Comment Kimi Antonelli a franchi un cap en F1 selon Toto Wolff
Un an après une première saison marquée par les erreurs et les doutes, Kimi Antonelli s'est imposé comme l'un des hommes forts de la grille 2026. Pour Toto Wolff, cette spectaculaire progression ne repose pas seulement sur son talent, mais aussi sur une maturité et une sérénité nouvelles.
Photo de : Andy Hone/ LAT Images via Getty Images
Il y a un an, Kimi Antonelli terminait sa première partie de saison 2025 sur une note très négative. Le jeune rookie venait tout juste d'entrer en F1 dans le baquet de Lewis Hamilton et vivait l'une des pires séries de sa carrière, lors de la tournée européenne du championnat.
Promu chez Mercedes à seulement 18 ans pour remplacer Lewis Hamilton, il avait connu une première moitié de saison 2025 particulièrement éprouvante. La tournée européenne avait mis à rude épreuve le rookie, confronté à plusieurs accidents et à une série de résultats décevants.
Le Grand Prix de Belgique avait représenté le point culminant de cette période difficile : éliminé en SQ1 puis en Q1, il avait terminé le sprint et la course principale dans le fond du classement.
Après l'épreuve, l'Italien avait eu du mal à contenir ses émotions face à la presse. Quelques mois plus tard, il expliquait également que les rumeurs d'un éventuel transfert vers une écurie de milieu de grille, que Mercedes n'avait pas immédiatement démenties, avaient encore davantage fragilisé sa confiance.
Douze mois plus tard, la différence ne pourrait pas être plus grande. Aujourd'hui, Kimi Antonelli est leader du championnat pilotes avec six victoires au compteur, une avance de 50 points sur Lewis Hamilton et de 59 unités sur son coéquipier George Russell, qu'il a réussi à battre à plate couture. Il jouit d'un statut de référence du plateau aussi impressionnant que sa régularité cette saison.
Le contraste est saisissant entre le rookie de 18 ans encore sujet aux erreurs sur lequel Mercedes avait parié l'an dernier et le pilote accompli de 19 ans que l'on observe cette saison. Et pour Toto Wolff, il ne s'agit pas uniquement d'une question de performance pure.
Kimi Antonelli et Toto Wolff sur le podium de Monaco après la victoire de l'Italien.
Photo de: Sam Bagnall / Sutton Images via Getty Images
Le patron de Mercedes estime que l'expérience accumulée lors de cette première saison particulièrement mouvementée a joué un rôle essentiel. Mais il souligne également la maturité affichée par Antonelli, dont l'approche de la compétition a profondément évolué en l'espace de douze mois.
"Nous sommes tous surpris", a reconnu Wolff après la sixième victoire en carrière d'Antonelli, également sa sixième cette saison. "Je pense que sa première saison s'est déroulée comme prévu. Il y a eu de grands moments où son talent a éclaté au grand jour, mais aussi des périodes très difficiles – notamment cette longue absence de résultats au milieu de la saison –, ce qui était attendu."
"Puis, après l'hiver, il connaissait son environnement, il connaissait la pression, il connaissait les attentes de l'équipe, que ce soit sur le plan technique ou marketing, et il connaissait les circuits sur lesquels nous allions courir."
Le plus impressionnant pour Wolff n'est peut-être donc pas seulement de voir Antonelli gagner davantage, mais de constater à quel point il semble désormais maîtriser les situations qui, un an plus tôt, pouvaient encore le déstabiliser.
"Mais ce qui n'était pas prévu, c'est la sérénité et la structure qu'il a apportées à sa manière d'aborder les choses", a ajouté le patron autrichien. "Avec Kimi, que la séance ait été bonne ou mauvaise, on ne voit aucune différence dans ses émotions lors des débriefings."
"Tout est absolument factuel. Quel est le problème ? Comment le résout-on ? Comment passe-t-on à la suite ? Et ça, c'est nouveau. Je pense que c'est aussi pour cela que, lorsqu'il gagne, on ne voit pas forcément cette explosion de joie qu'un pilote de 19 ans pourrait normalement avoir."
À Barcelone, lorsque nous avons eu la panne sur la voiture, ou même à Silverstone, il revient et c'est lui qui dit à l'équipe : 'Eh bien, c'est un sport mécanique, ce genre de choses peut arriver'. À 19 ans !
"Et à l'inverse, lorsqu'il n'obtient pas les résultats attendus... À Barcelone, lorsque nous avons eu la panne sur la voiture, ou même à Silverstone, il revient et c'est lui qui dit à l'équipe : 'Eh bien, c'est un sport mécanique, ce genre de choses peut arriver'. À 19 ans !"
"C'est très, très impressionnant à voir. Je pense que cet état d'esprit et cette attitude sont probablement l'un des principaux facteurs qui ont permis à son talent de s'exprimer aussi tôt dans sa carrière."
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