Passer au contenu principal

Recommandé pour vous

Bearman ne décolère pas contre Colapinto : "C'est inacceptable"

Formule 1
GP du Japon
Bearman ne décolère pas contre Colapinto : "C'est inacceptable"

Quand Lecuona renonçait à analyser la télémétrie de Márquez : "Ça n'avait aucun sens"

MotoGP
Quand Lecuona renonçait à analyser la télémétrie de Márquez : "Ça n'avait aucun sens"

Le GP de Monaco 1962 servira de cadre au prequel d'Ocean's 11

Formule 1
Grand Prix de Monaco
Le GP de Monaco 1962 servira de cadre au prequel d'Ocean's 11

Pourquoi Red Bull semblait plus compétitif en Australie qu'en Asie

Formule 1
Pourquoi Red Bull semblait plus compétitif en Australie qu'en Asie

Comment évolueront les concessions avec le changement de règlement en 2027 ?

MotoGP
Comment évolueront les concessions avec le changement de règlement en 2027 ?

La BoP ne sera plus publique en 2026 : "Nous voulons éviter toute incompréhension"

WEC
6 Heures d'Imola
La BoP ne sera plus publique en 2026 : "Nous voulons éviter toute incompréhension"

Peugeot tire du positif d'un Prologue "piégeux" à Imola

WEC
Prologue
Peugeot tire du positif d'un Prologue "piégeux" à Imola

Barilla met le paquet (de pâtes) sur la F1

Formule 1
Barilla met le paquet (de pâtes) sur la F1

Coulthard : Bearman a vécu "ce qu'il y a de plus effrayant pour un pilote" à Suzuka

David Coulthard rappelle que la situation survenue entre Oliver Bearman et Franco Colapinto au Grand Prix du Japon figure parmi ce qu'il y a de plus dangereux en sport automobile.

Oliver Bearman, Haas F1 Team

Photo de: Sam Bagnall / Sutton Images via Getty Images

Après l'accident spectaculaire d'Oliver Bearman au Grand Prix du Japon, à Suzuka, David Coulthard est revenu sur une situation qu'il considère comme la pire possible pour un pilote automobile. Le différentiel de vitesse entre les deux monoplaces, qui ne géraient pas leur énergie de la même manière, est à l'origine de l'incident survenu entre le pilote britannique et Franco Colapinto.

Oliver Bearman a finalement évité de justesse l'Alpine de l'Argentin, mais il en a été quitte pour une grosse sortie de piste qui s'est soldée par un violent impact de sa Haas contre les barrières de sécurité. Ce genre de grosse frayeur, David Coulthard se souvient l'avoir vécu lui aussi. 

"En tant qu'ancien pilote, je sais ce que ça fait quand il y a ce différentiel de vitesse", raconte l'Ecossais au micro du podcast Up to Speed. "J'ai failli avoir un accident avec Fernando Alonso à l'époque, c'était probablement en 1998 ou 1999 au Nürburgring, en Allemagne [en réalité 2003, ndlr], quand il a levé le pied 20 mètres plus tôt que lors du tour précédent, et je suis passé à ça de le percuter."

"J'ai finalement réussi à l'éviter, en partant dans les graviers hors de la trajectoire et en abandonnant le Grand Prix, et je me souviens être allé voir les commissaires ensuite, complètement exaspéré, parce que j'aurais pu m'envoler."

"Les différentiels de vitesse sont ce qu'il y a de plus effrayant pour un pilote, et on l'a vu à plusieurs reprises sous la pluie, lorsque le pilote ne peut pas voir la voiture devant. Il y a eu Michael Schumacher avec moi à Spa-Francorchamps [1998] à l'époque, et je me souviens d'Ayrton Senna en Australie lorsqu'il était chez McLaren."

Ça doit être un sujet de discussion majeur.

La voiture accidentée d'Oliver Bearman à Suzuka.

La voiture accidentée d'Oliver Bearman à Suzuka.

Photo de: Kym Illman / Getty Images

"Donc Bearman a eu énormément de chance de ne pas percuter l'arrière de Colapinto. 50 g ont été enregistrés lorsqu'il a heurté les barrières, et j'ai rapidement regardé ce que ça représente concrètement pour le grand public.

"Un test avait été réalisé à la fin des années 1950. Ils cherchaient à comprendre, je suppose pour l'aviation ou un voyage spatial, ce que le corps humain pouvait encaisser, et il me semble qu'un test avait montré qu'un humain avait subi une décélération d'environ 80 g et avait survécu."

"Ils ne l'ont pas réellement testé volontairement au-delà, mais j'ai lu que Kenny Bräck, un pilote contre qui j'avais couru au début de ma carrière, un Suédois parti aux États-Unis, avait eu un accident enregistré à 200 g. Sa carrière s'est arrêtée à ce moment-là [en 2003, avant de revenir], avec de multiples fractures. Mais il a survécu."

"Donc, au final, tout dépend de la manière dont ce pic de g est encaissé et du fait que la voiture continue de bouger ou non. Je pense que pour Ollie, il s'agissait d'un arrêt brutal, et on voit qu'il a rapproché ses jambes, qu'il est sorti de la voiture en boitant. Heureusement, aucune blessure, mais ça doit être un sujet de discussion majeur."

L'accident d'Oliver Bearman à Suzuka a provoqué une gestion de crise immédiate au sein des dirigeants de la Formule 1, dans un contexte où le règlement 2026 est vivement critiqué. Une réunion entre tous les acteurs de la discipline doit avoir lieu jeudi 9 avril pour étudier d'éventuels ajustements. 

Lire aussi :
Article précédent Daniel Ricciardo et les nombreux "jours qui font mal" en Formule 1
Article suivant Fornaroli enchaîne les tests F1 avec McLaren

Meilleurs commentaires

Dernières actus