Coulthard - Hamilton est trop fort pour Rosberg

Pour David Coulthard, la malchance de Nico Rosberg ne suffit pas à expliquer la domination de Lewis Hamilton dans le duel que se livrent les deux pilotes Mercedes.

Après sa victoire lors du Grand Prix de Russie et alors qu'il reste quatre courses, Lewis Hamilton dispose désormais d’une avance de 66 points sur Sebastian Vettel et de 72 unités sur son équipier Nico Rosberg, victime d’un abandon.

David Coulthard, dans son habituelle chronique pour la BBC, a mis en avant la grande malchance de l'Allemand : "Rosberg a tout bien fait à Sotchi. Il a pris la pole position, l’a convertie en étant leader au premier virage, a maintenu Hamilton derrière lui dans les trois virages suivants avant que la voiture de sécurité ne soit déployée après un accident, a conservé la première position au restart ; seulement pour que la voiture le laisse tomber."

Toutefois, pour l’Ecossais, une victoire n’aurait rien changé à la physionomie du championnat : "S’il avait gagné, ça aurait seulement repoussé l’inévitable ; Hamilton a juste été un peu trop fort pour Rosberg cette saison aussi."

A chacun son lot de malchance

"Ça soulève la question du rôle que joue la chance dans le sport : pourquoi certaines personnes paraissent chanceuses et d’autres non", explique l’ancien pilote Williams, McLaren et Red Bull.

"Hamilton a eu sa part de problèmes tout au long des années. Aussi loin que je me souvienne, ce sont des soucis techniques répétés qui l’ont finalement convaincu de quitter McLaren en 2012, plutôt qu’une grande vision de ce que Mercedes ferait dans le futur."

Selon Coulthard, l’équilibre de la chance a changé entre 2014 et 2015 : "Rosberg a été plus chanceux que Hamilton la saison passée. Cette année la donne a changé et, que ce soit en termes fiabilité ou de lutte en piste, Rosberg n’a pas semblé avoir de la chance."

"Ayant dit cela, une course ne fait pas un championnat. Ils sont remportés sur tout le déroulé de la saison et, sans l’ombre d’un doute, Hamilton a été le pilote Mercedes le plus fort cette année."

Mercedes, une machine difficile à arrêter

A Sotchi, pour la deuxième année consécutive, Mercedes a remporté le titre du championnat des constructeurs, après la pénalité infligée à Kimi Räikkönen, jugé responsable de l’accrochage avec Valtteri Bottas.

David Coulthard estime que l’hégémonie de la structure allemande peut s’inscrire dans le temps : "C’est une saison aussi décourageante qu’impressionnante de la part de Mercedes et la question est de savoir combien de temps leur domination va continuer."

"Aujourd’hui, il est très difficile d’envisager de manière réaliste que quelqu’un puisse les rattraper dans un avenir proche. Mercedes a un excellent package : le meilleur moteur et une voiture au moins aussi bonne que les autres."

L’inconnue demeure la marge dont dispose l’écurie sur la concurrence : "Ensemble, ils ont un avantage significatif sur le reste du plateau et ce que nous ne pouvons pas savoir de l’extérieur, c’est ce qu’ils ont encore sous le pied, surtout au niveau de l’utilisation du moteur."

"A quel point sont-ils proches de la limite de leur moteur? De quelle marge disposent-ils si, quand quelqu’un se rapproche trop, ils doivent pousser le moteur un peu plus? Nous supposons qu’ils sont à la limite en qualifications et ensuite qu’ils roulent avec une marge de sécurité en course."

"Mais ils ont eu un avantage significatif sur Ferrari en qualifications toute la saison, assez grand pour qu’il soit peu probable que quelqu’un puisse combler totalement l’écart pendant l’hiver, à moins que Mercedes ne commette une erreur monumentale avec la voiture de l’année prochaine", affirme-t-il. "Ce n’est pas très probable."

Écrire un commentaire
Montrer les commentaires
A propos de cet article
Séries Formule 1
Pilotes Lewis Hamilton , Nico Rosberg
Équipes Mercedes
Type d'article Actualités
Tags coulthard, déclarations