Bahreïn d'un point de vue moteur

A peine remis de l’incroyable Grand Prix de Chine, Ricardo Penteado, le chef motoriste Renault Sport 1 team, nous explique ce que Bahreïn va exiger du RS27, mais parle aussi de l’impact de l’interdiction des diffuseurs soufflés sur les réglages...

A peine remis de l’incroyable Grand Prix de Chine, Ricardo Penteado, le chef motoriste Renault Sport 1 team, nous explique ce que Bahreïn va exiger du RS27, mais parle aussi de l’impact de l’interdiction des diffuseurs soufflés sur les réglages moteurs et des styles de pilotage contrastés de Kimi et Romain

Allez-vous réutiliser les monteurs de Shanghai à Bahreïn ?

"Oui. Nous montons exactement les mêmes moteurs pour le vendredi et pour la course qu’à Shanghaï, sur les deux voitures. Jusqu’à maintenant, nous sommes dans la fenêtre d’utilisation. Nous avons utilisé les mêmes moteurs en Australie et en Malaisie, avant d’installer de nouveaux blocs pour la Chine. Certains moteurs feront trois épreuves, mais nous les gardons pour celles à faible kilométrage comme Monaco."

{{Quelle est votre marge de manoeuvre réglementaire en termes d'évolution de ce bloc après la course à Shanghai ?

"Pour ce circuit, nous n’avons pas besoin de modification mécanique parce que le pourcentage à pleine charge sur les moteurs est équivalent sur ces deux circuits, Shanghai et Bahreïn. Cependant, à Shanghai, ce pourcentage est concentré sur une longue ligne droite alors qu’à Bahreïn il est partagé entre quatre lignes droites plus courtes. Egalement, Bahreïn comporte beaucoup plus de virages lents, au lieu de deux virages à très basse vitesse. Avant de venir, quand même, nous avons vérifié sur le banc dynamique à Viry que les cartographies moteurs et les réglages étaient bien validés, en particulier en fonction du changement de climat. A Shanghai, l’air était assez frais et il y avait un taux d’humidité assez élevé. Ici, l’air est beaucoup incroyablement sec et beaucoup plus chaud. En la matière, Sakhir est au sommet de l’échelle, dans le calendrier. Aussi, notre principal travail consistera à bien mettre au point les cartographies d’allumage pour éviter une montée de pression interne quand l’air est très chaud et sec."

{{Il parait que, sans les diffuseurs soufflés, définir les bons réglages pour chaque virage est plus difficile cette année. Est-ce exact ?

"Concernant le moteur, je dirais qu’il est beaucoup plus facile pour nous de définir la cartographie sans diffuseur soufflé. Cela dit, il est exact que le manque de ce grip supplémentaire que procurait le diffuseur soufflé rend très importante la reprise du moteur pour garantir le maximum de motricité en sortie de chaque virage. Cela affecte-t-il votre plan de travail pour un vendredi ? Nous n’avons pas d’essai spécifique pour obtenir les meilleures reprises. Mais cela implique que nous devions travailler de manière très proche – encore plus proche que l’an dernier – avec les pilotes pour comprendre leurs besoins en matière de moteur. Cela demande un feedback très clair sur les changements et une mise au point très fine. L’an dernier, les diffuseurs soufflés rendaient les voitures beaucoup moins sensibles."

{{A ce stage de la saison, voyez-vous une différence dans la façon dont Kimi et Romain utilisent leur moteur ?

"Ce sont deux pilotes qui comprennent comment fonctionne un moteur de F1 quand il passe de pied levé à accélération maxi. Ils nous poussent énormément pour avoir ce dont ils ont besoin pour se sentir en confiance en sortant d’un virage. Je dirais que les moteurs de Romain ont la vie un peu plus facile que ceux de Kimi. Le côté français de Romain est tout simplement étonnant lorsqu’il monte les rapports, tout en douceur ! Ses moteurs passent presque moitié moins de temps au limiteur que ceux de Kimi ! Tirez-en les conclusions que vous voulez sur le caractère de Kimi…"

Par Lotus F1 Team

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