Bilan saison : Michael Schumacher

L’annonce du retour à la compétition de Michael Schumacher coïncidait il y a trois ans avec celui de Mercedes, le constructeur qui l’avait lancé au début des années 1990 en endurance

L’annonce du retour à la compétition de Michael Schumacher coïncidait il y a trois ans avec celui de Mercedes, le constructeur qui l’avait lancé au début des années 1990 en endurance.

Fort de son statut de septuple champion du monde et de recordman en tous genres, l’Allemand alors âgé de 40 ans révolus se donnait trois ans pour reprendre ses marques et, l’espérait-il, renouer avec sa gloire d’antan.

Aujourd’hui, trois ans ont passé et l’impression laissée par le retour du Baron Rouge est plus que mitigée. 2012 a certainement été un meilleur cru que la saison 2011, elle-même meilleure que l’exercice 2010. Mais l’histoire montre que ce sont les chiffres que l’on retient le plus souvent.

Et en termes de statistiques pures, la campagne 2012 se résume à aucune victoire quand son coéquipier Nico Rosberg a offert à son équipe son premier succès depuis son retour lors du Grand Prix de Chine. Le constat est le même en ce qui concerne les poles positions et ce, malgré le meilleur temps qu’il a signé lors de la dernière phase des qualifications du circuit de Monaco qui, en raison d’une pénalité dont il a écopé, ne s’est pas traduit en pole position pour Schumacher.

Sa très modeste treizième place finale au championnat, le Kaiser ne la doit pas à son manque de compétitivité en général et certainement pas à sa faible vitesse de pointe. Non, ce qui a nuit à Schumacher cette année, ce sont ces multiples abandons. Sept sur vingt courses, c’est beaucoup pour un pilote, surtout quand Rosberg n’en totalise que trois.

Ces abandons, ils ont parfois été le fruit de problèmes techniques indépendants de sa volonté, mais ils sont aussi issus d’accrochages en course dont il a certaines fois été coupable, comme à Singapour lorsqu’il a percuté Jean-Éric Vergne. Certains y voient un manque de clairvoyance de la part de l’Allemand, d’autres jugent qu’il a particulièrement joué de malchance.

Quoi qu’il en soit, le résultat est que Schumacher figure à la dix-neuvième position dans le classement des kilomètres et des tours parcourus cette saison. Ce qui est loin d’être très glorieux, surtout pour un pilote de cette trempe et dont la fiabilité a toujours été une grande force.

Au bout du compte, le bilan des trois années du septuple champion du monde au sein de l’écurie Mercedes est, dans l’absolu, plutôt très moyen. Mais la motivation d’un homme de plus de 40 ans, son amour pour la compétition automobile et son courage face au risque de perdre de sa superbe aux yeux des observateurs forcent l’admiration et, bien qu’il parte par la petite porte en étant quelque peu délaissé par Mercedes, Schumacher restera un homme atypique que l'on aura bien du mal à oublier tant il aura marqué nos esprits et c'est ce qui fait de lui l'une des grandes légendes de la Formule 1.

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