Colton Herta vers la F2 en 2026 : "Ma dernière chance d'arriver en F1"
Pour atteindre son rêve de Formule 1, Colton Herta a choisi d'aller directement se plonger dans son antichambre. Une décision choc et radicale qu'il assume pleinement.
Photo de: Penske Entertainment
Rise of Racing in America - Latest News, Videos, Photos
The latest on the Rise of Racing in America, examining the sport’s momentum in the U.S. with focus on technology, innovation, fandom, and investments on the sport.
Faire un pas en arrière dans l'espoir d'en faire ensuite deux en avant : c'est bien la décision que Colton Herta a prise dans sa quête de Formule 1. Le pilote états-unien d'IndyCar, auteur de neuf victoires dans le championnat de monoplace majeur des Amériques au sein duquel il est titulaire depuis 2019, a décidé de tout remettre en cause pour essayer d'accéder à la discipline reine.
Depuis longtemps candidat à un baquet en F1, passé tout proche d'y parvenir dès 2023 avec AlphaTauri s'il avait pu obtenir la Super Licence, Herta va volontairement se replonger dans le bain d'une catégorie junior pour tenter d'y parvenir. Une vraie prise de risque pour celui qui est un titulaire indiscutable dans son championnat et qui espère s'imposer chez Cadillac à l'horizon 2027.
"Tout le monde a vu à quel point j'en ai été proche par la passé", a-t-il rappelé dans le cadre du podcast Off Track with Hinch and Rossi. "Je pense que c'est ma meilleure chance d'arriver en Formule 1."
Colton Herta (Andretti Global)
Photo de: Gavin Baker / Lumen via Getty Images
Âgé de 25 ans, fils de Bryan Herta (lui-même ancien pilote en CART et en IndyCar et patron d'écurie), Colton Herta n'est pas un simple pilote de milieu de peloton dans la championnat américain où, pour le compte d'Andretti, il a terminé troisième en 2020 et vice-champion l'an passé, après des débuts précoces et remarqués. Le danger de causer du tort à une carrière jusqu'ici solide est donc énorme.
"Il va sans dire que le facteur risque...", a commencé Herta. "Pour moi, ça a été une décision extrêmement difficile à prendre, car je sais ce que je laisse derrière moi. Je laisse derrière moi un groupe de gars formidables, un championnat incroyablement compétitif où, quand c'est votre jour, vous pouvez gagner. Et nous avons vu que ce n'est pas toujours le cas en Formule 1 : vous avez besoin d'une voiture pour être compétitif.
Le plus simple serait de rester en IndyCar. Ce serait facile pour moi. Je mènerais une vie très similaire. C'est un risque, et c'est mon rêve, alors je me suis dit que c'était ma dernière chance.
"Le plus simple serait de rester en IndyCar. Ce serait facile pour moi. Je mènerais une vie très similaire. C'est un risque, et c'est mon rêve, alors je me suis dit que c'était ma dernière chance. Je veux le faire, je veux tenter ma chance. Pour moi, il s'agit simplement de me battre pour réaliser mon rêve."
Un rêve qui passe non seulement par la F2 pour obtenir les quelques points qui lui manquent actuellement pour obtenir la Super Licence - un top 8 dans le championnat en fin de campagne 2026 suffira -, mais aussi par l'espoir qu'il sera bien choisi par Cadillac - dont il a été nommé pilote d'essais - en 2027 pour remplacer l'un des deux expérimentés titulaires, Valtteri Bottas ou Sergio Pérez.
Colton Herta (Andretti Global)
Photo de: Penske Entertainment
Mais Herta ne manque pas de confiance. Ainsi, lorsqu'il lui est demandé si l'absence de garanties concernant son avenir en F1 rendait sa décision d'autant plus effrayante, il a répondu : "Non, pas pour moi. En tant que pilote, on parie constamment sur nous-même. Pour moi, c'est juste un cas où je parie sur moi-même. Je crois en moi, je crois être assez rapide pour y arriver."
"Ça ne veut pas dire que ça va être facile. Il va falloir beaucoup de travail pour comprendre les différences entre les courses en Grand Prix et celles d'IndyCar, mais je vais m'y consacrer à 100%. Si je ne pensais pas pouvoir y arriver – comme je l'ai dit, c'est un risque énorme –, je resterais en IndyCar. Mais je crois en moi et je pense être assez rapide."
Quoi qu'il en soit, Herta - qui n'exclut par ailleurs pas une pige pour l'Indy 500 en 2026 "si cela a du sens" - estime que le voyage en Europe ne marquera pas un adieu pour toujours au championnat américain : "Ce n'est en aucun cas un adieu définitif à l'IndyCar. Je me vois revenir en IndyCar à un moment donné de ma carrière, tout simplement parce que j'adore cette discipline."
Avec Benjamin Vinel
Partager ou sauvegarder cet article
Abonnez-vous pour accéder aux articles de Motorsport.com avec votre bloqueur de publicité.
De la Formule 1 au MotoGP, nous couvrons les plus grands championnats depuis les circuits parce que nous aimons notre sport, tout comme vous. Afin de continuer à vous faire vivre les sports mécaniques de l'intérieur avec des experts du milieu, notre site Internet affiche de la publicité. Nous souhaitons néanmoins vous donner la possibilité de profiter du site sans publicité et sans tracking, avec votre logiciel adblocker.
Meilleurs commentaires