Course - Une erreur, une pénalité : Vettel s'incline contre Hamilton !

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Course - Une erreur, une pénalité : Vettel s'incline contre Hamilton !
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9 juin 2019 à 19:46

Lewis Hamilton a remporté le Grand Prix du Canada et étendu son avance au championnat du monde sans franchir la ligne d'arrivée en tête, après une pénalité reçue par Sebastian Vettel en course.

En dépit du fait d'avoir dû composer avec un imprévu deux heures avant le départ de la course et démonter puis ré-assembler sa monoplace en raison d'une fuite hydraulique, les mécaniciens de Lewis Hamilton permettent finalement au quintuple Champion du monde de s'aligner sur la grille de départ aux côtés du poleman Sebastian Vettel grâce à leur intense travail.

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Départ propre et sprint avant les premiers arrêts précoces

Après avoir eu du mal à s'extirper de la pré-grille, Hamilton reçoit confirmation radio du fait qu'il n'a pas de problème détectable à bord. Le Britannique s'élance bien à l'extinction des feux (voir le départ en vidéo ici), parvenant à contenir Leclerc, tandis que Vettel conserve le commandement. Quatrième, Ricciardo parvient à lui aussi garder le meilleur sur la Red Bull de Gasly, tandis que Bottas boucle le premier tour derrière le duo après avoir perdu une position. Le seul incident à signaler concerne le contact d'Albon avec l'Alfa Romeo de Giovinazzi au premier freinage, imposant au pilote Toro Rosso de s'arrêter au stand pour changer d'aileron avant.

Les composés pneumatiques au départ sont très variés : le top 3 dispose des pneus mediums, tout comme Bottas, tandis que Ricciardo et Gasly se sont élancés en pneus tendres. Se destinant à une longue remontée, Verstappen a fait le choix des durs. Dès le troisième tour et l'activation du DRS, Vettel dispose de deux secondes d'avance en tête. Second, Hamilton dispose d'une marge similaire sur Leclerc, qui se détache de Ricciardo.

C'est dès le septième tour que débute la valse des arrêts au stand des pilotes devant changer les pneus tendres. Gasly est le premier à entrer passer les durs, avant d'être imité par Ricciardo une boucle plus tard.

 

L'avance de Vettel en tête ne se creuse pas à la même allure qu'au départ. Après dix tours, Hamilton se maintient à 2"3 de Vettel. La course n'aura même pas duré aussi longtemps pour Lando Norris, victime d'une surchauffe de frein ayant rompu sa suspension arrière droite, et contraint d'immobiliser sa McLaren au bout de la ligne droite des stands sans toutefois faire intervenir la voiture de sécurité. Pas vraiment à la fête depuis le départ, Bottas, cinquième derrière Hülkenberg, est sous la menace de Verstappen. Le Hollandais ne trouve cependant pas la solution et reste dans le sillage de la Mercedes. Hülkenberg a le mérite de faire tenir ses pneus tendres 16 tours avant de passer aux stands, laissant ainsi le top 4 devant en pneus mediums, suivi par Verstappen en pneus durs. 

Les stratégies pneumatiques se mettent en place

Alors que les arrêts au stand approchent et que les pilotes de tête traversent le trafic des retardataires, Hamilton parvient à réduire l'écart sur Vettel dixième par dixième. Le Britannique pointe à 1"6 au 25e passage, tandis que Leclerc a lui-même réduit l'écart le séparant de la Mercedes à 2"5. Loin, très loin derrière, Bottas emmène Verstappen, à 17" de la Red Bull.

 

C'est trois kilomètres plus tard que Vettel s'immobilise au stand depuis la tête pour chausser les durs, tandis que la radio de Hamilton crépite : "Lewis, it's Hammer time !" C'est le moment pour l'Anglais d'attaquer aussi longtemps que possible en piste avant de plonger dans les stands. Mercedes attend deux tours pour le faire entrer, mais les pneus ne sont plus en état de menacer Ferrari, qui conserve la position en piste. Le tour de Leclerc n'est pas pour tout de suite : le Monégasque doit lutter virtuellement en tête avec des pneus rendant une seconde au tour jusqu'au 32e tour, tandis que Bottas passe des mediums aux durs au T30.

Le duel Vettel-Hamilton se profile

Le point de la mi-course est atteint au 35e passage. Hamilton évolue à 3" de Vettel et 10" devant Verstappen, passé temporairement devant un Leclerc dans la même seconde. La Ferrari aux pneus plus frais de sept tours que ceux des leaders n'a besoin que de quelques instants pour se débarrasser de la Red Bull. Sixième, Bottas est impuissant derrière la Renault de Ricciardo, qui résiste bravement jusqu'au 39e tour.

C'est à ce moment que Hamilton revient dans la même seconde que Vettel. Restant dans l'air perturbé de la Ferrari, le pilote Mercedes dispose aussi de la possibilité d'activer le DRS. Le #44 semble bien plus à l'aise avec les pneus durs. De son côté, Verstappen souffre : "La pédale de frein est presque au sol !" annonce-t-il dans la radio avec 28 tours à parcourir.

 

Hamilton est plus proche que jamais au 45e tour. Les leaders sont séparés de 0"5. Vettel se fait une énorme frayeur au 48e tour, manquant de peu le mur après avoir traversé la première chicane et reprenant la piste de manière approximative sous le nez de son poursuivant. En dépit du fait d'être passé dans l'herbe, Vettel parvient à garder les commandes d'un cheveu alors que Hamilton évite le double contact avec la Ferrari et le mur ! La manœuvre est immédiatement sous l’œil des commissaires.

Vettel pénalisé !

Après ce coup de chaud, Hamilton demeure dans le sillage de la Ferrari dont les pneus sont deux tours plus âgés que les siens. L'écart fluctue entre 0"8 et 1"2 selon les boucles. Leclerc et Bottas sont toujours bien loin et ne sont pas dans cette bataille. Pourtant, Hamilton commence à décrocher, et concède des poignées de dixièmes dans les tours suivants.

Mais coup de tonnerre au 58e tour : les commissaires décident de pénaliser Vettel de cinq secondes sur son temps à l'arrivée pour avoir "repris la piste de manière dangereuse et poussé un autre pilote à quitter la piste""Je n'avais nulle part où aller ! Je ne l'ai pas vu !" proteste celui dont l'avance se porte à 2"5.

Une autre conversation radio juteuse a lieu entre Magnussen, lointain 18e et agonisant au volant d'une Haas reconstruite après son crash des qualifications, et son team manager Günther Steiner. "C'est ma pire expérience jamais eue en course au volant de n'importe quelle voiture de tous les temps !" rage le Danois. "C'est aussi frustrant pour nous ! Assez, c'est assez !", tonne son patron, visiblement agacé par ce qui semble n'être qu'une bribe de l'échange.

Les dix derniers tours ne sont ainsi que gestion pour Hamilton, devant simplement rallier l'arrivée dans le train de son rival, qui doit aussi s'assurer de tout donner pour garder Leclerc, troisième, à cinq secondes. Grâce à cette septième victoire Mercedes en autant de GP, le Britannique étend son avance au championnat des pilotes à 29 points sur Bottas, auteur du meilleur tour en course.

Canada Grand Prix du Canada

P. Pilote Tours Écart Points
1 United Kingdom Lewis Hamilton 70   25
2 Germany Sebastian Vettel 70 3.658 18
3 Monaco Charles Leclerc 70 4.696 15
4 Finland Valtteri Bottas 70 51.043 13
5 Netherlands Max Verstappen 70 57.655 10
6 Australia Daniel Ricciardo 69 1 Lap 8
7 Germany Nico Hülkenberg 69 1 Lap 6
8 France Pierre Gasly 69 1 Lap 4
9 Canada Lance Stroll 69 1 Lap 2
10 Russian Federation Daniil Kvyat 69 1 Lap 1
11 Spain Carlos Sainz Jr. 69 1 Lap  
12 Mexico Sergio Pérez 69 1 Lap  
13 Italy Antonio Giovinazzi 69 1 Lap  
14 France Romain Grosjean 69 1 Lap  
15 Finland Kimi Räikkönen 69 1 Lap  
16 United Kingdom George Russell 68 2 Laps  
17 Denmark Kevin Magnussen 68 2 Laps  
18 Poland Robert Kubica 67 3 Laps  
  Thailand Alexander Albon 59    
  United Kingdom Lando Norris 8    

 

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