Best of photos 2020 - La sélection de la rédaction

Si l'année ne passera pas à la postérité comme la plus belle qui soit, elle ne nous a pas privés de moments époustouflants, dont les photographes ont témoigné avec talent. Pour conclure 2020 comme il se doit, voici la sélection de photos de la rédaction de Motorsport.com. Des choix totalement subjectifs !

Best of photos 2020 - La sélection de la rédaction

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1/42

Photo de: MotoGP

Photo choisie par Léna Buffa

Il est né en 1999 et approchait de ses cinq mois lorsque Régis Laconi a fait retentir la Marseillaise à l'issue d'une course de la catégorie 500cc, après quoi les magnétos tricolores sont restés bloqués sur pause... Vingt-et-un an plus tard, et alors que le MotoGP a succédé aux deux-temps et largement dépassé l'adolescence depuis, Fabio Quartararo a conquis sa première victoire avec une rage qu'il n'a pas pour habitude de contenir. Une ouverture de saison qui, d'emblée, mettait en transe les fans tricolores (sur leurs canapés) et faisait naître les plus belles promesses pour la suite du championnat...

2/42

Photo de: Mark Sutton / Motorsport Images

Photo choisie par Benjamin Vinel

Il l'a fait ! Pierre Gasly a mis un terme à 24 ans d'attente pour la France depuis la dernière victoire d'un pilote tricolore en Grand Prix. Ému, le Normand n'en revenait pas et a pris un moment sur le podium pour savourer et prendre conscience de ce qu'il venait d'accomplir.

3/42

Photo de: Glenn Dunbar / Motorsport Images

Photo choisie par Fabien Gaillard

Enfin ! Le parallèle avec la photo de Pierre Gasly sur le podium de Monza est évident, mais la situation de Sergio Pérez au moment où il signe au GP de Sakhir sa toute première victoire en F1 est en contraste. Âgé de 30 ans, dans sa dixième saison dans la discipline, le Mexicain n'ayant jamais eu entre les mains de monoplace de pointe soulevait enfin le trophée du vainqueur, dans un succès qui semblait lui revenir de droit après tant de performances "dans l'ombre". Pour ajouter de la dramaturgie, sa situation personnelle à l'époque était incertaine : il semblait plus proche de devoir quitter la discipline que d'y rester, ce qui ajoutait émotion et cruauté à ce résultat.

4/42

Photo de: Andy Hone / Motorsport Images

Photo choisie par Léna Buffa

Pour Romain Grosjean, cela a duré 28 secondes. Vingt-huit secondes durant lesquelles il a eu le temps de passer par toutes les émotions, allant jusqu'à momentanément accepter qu'il avait ce jour-là rendez-vous avec la mort. Pour les téléspectateurs, l'attente aura été plus longue encore, entre l'impact violent qui a encastré la Haas dans le rail de sécurité et l'a aussitôt vue être envahie par les flammes, et les images rassurantes d'un Romain Grosjean debout, s'échappant vers la voiture médicale. Réalisation TV oblige, il nous aura sans doute fallu à tous plus de temps encore pour bien réaliser ce qui venait de se produire, puisque l'on savait déjà le Français sain et sauf avant de découvrir des images toutes plus stupéfiantes les unes que les autres, comme celle-ci où on l'aperçoit au moment décisif où il est sauvé, ou celles d'une voiture méconnaissable une fois l'incendie éteint.

5/42

Photo de: Fabien Dufour / Hyundai Motorsport

Photo choisie par Guillaume Navarro

Avec la lutte ayant opposé jusqu'au dernier rallye de la saison les équipages Toyota de Sébastien Ogier et Elfyn Evans pour la couronne des pilotes, on en oublierait presque que c'est Hyundai qui a raflé la couronne des constructeurs. Avec cinq petits points de marge sur le constructeur japonais, la structure coréenne conserve donc son titre acquis en 2019.

6/42

Photo de: Rainier Ehrhardt

Photo choisie par Basile Davoine

Ces tribunes vides alors que s’apprête à être donné le départ de la 88e édition des 24 Heures du Mans, c’est un immense crève-cœur. L’image est forte, et elle illustre toute une année de sport automobile à l’heure de la pandémie de COVID-19. Côté piste, la satisfaction d’avoir pu permettre aux équipes de reprendre leur activité, et côté main courante, l’absence mortifère de toute âme passionnée.

7/42

Photo de: Andy Hone / Motorsport Images

Photo choisie par Fabien Gaillard

Cette photo symbolise totalement l'accomplissement de Lewis Hamilton en 2020. Certes, il pilotait une voiture supérieure à la concurrence, mais son Grand Prix de Turquie, sur un tracé ultraglissant et humide, au terme duquel il a conquis sa septième couronne, a rappelé à tous que le palmarès du Britannique, qui s'apparente de plus en plus à une collection de records, n'a rien d'usurpé. Et atteindre sept Championnats du monde, le chiffre magique qui semblait inatteignable quand Michael Schumacher l'a fixé, est forcément un événement remarquable, historique, dont l'ampleur dépasse sans doute tout ce qu'Hamilton aurait pu imaginer. Sur ce cliché, il contemple tout autant qu'il est contemplé par ce chiffre, avec à la main, comme une offrande, le trophée de vainqueur qui a scellé sa place au firmament.

8/42

Photo de: Repsol Media

Photo choisie par Léna Buffa

On ne l'a vu en course que 35 minutes cette saison, mais Marc Márquez a livré un festival dont lui seul a le secret. Parti de la première ligne, passé en tête dans le troisième tour, puis sorti de la piste, il était resté sur ses roues au prix d'un des sauvetages miraculeux qui ont fait sa légende au fil des années. Reparti en fond de peloton, il est remonté tel un boulet de canon, nous gratifiant d'un spectacle époustouflant, maîtrisant comme personne une Honda qui malmène pourtant ses pilotes. Sa course s'est toutefois arrêtée dans le 22e tour, alors qu'il était en passe de s'emparer de la deuxième place, dans une chute qui allait chambouler le championnat.

9/42

Photo de: Carl Bingham / Motorsport Images

Photo choisie par Fabien Gaillard

Dans le contexte déjà hautement tendu du voyage du paddock en Australie alors même que l'épidémie devenait officiellement une pandémie, que de nombreuses frontières se fermaient et que les reports et/ou annulations d'événements se multipliaient, le maintien du GP d'Australie semblait relever de l'hérésie. Et pourtant, la veille encore, tout était prêt pour débuter la saison à Melbourne... jusqu'à ce que la situation déraille : un cas de COVID chez McLaren aura suffi pour faire s'effondrer l'édifice dans la nuit précédant les premiers essais libres. Les spectateurs se massaient déjà devant les portes du circuit et les commissaires avaient déjà pris position quand la nouvelle est tombée, plongeant la discipline dans la gestion de ce qu'on a vite appelé un "fiasco" et une hibernation de près de quatre mois.

10/42

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Photo choisie par Vincent Lalanne-Sicaud

L'une des images les plus fortes de la saison en MotoGP. Au GP d'Autriche, Johann Zarco et Franco Morbidelli se sont accrochés et la Yamaha du pilote italien a été projetée, évitant de quelques centimètres Valentino Rossi. Un drame a peut-être été évité ce jour-là.

11/42

Photo de: Steve Etherington / Motorsport Images

Photo choisie par Vincent Lalanne-Sicaud

L'année 2020 de Lewis Hamilton ne se résume pas à ses prestations en piste. Le septuple Champion du monde veut faire entendre sa voix en prenant position sur des sujets de société, à travers son soutien affiché au mouvement Black Lives Matter, le lancement d'une commission destinée à apporter plus de diversité dans le monde du sport automobile, mais aussi ses prises de position sur les problématiques environnementales.

12/42

Photo de: Austral / Hyundai Motorsport

Photo choisie par Benjamin Vinel

La pandémie de COVID-19, nous aurions pu nous en passer, c'est certain. Au moins a-t-elle permis de voir les WRC dans un contexte inhabituel, par exemple sur l'Autodromo Nazionale di Monza. Ici, Thierry Neuville emprunte le légendaire anneau de vitesse, qui a été régulièrement utilisé par diverses compétitions de 1954 à 1969 et restait un passage clé du Rallye de Monza jusqu'à ce jour.

13/42

Photo de: Toyota Racing

Photo choisie par Basile Davoine

Une autre WRC sur le mythique anneau de vitesse, cette fois celle de Sébastien Ogier qui s’est adjugé, lors de l’événement italien début décembre, un septième titre mondial avec son fidèle copilote Julien Ingrassia.

14/42

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Photo choisie par Léna Buffa

Voici la saison 2020 sous un autre angle, celui que les journalistes ont connu durant quatre à cinq mois intenses. À défaut de pouvoir se rendre sur les épreuves une fois que les protocoles sanitaires ont été mis en place pour que les championnats se tiennent malgré la pandémie, les points presse organisés à distance sont devenus le quotidien. "Coupez votre micro s'il vous plaît" a probablement été la phrase que nous avons le plus entendue cette année !

15/42

Photo de: Glenn Dunbar / Motorsport Images

Photo choisie par Léna Buffa

Sous l'impulsion de Lewis Hamilton, la F1 s'est rapidement associée au mouvement mondial de protestation contre les violences subies par la population noire. Avant chaque départ, les pilotes ont livré des images à la portée forte, arborant des t-shirts frappés des messages portés par le mouvement Black Lives Matter et se réunissant pour une photo dont la seule variation par rapport à un plan bien établi concernait ceux qui parmi eux avaient choisi de ne pas s'agenouiller. Peut-être ces démonstrations sont-elles devenues trop rituelles au détriment de leur spontanéité, mais les images resteront. La suite, ce seront les actes, avec des démarches comme celle annoncée par Mercedes d'ouvrir un plus grand nombre de ses postes aux minorités.

16/42

Photo de: Renault Sport

Photo choisie par Benjamin Vinel

Aucun doute, voir la Renault R25 en piste au Grand Prix d'Abu Dhabi a fait resurgir de nombreux souvenirs pour les passionnés de sport automobile. Pour ma part, en 2005, j'avais treize ans, et Renault était mon écurie favorite. J'ai toujours adoré la livrée bleu et jaune arborée par le Losange de 2002 à 2006, celle que Fernando Alonso a menée au titre à deux reprises. En revanche, attention à ne pas faire preuve de trop de nostalgie : il y a quinze ans, on disait déjà que la F1, c'était mieux avant…

17/42

Photo de: Andy Hone / Motorsport Images

Photo choisie par Benjamin Vinel

Que le calendrier 2020 de Formule 1 soit chamboulé a permis de découvrir certains circuits sous les belles couleurs de l'automne, par exemple Imola, où l'on a couru le 1er novembre dernier. C'est à peine si l'on aperçoit Max Verstappen au milieu des arbres.

18/42

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Photo choisie par Vincent Lalanne-Sicaud

Fabio Quartararo n'est pas le seul Français qui a goûté aux joies de la victoire pour la première fois en MotoGP cette année puisque Miguel Oliveira a offert au team Tech3 ses deux premiers succès. Hervé Poncharal, forcément ému, et ses troupes ont enfin été récompensés, 20 ans après leur arrivée dans la catégorie.

19/42

Photo de: MotoGP

Photo choisie par Guillaume Navarro...

Glaçant. Le fait d'avoir vu une F1 impliquée dans un accident rappelant ce qui ressemblait à un drame des années 1970 avec Romain Grosjean à Abu Dhabi a déclenché un effroi immédiat et un sentiment de lourdeur tenace. Mais l'accident qui m'a le plus perturbé cette année a été celui de Johann Zarco et Franco Morbidelli à Spielberg, dont les montures, débris et corps en perdition sont aussi passés à deux doigts de plusieurs autres pilotes en selle. L'état du casque de l'Italo-Brésilien après-coup suffit à imaginer la solitude d'un pilote dans un tel événement. Ce jour-là, c'est sûr, une bonne étoile veillait sur le MotoGP, qui a aussi fait des avancées merveilleuses dans le domaine de la sécurité. Il fallait par ailleurs un sacré cran chez tous ceux encore en lice pour remonter sur les bécanes quelques instants après le crash, pour un nouveau départ…

... et Léna Buffa

Le crash du Grand Prix d'Autriche s'est déroulé dans l'un des virages les plus serrés du Red Bull Ring, mais il a offert des images terrifiantes sur deux scènes distinctes. Le virage en lui-même et sa sortie, où les autres pilotes ont été frôlés de justesse par des bolides devenus des projectiles incontrôlables, et la voie de dégagement, où les deux pilotes impliqués dans la collision initiale, survenue au freinage, ont fini leur course tels des pantins. Cette image de Franco Morbidelli est sûrement l'une des plus parlantes de ces instants suspendus où, au cœur de la confusion, la seule chose qui compte c'est de réaliser que l'on est vivant.

20/42

Photo de: Glenn Dunbar / Motorsport Images

Photo choisie par Guillaume Navarro

Ce que je retiens de cette saison F1 2020, c'est qu'elle a été chargée d'événements protocolaires, avant, pendant et après les événements. Certains verront cela comme un effort appréciable, d'autres comme un excès lancinant. Une chose est sûre, les messages, célébrations et mises en conformité calibrées autour de l'image publique comme du contexte sanitaire ont rythmé l'année, avec réussites brillantes et polémiques sans doute évitables ou inutiles.

À Sotchi (photo), hymne national et célébrations de la Russie, agenouillement de certains pilotes vêtus de t-shirts à message antiraciste ou encore célébration des carrières respectives de Lewis Hamilton et de Michael Schumacher (alors que le Britannique s'approchait à grandes enjambées du record de l'Allemand), sont venus, comme un peu partout, se mêler aux tests réalisés pour rejoindre le paddock, au maintien des bulles et au respect des gestes barrière. Ah, et au sport ! Car rappelons-le, on y faisait aussi la course, même s'il y a de quoi faire un diaporama entier de t-shirts engagés.

21/42

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Photo choisie par Vincent Lalanne-Sicaud

En proie à des problèmes de freins, Maverick Viñales a offert l'une des images les plus étonnantes de l'année au GP de Styrie, en sautant de sa moto, à 227 km/h, quand il a compris qu'il ne pourrait pas ralentir la Yamaha. Un épisode qu'il a résumé avec un certain flegme : "Que faire ? Je n'allais pas rester dessus ! Il fallait sauter… J'ai très bien compris que les freins avaient cassé, donc j'ai décidé de sauter."

22/42

Photo de: Formula Motorsport Ltd

Photo choisie par Benjamin Vinel

C'est en cette saison 2020 qu'un certain Yuki Tsunoda s'est révélé au grand jour, bien que ses performances précédentes aient déjà laissé entrevoir son immense potentiel, que ce soit au Japon ou en FIA F3. Petit par la taille et grand par le talent, Tsunoda a signé quatre pole positions en tant que rookie F2 (seuls Charles Leclerc et George Russell ont fait mieux depuis la création du GP2) et est passé à un point de la deuxième place malgré l'un des plateaux les plus compétitifs du championnat. On ne peut qu'être impatient de voir cet affable pilote au style spectaculaire mais efficace en Formule 1.

23/42

Photo de: Mark Sutton / Motorsport Images

Photo choisie par Vincent Lalanne-Sicaud

Le circuit d'Imola a toujours offert des images spectaculaires mais il n'avait jamais accueilli la F1 au mois de novembre. Les pilotes, ici Lewis Hamilton, ont roulé sous une lumière rasante, une situation qu'ils rencontrent rarement en dehors des essais privés du mois de février et des courses en nocturne.

24/42

Photo de: Andy Hone / Motorsport Images

Photo choisie par Fabien Gaillard

Sebastian Vettel venant en personne féliciter Lewis Hamilton au terme du GP de Turquie, lui lançant "nous te regardons écrire l'Histoire", c'est aussi une des images symboliques de 2020, et sans doute de la F1 de ces dernières années. À l'échelle de la discipline et de ce que l'Histoire en retiendra, ce sont deux mastodontes qui joignent leurs mains, 11 titres mondiaux au total, tous glanés sur les 13 dernières saisons. Mais dans le contexte, ce sont deux trajectoires qui ne cessent de s'éloigner : d'un côté le Champion du présent, de l'omniprésent, de l'autre le Champion du passé, le Champion dépassé. Un pilote en noir qui enchaîne les podiums paré d'une étoile qui le porte, quand son rival en rouge signe péniblement le seul de son année, accompagné de son cheval cabré qu'il va devoir abandonner. Pourtant, il n'est pas si loin le temps où les deux se battaient pour le titre. Leur lutte n'existe plus, pour le moment, mais leur respect demeure. Et voir Vettel sur le podium du septième sacre d'Hamilton avait quelque chose d'émouvant...

25/42

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Photo choisie par Vincent Lalanne-Sicaud

Il serait facile de ne retenir que la fin de saison difficile de Fabio Quartararo, passé de la première à la huitième place du championnat en quelques Grands Prix. Ce serait oublier qu'à seulement 21 ans, le Niçois est déjà le pilote tricolore le plus victorieux au plus haut niveau. Ses trois premiers succès, dont celui-ci à Jerez, ne sont probablement que le début pour celui qui portera les couleurs du team Yamaha factory en 2021.

26/42

Photo de: Sam Bloxham / Motorsport Images

Photo choisie par Benjamin Vinel

António Félix da Costa a survolé cette saison 2019-20 de Formule E, et en particulier la finale de Berlin, composée de six manches. Le Portugais a marqué quasiment le double de points de chaque autre pilote et a remporté son premier titre dans le championnat tout électrique, qu'il a fêté avec un sacré bond.

27/42

Photo de: Andy Hone / Motorsport Images

Photo choisie par Guillaume Navarro

Quel pied de revoir un casque rouge dans cette auto rouge sur un circuit italien pourvu de BACS À GRAVIERS !

Mon grand plaisir de cette saison 2020 aura été de pouvoir me ravir du rafistolage des calendriers des différents championnats avec des tracés aux caractéristiques vintage comme le Mugello, Portimão, le Nürburgring, Imola, ou encore l'Autriche à toutes les sauces, rendant du même coup particulièrement violente la comparaison avec les fameux "parkings" que sont d'autres lieux sans âme. Quel dommage de voir la sucette reprise immédiatement !

28/42

Photo de: MotoGP

Photo choisie par Basile Davoine

Au cœur de l’été, Fabio Quartararo a fait naître les plus beaux espoirs en s’imposant par deux fois en MotoGP en Espagne. Pour sa deuxième victoire à Jerez, le Français nous ramène aux plus beaux souvenirs des triomphes sportifs tricolores, avec une célébration qui fait écho à un footballeur Champion du monde, incarnant lui aussi une nouvelle génération flamboyante.

29/42

Photo de: Glenn Dunbar / Motorsport Images

Photo choisie par Fabien Gaillard

Cinq ans après l'annonce de son retour en tant qu'écurie d'usine, Renault a enfin regoutté aux joies du podium. Et plutôt trois fois qu'une ! Mais c'est à Daniel Ricciardo qu'est revenu l'honneur de débloquer le compteur du Losange, au GP de l'Eifel. Un accomplissement que d'aucuns jugeront tardif, en deçà des objectifs initialement fixés, mais qui d'une certaine manière clôture positivement un chapitre de l'Histoire de l'écurie : Ricciardo annoncé partant avant même le début de la saison, en direction de McLaren, va laisser sa place à un revenant, Fernando Alonso, qui mènera la charge pour... Alpine ! En effet, sous l'impulsion du nouveau grand patron Luca de Meo, qui a assisté en personne et avec enthousiasme à plusieurs GP, c'est la marque sportive qui sera désormais mise en avant en F1. Alors avant l'arrivée du bleu, les historiques jaune et noir ont au moins eu l'occasion d'être mis en lumière.

30/42

Photo de: Toyota Racing

Photo choisie par Vincent Lalanne-Sicaud

Le WRC a été encore plus affecté par la pandémie de coronavirus que les autres compétitions, les rallyes étant par nature plus difficiles à confiner dans un lieu fermé que les compétitions sur circuit. Le calendrier remodelé a vu le Rallye de Sardaigne abandonner sa date au mois de juin pour une place au début de l'automne, en octobre, et certaines spéciales ont offert une lumière magnifique. Voici Sébastien Ogier sous une sublime lumière.

31/42

Photo de: Xynamic

Photo choisie par Basile Davoine

On s’y croirait presque : un peloton fourni dans les portions sur routes du circuit des 24 Heures du Mans. Et pourtant, tout était virtuel ! Mais ce fut un bel événement que cette grande première pour l’eSport, arrivé sur le devant de la scène au printemps pour cause de confinement. Malgré ses limites, la discipline a su attirer l’œil des curieux en cette drôle de période, et a forcément marqué des points pour l’avenir.

32/42

Photo de: Steve Etherington / Motorsport Images

Photo choisie par Fabien Gaillard

Sur cette photo, Esteban Ocon offre un mot de réconfort à George Russell. Le Britannique, cruellement privé de ce qui semblait être une victoire par un monumental concours de circonstances, venait de clore une parenthèse enchantée dans sa jeune carrière passée en fond de grille. Absent au GP de Sakhir en raison du COVID-19, Lewis Hamilton allait reprendre sa place et renvoyer Russell chez Williams à Abu Dhabi. Mais c'est aussi l'image de destins croisés : monté sur le premier podium de sa carrière ce soir-là, Ocon fut en son temps la pépite du programme Mercedes, avant de devenir symbole tricolore du renouveau de Renault tout en étant tour à tour confronté à Daniel Ricciardo et Fernando Alonso. Paradoxalement, Russell finissait derrière le Français à Sakhir, mais avait gagné bien plus, quasiment l'assurance que, lui, finirait tôt ou tard et pour de bon dans le baquet tant convoité qu'Ocon n'a pu que frôler.

33/42

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Photo choisie par Vincent Lalanne-Sicaud

Plus que la chute qui a provoqué sa fracture au bras à Jerez, en ouverture de la saison, c'est le retour précipité de Marc Márquez, une semaine plus tard, qui a retenu mon attention. Cette photo illustre la douleur du pilote au moment où son retour héroïque s'est mué en erreur de jugement. Fragilisée par ces quelques tours en piste, la plaque placée sur l'humérus s'est brisée quelques jours plus tard, dans un incident domestique. La lourde intervention chirurgicale pratiquée au début du mois de décembre, la troisième depuis la chute du mois de juillet, fait planer le doute sur la suite de sa carrière.

34/42

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Photo choisie par Léna Buffa

Marc Márquez absent, combien ont parié leurs économies sur un titre d'Andrea Dovizioso, vice-Champion du monde ces trois dernières années ? Et pourtant, même les plus belles histoires connaissent parfois un épilogue tristounet et celle du pilote italien avec Ducati a été de celles-là. Perdu avec le nouveau pneu introduit cette saison, Dovizioso est surtout apparu en manque de confiance au sein de son équipe, regrettant à demi-mot de ne pas être mieux considéré après huit ans d'efforts et de luttes aux avant-postes. Sans même être entré dans les négociations pour prolonger son contrat, il a fini par choisir de partir.

35/42

Photo de: Zak Mauger / Motorsport Images

Photo choisie par Basile Davoine

Parmi les nombreux anges gardiens qui ont permis à Romain Grosjean de garder la vie sauve à Bahreïn, il y a ce Halo. Seul élément ayant conservé une forme parfaitement reconnaissable sur cette photo, il a convaincu les plus sceptiques en permettant au pilote français de s’en tirer indemne après un impact énorme dans un rail de sécurité, et sans doute de rester conscient pour ensuite s’extraire des flammes…

36/42

Photo de: Mark Sutton / Motorsport Images

Photo choisie par Benjamin Vinel

La Formule 2 a continué de nous proposer un superbe spectacle en 2020, avec des jeunes loups et des moins jeunes bataillant pour accéder à la catégorie reine du sport automobile. Des rookies comme Felipe Drugovich, Jehan Daruvala et Marcus Armstrong, s'ils n'ont pas été particulièrement flamboyants par rapport à un Tsunoda ou à un Shwartzman, se sont néanmoins montrés sous un jour favorable rapport au vétéran Luca Ghiotto.

37/42

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Photo choisie par Léna Buffa

Qui l'eut cru ? Neuf vainqueurs ont fait de cette saison MotoGP une année record, mais certains des pilotes qui se sont le plus illustrés sont probablement ceux que l'on attendait le moins. Il aurait été difficile de parier sur Joan Mir prenant l'ascendant sur Álex Rins chez Suzuki au point d'aller chercher le titre, et il aurait été tout aussi hasardeux d'imaginer Franco Morbidelli dominer Fabio Quartararo, surtout après les deux succès du Français en ouverture de saison. Mais après avoir ouvert son compteur à domicile, Morbidelli a raflé deux autres victoires, toutes en bouclant l'intégralité des tours en tête. Cette image de lui devançant nettement son mentor Valentino Rossi à Misano, piste sur laquelle ils s'entraînent régulièrement, est représentative des coups d'éclat qu'il a pu livrer cette année.

38/42

Photo de: Steve Etherington / Motorsport Images

Photo choisie par Basile Davoine

Cette photo prise lors des qualifications du GP de Bahreïn est non seulement une réussite esthétique, mais c’est aussi un symbole fort de l’année 2020 de Lewis Hamilton : l’obscurité et la livrée noire de la Mercedes rappellent l’engagement fort du pilote britannique, qui a fait de la diversité et de la justice sociale ses principaux chevaux de bataille.

39/42

Photo de: Steven Tee / Motorsport Images

Photo choisie par Guillaume Navarro

Qu'un circuit est triste sans spectateurs dans les tribunes et avec aussi peu de monde que possible dans le paddock ! Bien sûr, certains circuits (et disciplines) connaissent un peu plus le phénomène du "jeudi éternel" que d'autres et ont été habitués à demander aux réalisateurs TV d'oublier les plans larges révélant des gradins parsemés. Mais ce qui a marqué cette année, c'est aussi l'absence de bruit, du joyeux bazar sur et autour des circuits.

Une certaine froideur que l'on ne connaissait finalement pas et que l'on accepte lors de séances de tests, où l'effervescence studieuse et l'excitation des premiers tours de roue remplacent les émotions pures de la course en elle-même, temporairement. J'ai particulièrement ressenti ce manque en suivant les courses MotoGP, où la ferveur dans les tribunes autour du circuit est sans pareil ; son manque était palpable même sur les flux de retransmissions. Difficile également, en dépit du plaisir de voir un Français renouer avec la victoire en F1 à Monza, de savourer les images d'une piste dépourvue de sa passion souvent même excessive.

40/42

Photo de: Charles Coates / Motorsport Images

Photo choisie par Basile Davoine

Voir Claire Williams une dernière fois sur la grille de départ, à Monza début septembre, était forcément émouvant. La fille de Frank Williams a elle-même envoyé en piste ses deux monoplaces, avant de dire adieu à la F1 et de laisser l’écurie familiale entre les mains de nouveaux propriétaires. Le nom légendaire va perdurer, mais une page majeure du sport automobile s’est tournée.

41/42

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Photo choisie par Guillaume Navarro

Dur à croire après les deux manches de Jerez, en début de saison : aucun de ces trois pilotes Yamaha ne figure non seulement sur le podium final du général au championnat, ni même… dans le top 5 ! C'est même le quatrième larron (Franco Morbidelli), absent de la photo, qui obtient la place de dauphin de Joan Mir au terme de cette incroyable saison, après avoir tout de même signé trois victoires. Maverick Viñales, auteur d'un unique succès, se classe sixième, après une saison qu'il décrit lui-même comme un véritable cauchemar... conclue tout de même devant un Fabio Quartararo dont le parcours 2020 aura fait passer par toutes les émotions. Quant à Rossi, 15e au championnat, il tient là la dernière photo en date d'un de ses podiums en MotoGP. Il s'est déjà passé 12 courses depuis.

42/42

Photo de: Motorsport.com

Photo choisie par Guillaume Navarro

2020, ça aura été d'une certaine manière l'occasion de se rapprocher de ceux qui sont bien souvent inaccessibles, ou de refaire connaissance avec eux. On aura grâce aux conférences de presse en visio ou les calls organisés "à l'arrache" eu la joie de découvrir les intérieurs et univers de pas mal de monde − confrères compris −, été gratifiés ou avoir provoqué nous-mêmes des "videobomb" d'enfants, chats, toutous, facteurs et farceurs, constaté à quel point les émissions TV de déco ou les tutoriels YouTube de set-up du "mute/unmute" ont encore de longs jours devant eux. Mention spéciale aux fonds artificiels disposés par ceux qui ont justement gardé leur petit univers plus "discret" et nous ont permis de voyager à Manhattan, aux Maldives ou au milieu de l'Outback !

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Séries Formule 1 , FIA F2 , MotoGP , WRC , WEC , Formule E , eSport
Auteur Rédaction Motorsport.com
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La force de Mercedes avec ses pneus est-elle sa plus grande faiblesse ?

Mercedes a quitté Imola en conservant la tête des deux classements généraux mais ne se fait aucune illusion sur la menace que représente Red Bull.

Formule 1
20 avr. 2021