Course - Vettel résiste à deux voitures de sécurité et un piéton!

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Course - Vettel résiste à deux voitures de sécurité et un piéton!
Guillaume Navarro
Par : Guillaume Navarro
20 sept. 2015 à 14:05

Le GP de Singapour 2015 restera dans les esprits comme une course émaillée de nombreux incidents, mais n'ayant finalement que peu coûté au championnat à un Lewis Hamilton contraint à l'abandon.

Sebastian Vettel, Ferrari SF15-T
Max Verstappen, Scuderia Toro Rosso STR10
Daniel Ricciardo, Red Bull Racing
Carmen Jorda, Pilote de Développement Lotus F1 Team à l'Amber Lounge Fashion Show
Sebastian Vettel, Ferrari SF15-T et Kimi Raikkonen, Ferrari SF15-T à la sortie des stands
Fernando Alonso, McLaren
Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 W06
Romain Grosjean, Lotus F1 Team avec une combinaison Xbox
Romain Grosjean, Lotus F1 E23
Jenson Button, McLaren MP4-30
Felipe Massa, Williams et Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 avec les médias
Nico Hulkenberg, Sahara Force India et Fernando Alonso, McLaren Honda
Daniel Ricciardo, Red Bull Racing RB11
Jenson Button, McLaren
Nico Hulkenberg, Sahara Force India F1 VJM08
Carlos Sainz Jr., Scuderia Toro Rosso STR10

Pour la première fois depuis le Grand Prix d'Allemagne 2012, une Ferrari occupe la première place de la grille de départ de ce qui s'annonce comme la plus longue course de la saison. Mieux, cette même auto demeurera au commandement de l'épreuve jusqu'au drapeau à damier, en dépit d'une course des plus mouvementées, et interrompue par deux fois par la voiture de sécurité!

 

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Vettel sait qu'il tient une grande chance s'il reproduit son schéma de course de l'ère Red Bull depuis les avant-postes. L'Allemand s'élance parfaitement au départ, tandis que Räikkönen prend le meilleur sur Kvyat et passe P3. Vettel se creuse une avance incroyable de trois secondes sur Ricciardo dès le premier tour, à raison d'une par secteur. Hamilton, cinquième, parvient à maintenir Rosberg derrière lui tandis que les deux Force India sont à deux doigts de se heurter. Grosse déception pour Max Verstappen, dont la monoplace reste plantée inerte sur la grille est poussée sur la ligne de départ : parvenant finalement à démarrer, le jeune Néerlandais, jusque-là brillant ce weekend, débute sa course avec un tour de retard.

Mercedes perd le contact

Il apparaît clairement après trois boucles que Mercedes n'est pas en mesure de coller l'arrière de la Red Bull de Kvyat, qui ferme le quatuor de tête. Pire, les Williams, elles aussi équipées du bloc Mercedes, se font menaçantes derrière.

L'avance de Vettel en tête ne tarde pas à passer à cinq secondes pleines : le grip des pneus supertendres est excellent sur la Ferrari. Autre homme à son aise? Fernando Alonso! Le pilote McLaren parvient à rester activement en bataille dans le peloton, en 11ème position. L'Espagnol contient Sainz et Grosjean, qui doivent trouver une solution pour passer l'auto propulsée par le moteur Honda. Dans la radio, Pérez, P10, demande à Force India de donner l'ordre à Hülkenberg, 9ème, de le laisser passer. Le Mexicain s'estime retenu par son équipier, mais les deux pilotes sont sur des stratégies identiques.

La voiture de sécurité virtuelle accélère les stratégies

La fenêtre stratégique pour les pilotes se destinant à trois arrêts débute aux alentours du 10ème passage. Grosjean est le premier à observer un pitstop pour chausser le mélange tendre en espérant réaliser l'undercut sur Alonso. Le pilote McLaren s'arrête un tour plus tard et ressort devant la Lotus malgré un arrêt mal mené sur le train arrière, mais Grosjean dispose de pneus à température et du DRS et parvient à conclure une manœuvre de dépassement.

Au 13ème passage, Nico Hülkenberg, lancé, est victime d'un accident totalement évitable avec Felipe Massa, qui prend la corde du premier virage en sortant de la pitlane. L'accrochage laisse l'Allemand sur le carreau, tandis que le pilote Williams poursuit sa route sans heurt. Les commissaires jugent le vainqueur des 24 Heures du Mans responsable et le pénalisent de 3 places sur la grille du prochain GP, au Japon.

L'évacuation de la Force India, dans le mur, impose l'entrée en action de la Voiture de Sécurité Virtuelle. Tout le plateau se précipite dans les stands pour changer de pneus. L'arrêt de Button, chez McLaren, est une véritable agonie d'une minute, avec un moyen coincé sur la roue pneu avant droite. Par précaution, Williams décide tout de même de faire passer Massa par deux fois dans les stands pour s'assurer que tout fonctionne bien sur l'auto.

L'avance de Vettel repasse à zéro, Mercedes en stratégie décalée

Les détracteurs de la voiture de sécurité virtuelle regretteront en premier lieu le fait que les pilotes soient autorisés à passer par les stands durant la neutralisation. Ils seront encore plus aigris de constater que le régime en question n'a, une fois de plus, pas été suffisant pour permettre des conditions de course satisfaisantes, nécessitant, au 15ème tour, l'entrée en jeu du véritable pace-car physique. Verstappen a pu refaire une partie de son tour de retard et reprend les Manor, à 40 secondes du commandement.

La longueur de la neutralisation signifie également que les pilotes ne boucleront la totalité de la distance de course dans les 2h de course qu'avec extrême justesse. Un petit train se reforme ainsi tranquillement derrière Vettel, leader devant Ricciardo, Räikkönen, Hamilton, Rosberg et Kvyat, grand perdant de l'affaire. 

L'action reprend au 18ème passage. Vettel doit de nouveau se creuser un avantage pour replacer dans une situation confortable, tandis que Ferrari perd momentanément tout affichage sur les écrans du muret des stands! Le trio de tête dispose des pneus supertendres tandis que les deux Mercedes mènent le groupe des autos disposant du mélange tendre, plus durable mais moins rapide.

Hamilton abandonne; pépins à foison de toutes parts

Hamilton est en difficultés dans le T27 et perd de la puissance; le problème ne semble ni venir de l'ERS, ni de la pédale d'accélération. 40 km/h manquent en bout de ligne droite. La cartographie moteur semble être en cause.

Rosberg, Ricciardo puis Bottas le passent tour-à-tour, le reléguant en 7ème position. Pérez et Nasr passent à leur tour dans le T28. Le muret des stands du Champion en titre est en ébullition et tente de corriger le problème électroniquement. La Mercedes N°1 chute jusqu'au 16ème rang dans les kilomètres suivants. Mercedes dicte l'abandon au 33ème passage. Les abandons se suivent, avec celui de Fernando Alonso chez McLaren.

Lui aussi touché par des ennuis, Massa passe au ralenti dans la pitlane pour retrouver le point mort et amorcer sa boite de vitesses récalcitrante. L'équipe prend la décision de le faire abandonner au 31ème tour. Notablement, Verstappen, auteur d'un unique arrêt, est remonté jusqu'au 8ème rang!

 

Hamilton : Je pensais pouvoir gagner!

Un homme à pied sur la piste!

Avec tous ces évènements, on en oublierait presque le commandement de la course. Vettel se maintient en tête avec 4s d'avance sur Ricciardo au 36ème passage; 10 devant Räikkönen.

Heureusement pour Hamilton, Nico Rosberg ne représente pas une menace pour la victoire, ce dimanche : quatrième, l'Allemand pointe à 20s du commandement et a l'intention de mener un long relai.

Mais au 37ème tour, un nouvel évènement invraisemblable relance la course : la Voiture de Sécurité est contrainte de prendre la piste en raison de la présence nonchalante d'un homme marchant sur le circuit comme si de rien n'était! 

Un dernier relais intense

A la relance, Vettel mène Ricciardo, Räikkönen, Rosberg, Bottas et Kvyat. Tous sont équipés des tendres et ont l'intention d'arriver au bout de la course.

Un contact intervient entre Button et Maldonado sur une tentative de freinage tardif de Button, qui endommage son aileron avant, lequel échoue brutalement sur la monoplace de Sainz. Les commissaires examinent la scène mais restent sur un non-lieu. Button doit abandonner au T53, sur une panne de transmission. 

Sainz ne se laisse pas impressionner : comme son équipier Verstappen, il pointe désormais dans les points de cette course imprévisible et lutte âprement avec la Lotus de Romain Grosjean, contraint de faire place nette face à tant de détermination. La tension nait entre les deux rookies : Toro Rosso intime par deux fois à Verstappen de laisser passer Sainz, avec qui le team espère pouvoir menacer Pérez. Mais la réponse du Hollandais est claire : "non"!

Vettel franchit la ligne d'arrivée en vainqueur, trois secondes devant Daniel Ricciardo, qui n'aura laissé auune opportunité de dépassement à Kimi Räikkönen, troisième. 

Formule 1 - Grand Prix de Singapour 2015
 PiloteEcurieTempsPts
01   S. Vettel   Ferrari 61 tours 25
02   D. Ricciardo   Red Bull +1.4 18
03   K. Räikkönen   Ferrari +17.1 15
04   N. Rosberg   Mercedes +24.7 12
05   V. Bottas   Williams +34.2 10
06   D. Kvyat   Red Bull +35.5 8
07   S. Pérez   Force India +50.8 6
08   M. Verstappen   Toro Rosso +51.4 4
09   C. Sainz   Toro Rosso +52.8 2
10   F. Nasr   Sauber +90.0 1
11   M. Ericsson   Sauber +97.5  
12   P. Maldonado   Lotus +97.7  
13   R. Grosjean   Lotus +2 tours  
14   A. Rossi   Manor +2 tours  
15   W. Stevens   Manor +2 tours  
    J. Button   McLaren Abandon  
    F. Alonso   McLaren Abandon  
    L. Hamilton   Mercedes Abandon  
    F. Massa   Williams Abandon  
    N. Hülkenberg   Force India Abandon  
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À propos de cet article

Séries Formule 1
Événement GP de Singapour
Lieu Singapore Street Circuit
Auteur Guillaume Navarro
Type d'article Résumé de course