Des procédures de départ révisées vont être testées à Bahreïn
La Commission F1 qui s'est déroulée ce mercredi à Bahreïn n'a pas accouché de grande annonce sur divers dossiers chauds, avec plusieurs phases d'évaluation en cours. À quelques semaines du début de la saison 2026, il semble être urgent d'attendre.
Les dossiers sont nombreux sur la table en Formule 1 alors que la pré-saison touche à son terme et qu'il ne reste plus que deux semaines et demie avant le début de la compétition, à savoir le Grand Prix d'Australie (6-8 mars). Et le moins que l'on puisse dire, c'est que la Commission F1 du jour n'acte d'avancée majeure sur aucun d'entre eux, même si la fin des essais de Bahreïn va servir à tester des procédures revues sur les départs.
Ce mercredi, la journée a commencé du côté des instances et des responsables d'écuries par une réunion de la Commission F1, grand raout des principales parties prenantes de la discipline, qui est souvent LE lieu où les choses se décident avant d'être validées par le Conseil Mondial du Sport Automobile.
Toutefois, à la lecture du communiqué publié suite à cette rencontre entre directeurs d'écuries, patrons des motoristes, responsables de la FIA et détenteurs des droits commerciaux (FOM), il est clair que la plupart des discussions n'ont pas encore abouti sur des décisions fermes et définitives.
Voici ce qu'indique le communiqué dans une première section concernant les retours sur la réglementation 2026 : "À l'instar de l'introduction de changements réglementaires aussi importants, il reste encore des enseignements collectifs à tirer des essais pré-saison. En tant que groupe – les équipes, les motoristes, la FIA et Formula One Management (FOM) – nous nous sommes engagés à travailler sur tous les aspects techniques avant la course d'ouverture de la saison 2026 à Melbourne le mois prochain."
"Une discussion constructive a eu lieu entre toutes les équipes à la suite des premiers retours des pilotes issus d'une enquête lancée par la FIA. Les sujets abordés comprenaient les caractéristiques générales des voitures, l'énergie et l'unité de puissance, l'aérodynamique, les dépassements et les courses, les pneus et l'adhérence mécanique.
"Les pilotes ont réagi positivement à la réduction du poids et des dimensions des voitures 2026. Les pilotes ont généralement convenu que la nouvelle voiture offrait de meilleures sensations de pilotage et une accélération initiale plus puissante."
"Aucun changement majeur" nécessaire dans l'immédiat
Les acteurs de la F1 ne veulent pas renverser la table dès maintenant, malgré les craintes.
Photo de: Rudy Carezzevoli / Getty Images
Concernant les divers thèmes abordés par certains acteurs, comme la question de la gestion de l'énergie et des risques en matière de différence de vitesses en fin de ligne droite qu'elle pouvait poser, la position collective est claire : il faut attendre avant de lancer le moindre changement et les essais qui se déroulent entre ce mercredi 18 et ce vendredi 20 février vont servir à récolter plus de données.
"Une évaluation plus approfondie et des vérifications techniques sur les questions relatives à la gestion de l'énergie seront effectuées au cours des trois prochains jours lors du deuxième test de pré-saison à Bahreïn", peut-on lire dans la suite du communiqué publié notamment sur le site FIA.
"Il a été convenu qu'aucun changement réglementaire majeur n'était nécessaire dans l'immédiat, étant donné que les premières données et les premiers retours d'expérience sont encore insuffisants et qu'un changement prématuré risquerait d'accroître l'instabilité avant la première course. D'autres examens seront effectués dès que davantage de données seront disponibles."
Concernant l'un des points sensibles des premières semaines de roulage, à savoir l'évolution de la procédure de départ pour répondre aux nouvelles exigences des moteurs 2026, là encore rien n'a été fermement décidé même si des propositions ont été faites pour améliorer la situation globale et que des tests vont être faits du côté de Sakhir, et ce dès ce mercredi soir.
"Des discussions et des propositions constructives ont eu lieu lors de la réunion de la commission, axées sur la procédure de départ des courses", indique la fédération. "En conséquence, une évaluation plus approfondie de la mise à jour des systèmes de course et de la gestion des voitures sera effectuée lors des essais en cours à Bahreïn."
Jusqu'à 12 sprints par saison ?
Le tout dernier point du communiqué concerne - c'est indiqué comme ceci dans le document officiel - des "questions commerciales". L'on savait que la discipline réfléchissait depuis longtemps à augmenter le nombre de sprints, avec un chiffre de dix sprints par saison visé en 2027, mais visiblement l'orientation actuelle des débats reverrait encore ce chiffre à la hausse.
"Des discussions ont eu lieu sur la possibilité d'augmenter le nombre d'épreuves sprint à 12, compte tenu de la demande des fans et des promoteurs", peut-on lire en guise de conclusion au communiqué FIA.
Avec des calendriers qui sont actuellement composés de 24 Grands Prix, cela voudrait donc dire que la moitié des épreuves se courraient sous format sprint si jamais ce chiffre de 12 était retenu à l'avenir. Pour 2026, il y aura à nouveau six sprints, comme depuis 2023.
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