La "crise de la communication" a été dure à gérer chez Renault

Avant le Grand Prix du Canada, le début de saison de Renault n'était clairement pas au niveau des attentes, ce qui a posé quelques problèmes au niveau de la communication.

La "crise de la communication" a été dure à gérer chez Renault

Pour la saison 2019 de Formule 1, Renault espérait se démarquer des autres écuries du milieu de tableau et réduire l'écart sur les top teams, mais n'a marqué que 14 points lors des six premiers Grands Prix – autant qu'en 2017 sur la même période et bien moins que l'an passé. En cause, des problèmes de fiabilité liés à l'unité de puissance, qui ont provoqué un certain nombre d'abandons et ont également contraint l'écurie à brider son moteur temporairement.

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Du côté de la communication, cette situation n'a pas été évidente à gérer, comme le reconnaît le directeur d'équipe Cyril Abiteboul auprès de Motorsport.com : "Cela a été difficile, notamment d'un point de vue personnel. Mais la difficulté était simplement de définir ce qui aurait dû être une attitude, une stratégie de communication, dans cette période. Quand l'on voit une telle discordance entre la perception de nos véritables résultats et ce dont je nous sais capables d'accomplir – pas seulement en théorie, ce dont nous sommes capables en exécutant simplement un week-end propre – je ne peux pas me battre contre ça."

"C'est vraiment difficile, car il faut gérer une sorte de crise de la communication, week-end après week-end. C'est également une leçon sur les attentes et l'impatience de ce monde. Mais franchement, notre style – y compris mon style – est d'avoir une communication directe et ouverte, et d'appeler un chat un chat."

Daniel Ricciardo, Renault F1 Team R.S.19

Réduire l'écart avec les meilleurs, "nous sommes en train de le faire"

Depuis lors, Renault a rebondi au Grand Prix du Canada avec une prestation impeccable qui a permis à Daniel Ricciardo et Nico Hülkenberg de se classer sixième et septième respectivement, engrangeant 14 points qui ont propulsé le Losange à deux longueurs de la quatrième place occupée par McLaren au championnat.

L'arrivée de nouvelles pièces moteur à Monaco a fortement contribué à ce gain en performance tout en résolvant les problèmes de fiabilité du début de saison, et une évolution aérodynamique majeure est prévue à domicile au Grand Prix de France.

Quant au résultat signé à Montréal, Abiteboul reste modeste : "Franchement, nous n'avons rien fait de spécial, si ce n'est ce que nous aurions dû faire à chaque course depuis le début de la saison. Il n'y a rien de nouveau au niveau du moteur, nous l'exploitons simplement de la manière dont il aurait dû être exploité si nous n'avions pas eu notre problème [de fiabilité]."

"Ce qui est probablement différent, c'est que nous avons clairement Daniel qui gagne en confiance de manière incroyable. Cela fait trois courses, depuis Barcelone, bien que ça ne s'y soit pas vu à cause d'un Safety Car inopportun. Mais déjà, à Barcelone, il sentait que la voiture était largement différente de celle qu'il avait en essais hivernaux. C'est quelque chose qui lui a déjà donné un coup de fouet, car il voyait que l'équipe prenait en compte son feedback, développait la voiture, et que celle-ci était clairement meilleure que quelques semaines ou mois auparavant."

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"Puis, à Monaco, la voiture était bonne également. [Ricciardo] était confiant et aurait été cinquième sans une mauvaise décision sous Safety Car. Et ce gain de confiance a fait la différence au Canada. De plus, nous sommes plus proches du sommet. Ce dont je me souviendrai, c'est que nous étions à huit dixièmes de la pole [à Montréal] alors que nous étions à 1,2 seconde l'an dernier."

"Nous sommes donc parfaitement en phase avec nos objectifs, qui étaient de commencer à réduire l'écart sur les meilleurs : nous sommes en train de le faire. Et c'est clairement un soulagement de savoir que nous sommes capables de montrer au monde extérieur ce que nous savons être en train de se produire."

Propos recueillis par Jonathan Noble

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