Ben Sulayem remporte une victoire politique avec le vote de mesures controversées
L'Assemblée générale de la FIA a voté des modifications critiquées de ses statuts et de son code éthique.
Photo de: Sam Bloxham / Motorsport Images via Getty Images
Ce jeudi, l'Assemblée générale de la FIA, réunie à Macao, a entériné des changements annoncés de longue date au niveau de ses statuts et de son code éthique. Une victoire politique pour le président Mohammed Ben Sulayem, alors que ces mesures avaient été vivement critiquées ces derniers mois.
Parmi les changements votés, l'on note l'avancement de la date butoir pour la déclaration de candidature à la présidence de la FIA, l'augmentation de l'influence du président sur la composition du Sénat et l'alignement de la durée des mandats des comités d'audit et d'éthique et de nomination sur le mandat de quatre ans du président. En sus, et c'est ce qui avait particulièrement fait réagir il y a quelques semaines, ces modifications facilitent plus encore la possibilité de bloquer certaines candidatures à la présidence si les états de service ou des questions de conflit d'intérêts mettent en cause l'intégrité des candidats à la présidence.
Comme cela a été dans un premier temps révélé par la BBC et confirmé par Motorsport.com par la suite, les membres de la FIA ont approuvé les changements liés aux statuts à une majorité de 83,35% et ceux liés au code éthique à 88,83%.
"Depuis 2021, la FIA a pris des mesures pour renforcer sa politique de gouvernance", a déclaré la FIA dans un communiqué transmis à Motorsport.com. "Cette politique guide les activités de la FIA et garantit la robustesse et la transparence de ses règles, pratiques et procédures."
Mohammed Ben Sulayem, président de la FIA.
Photo de: Sam Bloxham / Motorsport Images
"Les modifications proposées aux statuts de la FIA visent à renforcer davantage les processus liés à la gouvernance et à la confidentialité. Elles donneront au comité de nomination plus de temps pour examiner les critères d'éligibilité des candidats et contribueront à garantir la cohérence et la rigueur du processus électoral."
"Toutes les modifications proposées ont été votées à une large majorité par les clubs membres de la FIA lors des assemblées générales, conformément au processus démocratique qui régit la prise de décision au sein de la Fédération."
Alors que Ben Sulayem est pourtant aux cœur de nombreuses critiques depuis de longs mois, sur divers fronts, et a vu un grand nombre de figures majeurs de la FIA s'en aller tout en marquant leur désaccord avec sa façon de présider l'instance, les chiffres écrasants de ces votes peuvent être vus comme une victoire politique majeure pour l'Émirati à quelques mois de la prochaine élection, qui aura lieu lors de la prochaine Assemblée générale à Tachkent, capitale de Ouzbékistan, en décembre.
À l'heure d'écrire ces lignes, en dépit de rumeurs autour de possibles candidatures de Carlos Sainz, David Richards ou Robert Reid à la présidence de la FIA, Ben Sulayem est pour le moment officiellement le seul candidat à sa propre succession. Le mois dernier, ce dernier a d'ailleurs reçu le soutien public de 36 clubs membres - principalement issus des Amériques mais également d'Afrique et d'Asie - qui se sont positionnés en faveur d'un deuxième mandat à la tête de l'instance.
Avec Filip Cleeren
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