Bell : "Melbourne, un bon indicateur de la saison 2008"

Bob, l’équipe a eu un programme chargé cet hiver

Bob, l’équipe a eu un programme chargé cet hiver. Comment cela s’est-il passé ?

Je pense que nous sommes satisfaits de la manière dont les choses se sont déroulées et nous avons réussi à faire tout ce que nous souhaitions dans le cadre de nos préparations pour Melbourne. En ce qui concerne nos performances, il est difficile de dire exactement où nous en sommes : ce sera très serré. Notre hiver s’est bien déroulé en ce qui concerne notre apprentissage de la voiture et sa mise au point. Il n’y a pas de problème de comportement et nous n’avons pas connu les problèmes que nous avions eus en 2007. Nous sommes satisfaits de notre niveau de fiabilité, qui correspond à ce que nous pouvions espérer à ce stade de l’année. Maintenant, il s’agit d’exploiter notre package à son maximum et d’entrer dans la course au développement pour faire mieux et plus vite que les autres.

Quelle est l’ambiance dans l’équipe depuis le retour de Fernando ?

Nous avons retrouvé notre optimisme et le retour de Fernando a vraiment apporté une dynamique très positive dans l’équipe. C’est une énorme motivation. Fernando est un compétiteur remarquable et il a toujours su exploiter la voiture à sa disposition de façon exceptionnelle. Vous savez qu’à chaque fois que Fernando est au volant, il y a une chance réelle de décrocher résultat. Tout le monde est donc très impatient de voir comment se déroulera la première course en Australie.

Nelson portera également les couleurs de l’équipe. Comment a-t-il trouvé ses marques de pilote titulaire ?

Nelson a travaillé très dur cet hiver et ses performances ont montré qu’il avait beaucoup progressé, je pense donc qu’il est prêt à disputer sa première course. Il travaille bien avec ses ingénieurs, qui ont fait leur maximum pour l’aider dans sa préparation et il a fait preuve d’un bon rythme. Il s’agit maintenant de confirmer qu’il peut maintenir ce même rythme en conditions de Grand Prix car cela est encore bien différent et il aura beaucoup de choses à gérer. Ce sera sans doute intéressant de voir comment il s’en sort mais je suis convaincu qu’il saura faire du bon travail.

La R27 s’était révélée trop conservatrice. Quelle a donc été l’approche de l’équipe cette saison ?

Nous avons travaillé dur dans tous les domaines, notamment en ce qui concerne l’aérodynamisme. En F1 moderne, l’importance du package aéro est telle que c’est essentiellement lui qui détermine les performances de la voiture et cela a été par conséquent notre principale préoccupation. Nous avons accordé beaucoup d’efforts et d’attention au train avant, notamment l’aileron et la suspension. L’architecture de notre suspension va dans le sens de ce qu’il se fait en ce moment, il s’agit d’une suspension à quille zéro qui jusque là n’avait pas grand intérêt pour nous mais s’est révélée cette année très intéressant afin d’être en mesure d’exploiter les pneus au maximum de leur potentiel.

Que pouvez-vous nous dire du circuit d’Albert Park sur le plan technique ? Est-ce qu’il conviendra selon vous à la R28 ?

Disons que nous ne serons pas désavantagés, tournons les choses plutôt comme cela. Ce circuit exige généralement une voiture très efficace dans les changements rapides de direction et au freinage, ce qui devrait convenir à la R28. Le tracé est bosselé par endroit et il faudra sans doute travailler sur ce point pour que la voiture réagisse bien sur les bosses et au niveau des vibreurs. Une autre chose importante à Albert Park est de mettre les pilotes en confiance et pour cela la mise au point est déterminante. Je crois que c’est quelque chose que nous pourrons réussir à faire avec la R28 : il faudra travailler et retravailler les réglages de la voiture pour donner aux pilotes ce qu’ils souhaitent. Je pense que ce premier circuit sera un bon indicateur de ce à quoi nous pouvons nous attendre pour la suite de la saison.

L’an passé, l’équipe a eu beaucoup de mal à s’adapter aux pneus Bridgestone. Est-ce que cela est aujourd’hui réglé ?

Nous avons toujours eu de bons rapports avec Bridgestone et même lorsque nous avions des problèmes comme l’an passé, ils se sont révélés être d’excellents partenaires. Il est vrai que nous sommes aujourd’hui en meilleure posture quant à la compréhension des pneus et notre voiture semble être plus à même de tirer le maximum de leur portentiel. Je ne suis donc pas inquiet quant à l’exploitation des pneumatiques, je suis persuadé que nous saurons régler la voiture pour en tirer le meilleur !

L’équipe a remporté par deux fois le Grand Prix d’Australie. Quels peuvent être ses objectifs ce week-end ?

Nous voulons nous battre pour le podium, c’est clairement notre objectif cette année et c’est également dans cette perspective que nous nous rendons à Melbourne. Difficile aujourd’hui de dire exactement comment les choses se dérouleront une fois sur place mais nous ferons tout notre possible pour parvenir à atteindre notre objectif. Albert Park est un circuit que Fernando connaît bien et qui nous a réussi par le passé. Ce sera une grande première pour Nelson et nous ferons en sorte qu’il soit aussi prêt que possible à aborder son premier Grand Prix. C’est sans doute un des circuits les plus difficiles à apprendre pour un pilote car il est très technique et les trajectoires évoluent au fur et à mesure que la piste prend le grip.

La Formule 1 est entrée dans une ère de standardisation avec notamment un nouveau boîtier électronique et l’absence des aides au pilotage. Quel en sera l’impact selon vous pour les spectateurs ?

Les courses seront peut être un peu plus intéressantes à regarder, il y aura peut être plus de mouvements mais je ne pense pas que cela redistribue la donne entre les pilotes. Cela sera sans doute différent s’il pleut mais je ne pense pas que ce sera là encore une énorme différence. Les spectateurs ne pourront pas dire que les éventuels changements seront uniquement liés à ce nouveau système électronique. Mais l’introduction de ce nouveau système n’était pas voué à améliorer le spectacle a priori, il s’agissait surtout de permettre une réduction des coûts et nous pouvons discuter si oui ou non cela a été atteint.

La compétition sera serrée cette année. Quelle est selon vous la hiérarchie à l’heure actuelle ?

Nous ne pouvons nous appuyer que sur ce que nous avons pu voir lors des essais cet hiver et il semble que Ferrari et McLaren soient un ton au-dessus. Ensuite il y a un groupe d’équipes qui semblent relativement proches les unes des autres, peut être un peu derrière McLaren ou à leur niveau. Il est donc impossible de dire aujourd’hui où nous pourrons finir à Melbourne, mais nous devons aborder cette course en sachant que nous ferons notre maximum.

Source : ING Renault F1 Team

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