Best of 2012 - Button : "Pas d'excuses en 2012"

ToileF1 vous propose pendant les derniers jours de l'année un petit flash-back sur certains des évènements marquants de la saison 2012, tels qu'ils furent relatés à chaud sur le site

ToileF1 vous propose pendant les derniers jours de l'année un petit flash-back sur certains des évènements marquants de la saison 2012, tels qu'ils furent relatés à chaud sur le site. Au menu de cet arrêt : le portrait d'avant-saison de Jenson Button, qui, remonté comme une aiguille, annonçait qu'il n'aurait "pas d'excuses" pour ne pas figurer en haut de la hiérarchie en fin d'année!

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Pendant que Lewis Hamilton limait le bitume lors des deux dernières journées d’essais de Barcelone, Jenson Button, au volant aujourd’hui, dégustait tranquillement hier une pinte de bière dans un pub Londonien. Mais il serait bien entendu précipité de dire que l’Anglais néglige la préparation de sa saison 2012 ! Voici pourquoi…

Button est à première vue un jeune homme heureux et pleinement accompli chez McLaren Mercedes. Certes, c’était déjà le cas en 2009, année de son titre avec Brawn GP. Mais l’enjeu d’un premier titre, et la conscience du fait qu’il était interdit de manquer celui-ci avec une machine supérieure avait eu tendance à stresser notre personnage, pourtant habituellement plutôt serein.

Au terme d’un exercice 2011 de toute beauté, complétant une année 2012 déjà enthousiasmante dans un nouvel univers où rien n’était gagné d’avance, Button s’est imposé comme le chef implicite chez McLaren Mercedes. Après avoir gagné avec trois équipes différentes (si l’on estime que Honda était un autre team que Brawn GP !) et montré à tous que le défi Lewis Hamilton ne l’impressionnait guère, Jenson sait que sa côte est au plus haut, et affiche l’ambition qui l’accompagne.

En forme physiquement, l’émérite triathlète est également bien dans sa tête, accompagné dans la vie par sa charmante petite amie, le pétillant top model japonais Jessica Michibata. Bref, ce gars qui porte des costumes Hugo Boss sur les tapis rouge de soirées classe dans les pages de GQ a tout pour plaire. Et 2012 pourrait être encore une meilleure année, comme il le confie à l’agence Reuters.

“L’an dernier, j’ai fait de mon mieux avec la voiture que j’avais. J’ai le sentiment d’avoir grandi avec l’équipe, et de faire grandement partie de McLaren ; pas seulement en tant que pilote, mais en tant que membre de l’équipe”, décrit Button, que Brawn a déjà décrit comme un catalyseur d’énergie similaire à Michael Schumacher. “Au final, je termine second, avec quatre victoires”. Mais ce bilan, aussi satisfaisant soit-il, ne suffit pas à Button, qui vise, de son propre aveu, le titre mondial cette saison. “Il n’y a pas d’excuses cette année. Nous avons tout”. Comme Hamilton, Button est affamé, et croit que les bases posées ces deux dernières saisons vont payer : “La relation que j’ai avec mes ingénieurs et mes mécanos est très bonne ; on se comprend vraiment bien. Je suis très heureux de ma position au sein de l’équipe, et gagner le championnat avec McLaren serait fantastique. Cela signifie plus de faire cela avec une équipe avec laquelle on se sent si bien après si peu de temps que de juste arriver et piloter la meilleure auto”. Une petite référence que l’on attribuera ou non à l’intention de Sebastian Vettel. Button sait par expérience qu’il ne vaut mieux pas trop tirer de plans sur la comète au moment de parler des performances de la nouvelle monoplace. Les désillusions furent nombreuses pour celui qui dut composer par le passé avec de poussives Benetton ou Honda, qui auraient la ruiné la carrière de plus d’un pilote. A contrario, il connaît la grande force de son équipe, qui l’an dernier, avait déballé une monoplace partiellement aboutie lors des essais hivernaux, avant de réaliser un spectaculaire pas en avant en arrivant à Melbourne, et de poursuivre le meilleur programme de développement de la saison. Fort de ce passé, Button attend d’être en Australie pour réellement mesurer ses chances : “Rien ne permet de dire que nous sommes une demi-seconde plus rapides que tout le monde ; mais rien ne permet de dire que nous sommes une demi-seconde plus lents” !, analyse-t-il. “La voiture est confortable et fait tout ce que je lui demande. Il s’agit maintenant de la développer jusqu’à la première course”. Avec son museau avant demeurant conventionnel, et n’adoptant pas la tendance des disgracieux paliers, la McLaren semble être une monoplace équilibrée, saine, dont la plateforme permet encore d’atteindre d’importants progrès. Là ou Ferrari cherche encore à comprendre sa nouvelle-née en collectant de nombreuses données, admettant un certain retard en la matière, que Red Bull apprend la vie sans diffuseur soufflé dominateur, que Mercedes AMG dévoile tardivement sa F1 W03, et que Lotus inquiète avec ses problèmes structurels de châssis, McLaren, se son côté, semble être l’équipe ayant connu le parcours le plus stable et régulier depuis la fin de la saison dernière. L’entrave majeure des Gris demeurera l’absence de N°1 désigné au sein de l’équipe en cas de lutte aux avant-postes, ce qui n’est pas le cas chez Red Bull et Ferrari. Mais sur la piste, il en est sûr, Jenson pourra de nouveau obtenir son N°1…

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A propos de cet article
Séries Formule 1
Pilotes Jenson Button , Michael Schumacher , Lewis Hamilton , Sebastian Vettel
Équipes McLaren , Mercedes , Ferrari
Type d'article Actualités