VF-18
Romain Grosjean, Haas F1 Team, lors de la parade des pilotes
Romain Grosjean, Haas F1 Team
Carlos Sainz Jr., Renault Sport F1 Team R.S. 18
Marcin Budkowski, Renault Sport F1 Team
Motorhome et logo FIA
Laurent Mekies, directeur de la sécurité de la FIA, et Marcin Budkowski, responsable département technique FIA

Le Franco-Suisse avait été disqualifié après une réclamation déposée par Renault concernant le fond plat utilisé par son équipe. Les commissaires techniques de la FIA avaient constaté que le team américain n'avait pas réalisé dans les délais requis les modifications requises par un changement de directive technique.

Le sujet de la discorde concerne un ajustement requis d'un radius de 50 mm à l'avant du fond plat et la manière dont celui-ci a été exécuté par Haas, qui s'est dit dans l'incapacité de respecter à la fois le couvre-feu interdisant le travail à l'usine durant la trêve estivale, et la mise en application de la requête de la FIA dans les délais impartis.

Après Monza, Haas s'est brièvement trouvé devant Renault, à la quatrième place du championnat. Grosjean a cependant été exclu par les commissaires, coûtant huit points à Haas et en rapportant deux à Renault, Sainz passant de la neuvième à la huitième place du GP. Haas a ensuite fait appel de la décision, et une victoire en appel signifierait que l'équipe reviendrait à 20 points de Renault en cas de victoire, à deux GP du terme de la saison.

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Gene Haas, propriétaire de l'équipe américaine, compare le cas à celui, récent, concernant les jantes de Mercedes, et estime que ses ingénieurs ont préparé un dossier solide.

"Nous le pensons", commente-t-il pour Motorsport.com. "Qu'ont-ils dit au sujet de Mercedes, que leur petit disque n'avait pas affecté l'aérodynamique, que ce n'était pas mesurable ? C'est la même chose pour nous. Ce que nous avons fait en plaçant un radius dans l'angle n'était pas mesurable. Quand cela arrive à Mercedes, ils s'en sortent ; quand cela nous arrive, on se fait marteler. Ce radius n'est pas pertinent en ce qui concerne la performance."

Haas estime qu'il existait des doutes sur la manière d'interpréter les règles de manière correcte. "La spécification est écrite en anglais, elle n'est pas vraiment documentée avec un diagramme sur ce qu'ils désirent exactement. Toute sorte de paragraphe sera toujours soumise à interprétation. C'est pourquoi les équipes se sont disputées pendant des mois sur le sujet. Quand ils ont finalement lancé une date et dit : 'voilà ce que nous voulons', nous avons dit qu'il fallait une course de plus pour le faire. Nous roulions avec avant cela et les autres équipes aussi. Ce n'était vraiment pas significatif en termes de performances."

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Renault en tant que plaignant, témoin et tiers intéressé

Haas reconnaît que même si son équipe remporte l'appel, la quatrième place au championnat est désormais difficile à atteindre. "Je pense qu'il nous faut nous montrer vraiment heureux de la cinquième position et regarder l'ensemble de l'année. Nous étions huitièmes l'an passé, et je pense que nous pouvons nous maintenir au cinquième rang : ce serait une réussite. Je pense que c'est décevant, car en fin d'année, nous semblons avoir aligné de la malchance et perdu notre élan."

Pendant ce temps, Renault demeure convaincu que les commissaires techniques ont pris la bonne décision en excluant Grosjean à Monza.

"L'appel est entre Haas et la FIA", précise Marcin Budkowski à Motorsport.com. "Nous sommes juste ce qu'ils appellent un tiers intéressé. Nous avons mis un peu de travail dans la réalisation du dossier avec les éléments sur la raison pour laquelle nous pensons que la décision des commissaires est la bonne, mais la réalité est que nous sommes des passagers, des observateurs. Nous y assisterons et sommes des témoins potentiels, si les juges décident de nous entendre."

Interrogé sur sa confiance concernant l'issue de l'appel, le nouveau meneur de troupes et ex-homme de la FIA commente : "Au final, il y a une cour d'appel et je ne vais pas commenter le jugement. Mais nous croyons être dans le vrai et que la sanction était appropriée."

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