Brawn - J'ai été invité à participer à l'écriture des règlements F1

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Brawn - J'ai été invité à participer à l'écriture des règlements F1
Par : Fabien Gaillard
21 oct. 2016 à 07:00

Dans son livre "Total Competition", Ross Brawn est revenu sur la demande qui lui avait été faite de s’impliquer en Formule 1 en tant que législateur indépendant.

Toto Wolff, Mercedes AMG F1 ; Nico Rosberg, Mercedes AMG F1; Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1; et Ross Brawn, Mercedes AMG F1 Team
Couverture du livre de Ross Brawn et Adam, Total Competition: Lessons in Strategy from Formula One
Felipe Massa et Ross Brawn
Ross Brawn, Mercedes AMG F1
Ross Brawn, Mercedes AMG F1 et Aldo Costa, Mercedes AMG F1
Ross Brawn, Mercedes AMG F1

Le fonctionnement actuel du processus de décision autour des règlements en F1 implique plusieurs phases où les acteurs de la discipline ont, à des niveaux variables, tous voix au chapitre. 

Qu’il s’agisse des écuries, de la FIA ou de la FOM, au sein du Groupe Stratégique, auxquels sont ajoutés les motoristes, des sponsors ou le manufacturier pneumatique, au sein de la Commission F1, les influences de chacun se diluent et il est parfois difficile de créer les conditions d’un consensus, au point de bloquer les institutions, comme au moment de l’épisode des qualifications par élimination en début de saison où, malgré la gronde d'une immense majorité du paddock après Melbourne, ce système a été maintenu à Bahreïn.

Dans ces conditions, s’est posée à un moment la question de savoir si l’établissement des règlements ne devrait pas revenir à une personnalité ou un groupe de personnes indépendantes afin de dépendre moins d'intérêts particuliers qui ont tendance à ne pas vraiment tirer dans le même sens.

Cette réflexion semblait diriger tout droit vers Ross Brawn, ancien directeur technique de Benetton et Ferrari, puis directeur de Honda, Brawn et Mercedes jusqu’en 2013.

"J’ai été invité à m’impliquer en Formule 1 de nouveau et à peut-être aider à façonner les règlements ou aider à façonner l’avenir de la Formule 1", explique-t-il ainsi dans son livre, coécrit avec Adam Parr, avant de développer : "Et cette invitation voulait dire être impliqué dans la politique de la Formule 1, parce que c’est tout ce dont il est question."

"Si quelqu’un disait ‘Veux-tu revenir et faire un peu d’ingénierie ?’, je pourrais être tenté. Mais avoir à composer avec toute la politique de la Formule 1, c’était probablement l’aspect que j’aimais le moins dans ce que je faisais. Et en plus l’aspect qui est le moins attractif pour moi. C’est probablement l’arène dans laquelle je suis le moins à l’aise en Formule 1."

L'inertie de la F1

Pour lui, le problème tient au fait que les difficultés sont abordées sous le prisme de l’instantanéité alors que le besoin est celui d’une vision sur le long terme. "Là où la Formule 1 a du mal, c'est dans la réflexion à court terme. J’ai été approché par quelqu’un à l'intérieur du sport pour donner des opinions sur la direction que la Formule 1 pourrait prendre."

"J’ai réfléchi et j’ai donné ma vision et ils ont dit ‘Oui, mais c’est dans trois ans. Nous avons besoin d’une solution maintenant’. J’ai dit : ‘Il n’y a pas de solution pour maintenant. L’inertie de la Formule 1 est telle que vous allez être assis ici dans trois ans et vous n’aurez pas avancé."

"‘Vous voulez une réponse à court terme à quelque chose qui n’a pas de réponse à court terme. Mais trois années serons passées avant que vous ne vous en rendiez compte’. C’était il y a deux ans."

La situation des moteurs V6 turbo hybrides est un exemple de cela, selon lui. "C’est intéressant d’avoir des moteurs qui font partie du challenge technique, étant donné que ça n’avait plus été le cas depuis longtemps."

"Mais la boîte de Pandore a été ouverte avec des contraintes insuffisantes, en particulier financières, et c’est hors de contrôle. Maintenant, je déduis qu’il ne va plus y avoir de contraintes sur le développement moteur, donc Dieu seul sait où tout cela va mener."

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Séries Formule 1
Auteur Fabien Gaillard
Type d'article Actualités