Course - Räikkönen donne une leçon de gestion pneumatique

Kimi Räikkönen a signé sa seconde victoire avec l’équipe Lotus en devenant le premier vainqueur de Grand Prix de la saison 2013, sur le tracé de Melbourne

Kimi Räikkönen a signé sa seconde victoire avec l’équipe Lotus en devenant le premier vainqueur de Grand Prix de la saison 2013, sur le tracé de Melbourne. En remportant le 20ème succès de sa carrière, Iceman a surtout impressionné par sa gestion des pneumatiques, parvenant à rallier l’arrivée en deux arrêts, au contraire des cinq pilotes le suivant à l’arrivée. Fernando Alonso s’empare de la seconde position, plus de dix secondes derrière celui qu’il faudra régulièrement considérer comme un gros candidat à la victoire en ce début de saison. Le Champion du Monde en titre, Sebastian Vettel, rallie l’arrivée en troisième position après s’être élancé de la pole position.

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Le départ du Grand Prix d’Australie est donné par une fraîche température de 17°C dans l’air (22°C en piste) avec des menaces de précipitations régnant au-dessus des têtes pour le déroulement de la course.

Webber colle ; Massa décolle

La première grille 100% Red Bull laisse craindre à certains une nouvelle domination de l’équipe Championne du Monde en titre, mais Mark Webber reprend ses mauvaises habitudes de la saison dernière avec un départ très laborieux. L’Australien se voit débordé de toutes parts et perd 4 positions au profit des deux Ferrari et de Lewis Hamilton et Kimi Räikkönen. Massa prend un excellent envol et s’attribue la seconde position, ne se laissant pas impressionner par la tentative de passage de Fernando Alonso dans le virage 12. De son côté, Räikkönen se débarrasse de Hamilton et évolue au 4ème rang.

Le départ est des plus propres et aucun contact n’est à déplorer. La seule défection à énumérer concerne la Sauber de Nico Hülkenberg : le jeune Allemand, qualifié 11ème, n’a pu prendre son premier départ avec l’équipe suisse en raison d’un problème d’alimentation de carburant.

Se débarrasser des supertendres

Les premiers arrêts aux stands interviennent dès les tours 5/6 : Webber, Button, Grosjean et Gutierrez souhaitent immédiatement se libérer des pneus supertendres utilisés en qualifications. Le grand intérêt stratégique concerne dès lors le temps que chacun décidera de conserver les enveloppes les plus tendres proposées par Pirelli.

Luttant dans une bataille serrée avec Massa et Alonso, Vettel fait le choix de passer par les stands au 7ème passage, alors que Räikkönen, 4ème, évolue près d’une seconde au tour plus vite que le top 3. Massa imite le Champion du Monde allemand au 8ème tour, un tour avant Alonso et Räikkönen, qui entrent ensemble. Les positions respectives du quatuor de tête restent inchangées au terme de ce ballet chargé de tension et c’est le couteau entre les dents que chacun repart chaussé des mediums.

Räikkönen, l’outsider passé favori La stratégie pneumatique continue à se dévoiler progressivement au fil des boucles suivantes, alors que les pilotes ayant pris le départ en mediums occupent désormais le commandement. Une fois les Mercedes de Hamilton et Rosberg passées au stand pour leur premier arrêt (T13 et T14), c’est la Force India d’Adrian Sutil qui est vue en tête du Grand Prix jusqu’au 21 ème passage. Le Grand Prix de Nico Rosberg prend fin au 26ème passage, alors qu’il occupait la troisième position avec un arrêt de décalage par rapport au leader virtuel. Dans la boucle précédente, le weekend noir de Pastor Maldonado s’achevait dans le bac à graviers sur une sortie de piste. Kimi Räikkönen apparaît bientôt comme le plus grand candidat à la victoire face à Alonso et Vettel. Au contraire de ses deux rivaux, Iceman est parvenu à progressivement très bien économiser ses gommes medium et à n’opérer que deux arrêts (contre trois pour la Ferrari et la Red Bull). Force India aux commandes Adrian Sutil impressionne également en maintenant sa Force India à un niveau très élevé avec les gommes mediums et occupant une nouvelle fois la tête avant d’être délogé par Räikkönen au 41ème passage. L’Allemand opère son dernier arrêt au 47ème passage et se lance à la chasse depuis la 5ème place dans les 12 derniers tours. Les pneus supertendres ne donnent cependant pas l’avantage escompté à la Force India, qui se retrouve sous la menace de son ex-ami Hamilton, sur un train de mediums frais. Sutil n’a décidemment plus de traction, le train arrière partant en morceaux. Hamilton passe au tour 52. Webber passe dans la foulée celui qui occupa le commandement de la course à deux reprises. Gérer jusqu’au drapeau à damier A six tours de l’arrivée, Räikkönen conserve 7 secondes d’avance sur Alonso et 16 sur Vettel. Le Finlandais apparaît sous contrôle de la situation. Iceman porte l’estocade finale sur les espoirs d’Alonso en fin de course en alignant des temps au tour spectaculaire, apparaissant même en pourpre sur les moniteurs au 56ème passage. Il franchit la ligne d’arrivée avec une avance de 12.4 sec sur l’Espagnol et 22.3 sur Massa. Je vous avait dit que la voiture était bonne, confiera-t-il dans la radio.
 Grand Prix d'Australie - Course
#
Pilote / Ecurie
Ecart
Points
01   25
02 + 12.4 18
03 + 22.3 15
04 + 33.5 12
05 + 45.5 10
06 + 46.8 8
07 + 1:05.0 6
08 + 1:08.4 4
09 + 1:21.6 2
10 + 1:22.7 1
11 + 1:23.3  
12 + 1:23.8  
13 + 1 tour  
14 + 1 tour  
15 + 1 tour  
16 + 2 tours  
17 + 2 tours  
18 + 2 tours  
19 + 19 tours  
20 + 32 tours  
21 + 34 tours  
22    

Faites partie de quelque chose de grand

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A propos de cet article
Séries Formule 1
Pilotes Mark Webber , Kimi Räikkönen , Fernando Alonso , Lewis Hamilton , Nico Rosberg , Pastor Maldonado , Sebastian Vettel , Adrian Sutil , Nico Hülkenberg
Équipes Mercedes , Sauber , Force India , Ferrari
Type d'article Actualités