Barcelone, J7 - Ferrari vivace ; Mercedes avec sérénité

Ferrari a réalisé une journée de roulage convaincante sur le tracé de Barcelone, ce jeudi.

Barcelone, J7 - Ferrari vivace ; Mercedes avec sérénité
Stoffel Vandoorne, McLaren MCL32
Jolyon Palmer, Renault Sport F1 Team RS17
Daniil Kvyat, Scuderia Toro Rosso STR12
Daniel Ricciardo, Red Bull Racing RB13
Marcus Ericsson, Sauber C36
Sebastian Vettel, Ferrari SF70H
Stoffel Vandoorne, McLaren MCL32
Esteban Ocon, Sahara Force India F1 VJM10
Stoffel Vandoorne, McLaren MCL32
Maurizio Arrivabene, Team Principal Ferrari
Sebastian Vettel, Ferrari SF70H
Sebastian Vettel, Ferrari SF70H
Lewis Hamilton, Mercedes AMG, dans le cockpit
Jolyon Palmer, Renault Sport F1 Team RS17
Des mécaniciens McLaren poussent la voiture recouverte de Stoffel Vandoorne McLaren MCL32 dans son garage après un problème technique
Valtteri Bottas, Mercedes AMG F1 W08
Pascal Wehrlein, Sauber C36
Daniel Ricciardo, Red Bull Racing RB13
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G.N., Barcelone - Ils n’ont pas amélioré le temps matinal, mais on les a vu pousser autrement plus fort que lors des dernières journées. Entre simulations de courses et tentatives d’explorer un peu plus loin les capacités de leurs autos, certains teams ont commencé à en montrer un petit peu plus en Catalogne.

Les choses avaient commencé de manière prometteuse : en égalant très vite le meilleur temps absolu établi hier en 1’19’’3, Sebastian Vettel avait impressionné. Pas tant pour le chrono établi que pour celui qu’il… aurait pu établir ! Le pilote Ferrari avait en effet sérieusement compromis son ultime secteur, relâchant tout dans la ligne droite des stands, pour ne pas rendre possible la lecture de son temps réel. Une duperie qu’il s’autorisa encore deux fois avant la pause déjeuner, établissant des chronos ébouriffants dans les deux premiers secteurs et perdant un temps notable dans le dernier − de manière involontaire, tentera-t-il de nous convaincre.

Le cap des 1'18''virtuellement franchi

Le chrono est donc tombé à 1’19’’024 mais n’est toujours pas représentatif de ce dont était capable cette Ferrari chaussée de pneus ultratendres, à 12h30. Une chose est sûre :  elle était beaucoup plus rapide que les trois petits dixièmes gagnés depuis l’établissement d’un 1’19’’314 en pneus tendres (situés deux crans d’aspérité au-dessus des ultratendres) !

Mis bout à bout, les trois meilleurs secteurs du jour établissent un temps de 1’18’’666 mais il demeure important de signaler que la référence du troisième secteur, mise au crédit de Lewis Hamilton, a été passée avec le pneu Pirelli tendre et peut être fortement optimisée.

L’autre démonstration de Ferrari fut celle de l’endurance. Capable de réaliser une simulation de course dans l’après-midi, le pensionnaire de Maranello a de nouveau fait monter le compteur kilométrique à un niveau dont peuvent seulement rêver les ingénieurs McLaren-Honda et du team d’usine Renault.

Les déboires de McLaren ce jeudi ont de nouveau été embarrassants, avec deux immobilisations de la monoplace déclenchant l’activation du drapeau rouge. Jolyon Palmer a aussi vu sa monture jaune adresser des signaux de détresse, tandis que l’équipe Haas confirme une certaine fiabilité et exploitabilité de l’unité de puissance Ferrari après une solide journée de préparation.

Mercedes, un colosse aux pieds bien ancrés

Tous ces bons signaux en provenance du box de la Scuderia Ferrari ne suffisent cependant à éliminer l’impression de contrôle absolu émanant de chez Mercedes, dont l’auto donne le sentiment d’être collée dans les courbes, notamment grâce à un train avant d’une rigidité saine et rassurante à l’œil nu.

Le fait que l’on ait entendu des exclamations à l’adresse de Ferrari dans la salle de presse trahit une certaine surprise de la part des observateurs au vu des performances du team italien. Dans le cas de Mercedes, la performance et la fiabilité sont attendues, presque tenues pour acquises avec un certain détachement, et force est de constater que Hamilton et le forçat Bottas (95 tours en seulement quatre heures cet après-midi) ont de nouveau montré qu’ils étaient les vrais patrons à ce stade de la saison.

Avec tout ceci, on pourrait presque oublier Red Bull. Reste que quelques heures d'observation passées en bord de piste apportent un sentiment similaire à celui offert par la Mercedes : un contrôle serein des éléments, et le déroulement d'un programme propre, anglé sur les pneus à composition plus rigide. Pour bien juger le team de Milton Keynes, il convenait d'observer le comportement des autres autos chaussées des mediums : blocages du train avant, trajectoires larges, remises de gaz tardives... Nous n'avons rien observé de tout cela chez Red Bull, qui attaquait la corde et relançait dans les virages lents du dernier secteur avec autant d'efficacité que d'autres le font en supertendre.

Assidu en piste, Esteban Ocon a lui aussi emmagasiné les kilomètres et s’est montré très studieux avec les mélanges Pirelli medium et tendre. Williams, l’autre client Mercedes, a été très discret côté chronos, mais les longs relais en medium trahissaient une préparation de simulation de course avec beaucoup de carburant. Enfin, Toro Rosso s’est quelque peu rassuré en déroulant une journée de roulage satisfaisante.

Demain, vendredi, les teams disposeront d’une ultime journée de roulage sous le soleil catalan avant de devoir mettre à profit tous leurs enseignements pour valider les développements qui prendront la direction de Melbourne, pour la première manche de la saison F1 2017…

Classement final

 PiloteÉcurieTemps Trs
1 S. Vettel Ferrari 1:19.024 156
2 L. Hamilton Mercedes 1:19.352 52
3 E. Ocon Force India 1:20.161 137
4 D. Kvyat Toro Rosso 1:20.416 94
5 K. Magnussen Haas 1:20.504 119
6 D. Ricciardo Red Bull 1:20.824 128
7 S. Vandoorne McLaren 1:21.348 48
8 V. Bottas Mercedes 1:21.819 95
9 P. Wehrlein Sauber 1:22.347 44
10 J. Palmer Renault 1:22.418 53
11 M. Ericsson Sauber 1:23.330 88
12 F. Massa Williams 1:24.443 80
13 L. Stroll Williams 1:24.863 85
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