McLaren MP4/5B : parmi les plus belles armes d'Ayrton Senna

Il y a 61 ans, le 21 mars 1960, naissait Ayrton Senna. La légende du Brésilien est telle que les possibilités d'en entretenir le souvenir auprès des fans sont quasiment infinies. Ce dimanche, Motorsport.com a fait le choix de s'arrêter, photos et vidéo à l'appui, sur l'une des F1 avec lesquelles il a connu le succès : la McLaren MP4/5B.

McLaren MP4/5B : parmi les plus belles armes d'Ayrton Senna
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Pour parler de la MP4/5B, il faut d'abord évoquer la MP4/5. Il est vrai que McLaren et Honda avaient outrageusement dominé la saison 1988, avec 15 victoires en 16 Grands Prix disputés. Cependant, le motoriste japonais avait par la suite un nouveau défi à relever, après avoir mis plusieurs saisons à faire de son moteur turbo le meilleur. Car la F1 revenait aux blocs atmosphériques.

À cette époque, McLaren était une écurie suffisamment forte en ingénierie pour être capable de faire la transition. Conçue pour la saison 1989 sous la direction de Neil Oatley et Steve Nichols, la MP4/5 ressemblait énormément à sa devancière, la prise d'air en plus. Néanmoins, la monocoque en fibre de carbone était nouvelle, tout comme la géométrie de suspension. Le V10 Honda 3,5 l se montra assez puissant d'entrée, mais connut tout de même quelques soucis initiaux avec son système de lubrification.

En dépit de leurs doutes sur le poids de la MP4/5 en 1989, Alain Prost et Ayrton Senna allaient dominer une nouvelle fois la saison, même si c'était de manière moins flagrante que lors de l'exercice 1988. Senna signa la première pole de l'année à Rio mais fut pris dans un accrochage au premier virage, tandis que Prost terminait deuxième. Le Brésilien allait courir après ces points tout au long de l'année…

Plus tard dans la saison arriva la version B allégée de la MP4/5, avec une boîte de vitesses transversale qui avait remplacé la précédente, longitudinale, associée à un moteur Honda rendu plus puissant. Prost signa quatre victoires, contre six à Senna, mais le Français se montra plus régulier et le titre se décida en sa faveur lors d'un Grand Prix du Japon marqué par leur fameux accrochage à la chicane de Suzuka.

Steve Nichols suivant Prost chez Ferrari pour 1990, l'équipe d'Oatley retravailla la monocoque de la MP4/5 pour tirer parti d'un nouveau carbone haut-module, atteignant ainsi le poids limite et améliorant l'équilibre après avoir réduit la taille du réservoir. Ce fut l'acte de naissance de la MP4/5B.

Il y avait beaucoup à faire pour McLaren dans ses préparatifs de la saison 1990, puisqu'une partie de l'équipe était dédiée à la conception et à la fabrication de la MP4/5B pendant qu'une autre travaillait en parallèle sur un châssis test MP4/5C, destiné à accueillir le nouveau V12 que Honda avait l'intention d'introduire l'année suivante. Les essais organisés à Silverstone, et dont vous pouvez découvrir ci-dessus quelques images d'archives en vidéo, furent aussi marqués par un accident avec Senna au volant. Malgré les dégâts matériels et la charge de travail supplémentaire, celui-ci s'avéra "utile" puisqu'il corroborait les dires du pilote brésilien, selon qui le nouveau châssis était plus réactif que celui de la MP4/5.

En plus d'une nouvelle géométrie de suspension avant, d'un diffuseur modifié, de radiateurs réagencés et d'un nouveau moteur, l'équipe dut apporter en cours de saison des évolutions significatives, dont un nouveau fond plat, pour contenir le retour de Ferrari et Williams. Honda apporta aussi des nouveautés en développant continuellement son package, de manière à ce que son V10 soit en mesure de délivrer environ 710 chevaux tout en économisant encore du poids.

En 1990, Senna chez McLaren et Prost chez Ferrari signèrent six victoires chacun. Le titre se joua encore une fois à Suzuka, et à nouveau sur un accrochage resté célèbre, cette fois-ci dès le premier virage du Grand Prix. C'est ainsi que Senna décrocha le deuxième de ses trois titres mondiaux.

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Photo de: Jean-Francois Galeron

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Photo de: Rainer W. Schlegelmilch

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