Bilan mi-saison : Daniel Ricciardo

Après une demi-saison chez HRT en guise de mise en jambes, Daniel Ricciardo effectue en 2012 sa première saison complète chez Toro Rosso

Après une demi-saison chez HRT en guise de mise en jambes, Daniel Ricciardo effectue en 2012 sa première saison complète chez Toro Rosso. Arrivé à la moitié du championnat, le bilan de l’Australien est contrasté, étant à la fois à l’image de son talent prometteur, mais aussi à celle de sa monoplace, en manque évident de rythme.

Le jeune coéquipier de Jean-Éric Vergne avait marqué les esprits d’entrée de jeu, puisqu’il se classa neuvième à Melbourne, après avoir accédé à la Q3 la veille. Même s’il n’a plus marqué aucun point depuis le Grand Prix d’ouverture de la saison, on notera qu’il s’est souvent bien qualifié le samedi, obtenant une belle sixième place sur la grille à Bahreïn comme meilleur résultat. Néanmoins, le natif de Perth se fait plutôt discret en course, puisqu’il termine en moyenne à la treizième place le dimanche en partant quatorzième. Enfin, il faut remarquer qu’il effectue très peu d’erreurs pour un quasi-débutant, son unique abandon de la saison étant la cause d’une panne mécanique, à Monaco.

Au classement, Ricciardo est devancé de peu par Vergne, le premier ayant marqué deux points alors que le second en totalise quatre. Cependant, les performances en course des deux protégés d’Helmut Marko, responsable du programme de détection de jeunes talents chez Red Bull, demeurent assez similaires, étant donné que la STR7 ne leur permet qu’à de rares occasions de se mêler à la lutte du milieu de tableau pour accéder aux points.

S’il fallait attribuer un point fort au compatriote de Mark Webber, ce serait évidemment sa rapidité lors des qualifications. En effet, accéder presque tout le temps à la Q2 (il n’a échoué en Q1 qu’a une seul reprise, en Hongrie), et même quelques fois en Q3 avec la Toro Rosso constitue une performance très honorable étant donné que bon nombre de machines de milieu de grille sont plus performantes sur un tour que la monoplace de Faenza. Cette habitude qu’a le pilote australien d’être performant lors des séances qualificatives l’aidera peut-être à décrocher de précieux points le lendemain, lorsque les circonstances de course et surtout son matériel le lui permettront. Au final, le bilan de Daniel Ricciardo au terme de la première moitié de saison est à l’image de celui de son coéquipier français : un peu décevant à la simple vue du classement, mais en fait très encourageant lorsque l’on y regarde de plus près. Car si le bilan comptable est si peu flatteur, la faute en revient plus à la baisse de régime du team transalpin qu’à la jeunesse de l’Australien.

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Séries Formule 1
Pilotes Mark Webber , Daniel Ricciardo
Équipes Toro Rosso
Type d'article Actualités