La procédure de Voiture de Sécurité Virtuelle (VSC) peut être initiée pour neutraliser une séance d’essais ou la course sur ordre de la Direction de Course.
La procédure de VSC intervient pour limiter les dangers en piste quand il n’est pas jugé indispensable de faire entrer en jeu la voiture de sécurité physique.
Les teams sont informés de l’activation de la VSC par un canal électronique centralisé. Aux abords de la piste, les affichages lumineux VSC sont visibles pour les pilotes.
Comme prévu par la FIA, les messages radio concernant l’entrée en jeu de la VSC ou de la voiture de sécurité ont toujours été autorisés.
Comme avec la vraie voiture de sécurité, l’activation de la VSC désactive la possibilité d’utilisation du DRS. Le DRS est automatiquement réactivé pour les concurrents après la période de neutralisation.
Bien entendu, il est formellement défendu de dépasser sous VSC. Il existe trois exceptions : lorsqu’un pilote restant en piste dépasse un concurrent entrant dans la voie des stands ; lorsqu’un pilote sortant des stands est dépassé ; ou lorsqu’un concurrent doit dépasser une monoplace notablement en difficulté technique ou accidentée.
Précaution, certes, mais attention : les pilotes sont informés par le règlement sportif du fait qu’ils ne doivent pas "piloter lentement de manière non nécessaire".
Il leur est aussi rappelé de ne pas rouler "de manière erratique ou d’une façon qui pourrait être considérée comme dangereuse pour les autres pilotes ou toute autre personne durant la procédure de VSC", par exemple en zigzagant ou freinant et accélérant brutalement comme dans un tour de chauffe pour maintenir les performances des pneumatiques et des freins.
Les F1 ne sont pas autorisées à entrer dans les stands pendant l’activation de la VSC, sauf pour un changement de pneus.
Autant qu’ils doivent prendre garde à ne pas être erratiques, les pilotes ne doivent pas rouler trop lentement : ils doivent rester au-dessus du temps minimal déterminé par l’ECU FIA, le système d’électronique standard embarqué dans toutes les autos.
Le temps de référence fixé dans l'ECU est fractionné par secteurs. On ne parle pas ici des trois habituels secteurs chronométriques, mais de la multitude de mini-secteurs déterminés par le positionnement des postes de commissaires en bord de piste.
Si un pilote se montre incapable de tourner dans les temps minimaux définis dans les secteurs concernés, une pénalité peut être appliquée.
Le moment de la relance est connu des équipes : à la pression du bouton de fin du VSC, un signal est envoyé aux équipes avec un compte à rebours officiel de 10 à 15 secondes. Les lumières vertes en bord de piste accompagnent le signal pour les pilotes et disparaissent après 30 secondes d’affichage.
Comme sous régime de voiture de sécurité, chaque tour passé en mode VSC est comptabilisé comme un tour de course. Cela signifie que si la course est conclue par drapeau rouge sous régime de VSC, la classification en vigueur est celle du tour précédent, que la VSC ait été active lors du tour en question ou non.
Enfin, sachez que ces règles s'appliquent aussi au GP2 et au GP3. Cette année, à Monaco, Artem Markelov s'est emparé d'une victoire surprise au nez et à la barbe de Norman Nato en tirant parti de la voiture de sécurité virtuelle !
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