Boullier - Pression "maximale" sur la relation entre McLaren et Honda

Alors que McLaren a de nouveau connu un problème technique à la mi-journée, avec un souci électrique détecté sur le moteur Honda, Éric Boullier n’a pas caché que les relations entre l’écurie et le motoriste étaient sous une forte pression.

L’alliance britannico-nippone serait-elle en train de se fissurer ? En tout cas, la nouvelle défaillance rencontrée ce mardi lors de la reprise des essais hivernaux n’est pas de nature à détendre l’atmosphère entre les dirigeants des deux constructeurs.

Après une première semaine marquée par un manque de roulage certain et deux problèmes techniques majeurs – sur le réservoir d’huile et les valves –, Éric Boullier, directeur de la compétition de McLaren, interrogé par Motorsport.com sur la pression qui s'exerce sur la relation entre Woking et Sakura, a répondu : "Maximale".

"Évidemment, nous sommes en F1, nous sommes en compétition et il faut être performant. Donc la pression est évidemment immense et, bien sûr, nous mettons le maximum de pression sur notre relation avec Honda et c’est pareil pour eux. Nous ne pouvons pas faire un pas de travers. Il faut être capable de produire la meilleure voiture aussi, donc c'est des deux côtés."

Plus tard, il garantit, tout de même, qu’un divorce n’est pas du tout à l’ordre du jour : "Il y a un contrat. Nous ne réfléchissons évidemment même pas à cela, parce qu’il y a un contrat entre nous, un contrat à long terme, et nous voulons bâtir dessus, même si la période n’est pas idéale."

Problèmes similaires

Dans le même temps, il assure que les trois problèmes, s’ils semblent toucher des domaines différents de l’unité de puissance, sont certainement liés entre eux mais qu’il faudra attendre la prochaine version du moteur pour pouvoir les régler définitivement. "De l’extérieur, on dirait un problème différent, mais au moins deux des soucis étaient les mêmes. Donc ça peut être réglé à temps."

"Le truc, c’est que nous roulons avec la même spécification que la semaine passée, donc cela veut évidemment dire qu’il y a pas le moindre changement sur ce bloc. Je pense qu’à la prochaine spécification, nous aurons réglé une partie de ce problème, ou une grande partie."

"Nous devons compter sur Honda"

Malgré ces difficultés et le roulage manquant qui en résulte, Boullier ne veut pas montrer de signes d’inquiétude, même s’il met la pression sur son motoriste.

"Pas très [inquiet] pour le moment, disons. Évidemment, nous voudrions [faire] plus de tours, mais le peu que nous avons fait est bon, et la corrélation est bonne, donc nous pouvons maintenant bâtir un peu sur les prédictions, je dirais. Donc pas encore d’inquiétude."

"Pour le reste, bien sûr, je laisse cela entre les mains de Honda pour garantir qu’ils enquêtent correctement, qu’ils résolvent [les problèmes] correctement, et nous devons compter sur notre partenaire et nous pensons qu’ils vont le faire."

Avec Jonathan Noble

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