Décrypter le bluff des tests : Les cachotteries (1/3)

Ah, les tests ! Tout le monde les attendait pour savoir de quoi sera fait le millésime 2012 ! Et finalement, bien malin qui pourra dire où se trouve précisément chaque équipe ! Malheureusement pour vous, ces quelques mots ne tentent pas d’y...

Ah, les tests ! Tout le monde les attendait pour savoir de quoi sera fait le millésime 2012 ! Et finalement, bien malin qui pourra dire où se trouve précisément chaque équipe ! Malheureusement pour vous, ces quelques mots ne tentent pas d’y apporter une réponse ! Mais il est important de se remettre en tête quelques points à ne pas oublier, pour comprendre ce qui se passe en piste ces jours-ci, et jusqu’où l’on pousse la partie de poker menteur…

Le discours est plus ou moins le même du côté de chaque équipe, de chaque pilote ayant pris le volant : “Difficile de dire où nous en sommes comme nous avons tous des programmes différents” ! Voilà qui n’est pas de la langue de bois, même si, on peut s’en douter, chaque team peut se faire une idée précise de son propre niveau de performance, tout en se concentrant sur la collecte d’informations sur d’autres équipes.

L’un des grands jeux de la dissimulation consiste à cacher certaines parties des monoplaces, ou à mettre au point un ballet de mécanos intriguant tournant autour de la monoplace avec de grands panneaux ou couvertures en aluminium. Une sorte de protocole, destiné à brouiller les cartes.

On se souvient par exemple des efforts faits par McLaren l’an dernier pour dissimuler son diffuseur, y compris durant la présentation de la monoplace (une petite inscription priant ironiquement une marée de photographes un candide “no photos please”), ou de Brawn, bridant son bloc Mercedes début 2009, amenant de nombreux ingénieurs à se demander si les craquements entendus en descente de rapports trahissaient un contrôle de traction avancé ou un moteur vrombissant moins fort qu’il n’aurait dû !

La réponse était à trouver du côté du moteur, à qui l’on avait imposé une cartographie light pour ne pas effrayer la concurrence sur l’avantage colossal de la Brawn, qui se savait sous le coup d’une possible interdiction de son redoutable diffuseur arrière en cas de performances trop indécentes… Une astuce révélée par un simple sonomètre! Les échappements propulsant vers l’avant de la LRGP de l’an dernier ne restèrent pas un secret bien longtemps, en dépit d’un bon coup de barbouille noire ne facilitant pas le repérage visuel, et l’un des meilleurs coups de bluff de la saison 2011 demeure le réel impact du système KERS de Sebastian Vettel sur ses procédures de départ, là où Webber restait plus souvent qu’à son tour scotché sur sa ligne…

Faites partie de quelque chose de grand

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